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DAVID interrogea L’ÉTERNEL

 

2 Samuel 5:17-25

 

Bremicker E.A.

ME 1999 p. 271-274

Table des matières :

1       Comment David réagit-il ?

2       Pas de routine

3       Attente et veille

4       La victoire divine — notre victoire

 

 

Chaque jour de notre vie nous place devant des décisions à prendre. Les choix à faire ont parfois des conséquences importantes pour la suite de notre vie — par exemple le choix d’un métier, la recherche d’une place de travail, le mariage, le lieu d’habitation. Il y a aussi beaucoup d’autres décisions que nous estimons être de routine, et qui nous paraissent avoir peu de conséquences. Mais qu’il s’agisse de grandes ou de petites décisions, dans chaque situation, nous devrions rechercher la volonté de notre Seigneur. Sa promesse « Je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » est valable pour tous les domaines de notre vie (Ps. 32:8).

La Bible contient beaucoup d’exemples de personnes qui ont demandé à Dieu conseil et direction et qui ont été bénis sur le chemin que Dieu leur avait tracé. En 2 Samuel 5, nous trouvons un exemple encourageant et instructif. David est devenu roi, comme Dieu l’avait promis. La ville de Jérusalem a été prise aux Jébusiens et David s’y est installé. À peine ceci a-t-il lieu que les Philistins, ses ennemis jurés, se manifestent. Les versets 17 à 25 présentent deux événements différents où les Philistins se rassemblent dans la vallée des Rephaïm pour combattre contre lui.

 

1         Comment David réagit-il ?

Sans conteste, si quelqu’un avait l’expérience des Philistins, c’était bien David. N’avait-il pas obtenu sa première victoire en combattant contre le géant Goliath ? N’avait-il pas été victorieux dans d’innombrables batailles contre les Philistins ? Alors, fallait-il se faire du souci à cause de ces ennemis-là ? Après tant de victoires, quoi de plus facile pour David que d’en ajouter une autre ? — d’autant plus qu’il était maintenant roi établi et reconnu à Jérusalem et qu’il avait à sa disposition une armée éprouvée au combat. Humainement parlant, David aurait pu faire entièrement confiance à son habileté guerrière et à son expérience. Mais il n’en est rien. « David interrogea l’Éternel, disant : Monterai-je contre les Philistins ? Les livreras-tu en ma main ? » (v. 19).

Par cela, il manifeste deux choses : la dépendance et l’humilité. Il est dépendant parce qu’il ne veut pas s’engager dans le combat sans rechercher premièrement Dieu ; il attend ses directions et il les reçoit. Il est humble, parce que d’entrée, il est clair pour lui que s’il doit y avoir une victoire, ce ne sera pas la sienne mais celle de Dieu. Il ne demande pas s’il gagnera la bataille, mais si Dieu les livrera en sa main.

L’application à nous n’est pas difficile. En face d’une difficulté, est-ce que nous nous confions dans nos propres forces, notre savoir, notre habileté, notre expérience ? Quand on est jeune, le danger est particulièrement grand de mettre sa confiance dans ses propres forces. Quand on est plus âgé, on est facilement tenté de s’appuyer sur son expérience. Suivons l’exemple de David et confions-nous en Dieu. Et l’humilité est une qualité que notre Dieu reconnaîtra toujours.

 

2         Pas de routine

La première victoire a été remportée avec l’aide de Dieu. Mais bientôt une deuxième épreuve survient pour David. Les Philistins se réunissent une nouvelle fois pour la bataille et se répandent de nouveau dans la vallée des Rephaïm (v. 22). La deuxième situation est très semblable à la première. Les mêmes attaquants, le même lieu de combat. Pourquoi se poser des questions, pourquoi ne pas se mettre en marche et employer la même tactique que la première fois ? Ce qui avait été juste pour la première rencontre devait bien être applicable pour la deuxième. Mais David ne raisonne pas ainsi. Il réalise sa dépendance de son Dieu et l’interroge de nouveau. Et voilà que la réponse est différente de ce qu’elle avait été la première fois. Dieu avait dit auparavant : « Monte ! » ; il dit maintenant : « Tu ne monteras pas ; tourne-les par derrière » (v. 19, 23).

Dans la vie chrétienne non plus, il n’existe pas de décision de routine. Ce qui est juste pour aujourd’hui ne l’est pas automatiquement pour demain. Même dans des situations qui se ressemblent, nous devrions toujours demander la direction à notre Dieu. Une vie de dépendance nous tient continuellement en éveil. David s’est peut-être étonné de recevoir une réponse si différente de la part de Dieu. Nous aussi, dans chaque nouvelle circonstance, nous pouvons toujours attendre avec intérêt quel chemin Dieu nous montrera.

 

3         Attente et veille

Le deuxième événement nous montre encore un principe important quant à la manière de reconnaître le chemin de Dieu. David reçoit l’ordre d’attendre jusqu’à ce qu’il entende le bruit de gens qui marchent dans les mûriers. Alors seulement il deviendra actif. Cette directive a pu sembler étrange à l’homme de guerre qu’était David. Il est là, avec toutes ses armes, et au lieu de s’occuper de l’ennemi et de la bataille, il doit attendre, être tranquille et faire soigneusement attention au bruit qui va se produire dans les mûriers.

L’instruction que nous trouvons là pour nous est que, pour reconnaître la direction de Dieu, nous devons être attentifs et savoir attendre. Et c’est justement cela qui nous est difficile. Dans le temps actuel, on apprend à prendre des décisions rapides. Mais attendre est aussi un exercice qui doit être appris. Dieu nous l’enseignera, si nous le lui demandons. Si nous n’apprenons pas à écouter, nous ne reconnaîtrons jamais réellement la volonté de Dieu pour notre vie.

 

4         La victoire divine — notre victoire

Encore une remarque. Dans le premier combat, la victoire de David est la victoire de Dieu. Au verset 20, il est dit expressément que David frappa les Philistins. Mais il ne met pas la victoire à son propre compte. Dans son humilité, il dit : « L’Éternel a fait une brèche au milieu de mes ennemis devant moi ». Il ne s’attribue rien, mais rend tous les honneurs à Dieu. Si nous marchons dans le chemin de notre Dieu, nous ferons de même. Chaque victoire que nous obtenons est une victoire de notre Seigneur, c’est lui qui fait tout.

Dans le deuxième combat, c’est pour ainsi dire l’inverse. Dieu était allé devant David pour battre l’armée des Philistins. David et ses soldats n’avaient eu, semble-t-il, aucune part directe au combat. Et pourtant, ce n’est certainement pas sans raisons que l’Esprit Saint s’exprime de manière différente. La conclusion du récit est : « Et David... frappa les Philistins » (v. 25). La victoire de Dieu devient la victoire de David. C’est la grandeur de notre Dieu. Si, humblement et dans la dépendance, nous sommes attentifs à sa direction, et que nous faisons de notre victoire sa victoire, alors il fait que sa victoire devient notre victoire.