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Questions et réponses : les pleurs de Jésus

 

Christian Briem

 

Traduit de l’allemand « Antworten auf Fragen zu biblischen Themen » = Réponses à des questions sur des thèmes bibliques, édité par Christliche Schriftenverbreitung, Hückeswagen, 2005. ISBN 3-89287-088-8

 

Table des matières :

1     Jésus pleura — Jean 11:35 et Luc 19:41

 

 

1                        Jésus pleura — Jean 11:35 et Luc 19:41

Particularités du texte de l’Écriture sainte, p. 457

 

Il s’agit ici d’une phrase des plus courtes de l’Écriture sainte, mais aussi des plus riches en contenu :

 

« Jésus pleura » (Jean 11:35). [En allemand : « Jésus versa des larmes »].

 

Je voudrais attirer l’attention sur deux choses en rapport avec ce verset : sur le changement dans l’expression, et sur la spontanéité de l’événement décrit.

Lorsqu’il s’agit des pleurs de Marie et des Juifs (Jean 11:31, 33), l’Esprit Saint utilise le terme « klaio » qui est toujours utilisé pour l’expression audible, à haute voix, d’une douleur. C’est ainsi que Pierre pleura amèrement (et de manière audible) dans la cour du souverain sacrificateur (Matt. 26:75). Par contre, quand l’écrivain de l’évangile veut exprimer la douleur du Seigneur en face des conséquences du péché, et Sa sympathie profonde envers les Siens dans leurs afflictions, il utilise un terme qu’on ne trouve qu’ici dans le Nouveau Testament, et qui n’est utilisé que pour le Seigneur Jésus, un mot dérivant directement du mot « larmes » : Il « pleura — Il versa des larmes ». C’était des pleurs silencieux.

En outre, pour décrire la douleur de notre Seigneur, il utilise une forme verbale qu’on appelle aoriste ingressif, et qui décrit ou bien l’arrivée à un état précis ou bien le début d’une activité. Ainsi l’événement si profondément touchant placé devant nos yeux pourrait être rendu ainsi « Jésus éclata en larmes ».

Oh ! réfléchissons-y ! Lui qui pouvait « éclater en larmes » face à l’affliction des Siens, ce Sauveur n’a pas changé ; Son amour divin et parfait est encore capable aujourd’hui de la même compassion, tout comme autrefois quand Il était à Béthanie.

Combien est saisissant le second et dernier passage où il est rapporté que le Seigneur Jésus a pleuré. « Et quand il fut proche, voyant la ville, il pleura sur elle » (Luc 19:41). Ici aussi est utilisée la même forme verbale que ci-dessus, mais avec le premier mot (klaio), de sorte que le sens de ce passage est : « Il éclata en pleurs (de façon audible) sur elle ». Quelles larmes il y avait là ! Si précieuses qu’étaient celles que « l’Homme de douleurs » versa au tombeau de Son ami Lazare, elles n’étaient pas moins précieuse que celles versées subitement quand, regardant Jérusalem, Il devait penser au jugement de ceux dont les cœurs étaient plus durs que les rues de la cité bien-aimée.