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JÉRUSALEM    Palestine

 

 

Passé    Présent    Avenir

 

Bibliquest

 

Table des matières :

1     Les origines : Jébus    La population

2     Pourquoi Jérusalem n’est pas restée intacte

3     Sion et la ville de David    Sa signification spirituelle

3.1      Désobéissance

3.2      Introduction de la royauté et de Sion

3.3      Sion et la grâce de Dieu

3.4      Jérusalem et son prix pour les fidèles ?

4     Une restauration de Jérusalem est-elle possible ?

4.1      Dieu et son châtiment sur le peuple

4.2      L’introduction du christianisme a-t-elle supprimé la bénédiction finale d’Israël comme peuple sur la terre ?

5     Avenir de la Jérusalem terrestre

6     Les chrétiens et Jérusalem    Le problème palestinien

6.1      Place et espérance du chrétien

6.2      Les moyens du rétablissement    Le problème palestinien

7     Le temple

7.1      Le temple d’Ézéchiel

7.2      Le temple de l’Antichrist

8     Scènes finales à Jérusalem

9     Le royaume du Messie

10     Conclusion

11     Cartes schématiques de l’Israël futur au temps du royaume du Messie

11.1      Carte d'Israel pendant le millénium : la répartition des différentes tribus d’Israël sur leur terre

11.2      Deuxième carte : Zone de Jérusalem au temps du royaume du Messie

 

1                        Les origines : Jébus    La population

L’ancien nom de Jérusalem était Jébus et ses habitants étaient les «Jébusiens».

Ceux-ci faisaient partie des populations idolâtres dont l’iniquité s’était développé au point que l’Éternel en décida la destruction quand cette iniquité fut venue à son comble (Gen. 15:16 ; Josué 11:3, 6, 20 ; 12:10 ; Deut. 18:12 ; voir 2 Pierre 3:7 pour le jugement correspondant sur le monde actuel).

Les Jébusiens subsistèrent un temps après la conquête du pays par Josué (Juges 19:11).

Le choix d’Israël, par l’Éternel, pour habiter ce pays à la place des Cananéens n’était pas dû à ce que Israël était un peuple meilleur, mais dû à ce que l’Éternel a aimé Israël (Deut. 7:7-8)

 

2                        Pourquoi Jérusalem n’est pas restée intacte

Israël aurait dû répondre à l’amour de l’Éternel pour eux, et leur conduite aurait dû être à l’opposé de ce que les nations précédentes avaient fait. La dispersion ultérieure d’Israël et les châtiments tombés sur ce peuple sont indiqués comme étant dûs à leurs égarements (Deut. 4:25-28 et bien d’autres passages). Quand l’iniquité de son peuple dépassait celle des Jébusiens, Dieu faisait tomber le jugement d’abord sur son peuple (Juges 19 à 20)

Mais même si l’Éternel châtie son peuple, Israël reste le peuple bien-aimé de l’Éternel, quoi qu’il arrive (Rom. 11:28-29).

 

3                        Sion et la ville de David    Sa signification spirituelle

La ville fut prise par David après qu’il ait été reconnu comme roi par tout Israël (1 Chr. 11:4-9 ; 2 Sam. 5:6-9). Jérusalem comprenait la forteresse de Sion.

 

Le Psaume 78 est important pour comprendre le sens de ce que représente Jérusalem.

 

3.1   Désobéissance

Le peuple d’Israël a failli de manière répétée, péchant contre l’Éternel (v. 17), l’affligeant (v. 41), l’irritant (v. 17, 40, 56) et désobéissant malgré Ses soins persévérants (v. 38, 52-55) et attirant Sa colère (v. 58).

 

3.2   Introduction de la royauté et de Sion

Quand il n’y a plus rien à espérer du côté du peuple tellement leur égarement et leur péché est grand et sans espoir, alors Dieu choisit d’une part David comme roi, et d’autre part Sion, et introduit la bénédiction par leurs moyens : c’est ce qui s’appelle la grâce de Dieu. La grâce de Dieu est le seul espoir de l’homme, quel qu’il soit, pour obtenir la bénédiction.

Dans la suite de l’Écriture, David est le roi selon le coeur de Dieu, oint (= Messie) de l’Éternel, préfigurant LE Messie à venir dans la personne de Jésus (Psaumes 2, 8, 110 ; Matt. 22:41-46).

 

3.3   Sion et la grâce de Dieu

Sion reste toujours le lieu symbole de la grâce de Dieu (Héb. 12:22)    la grâce qui étend sa bonté sur l’homme quand il est complètement ruiné. C’est la même grâce qui s’exerçait envers le fils prodigue en Luc 15 et envers le croyant dans la période chrétienne (Rom. 1-8 ; Héb. 12).

 

3.4   Jérusalem et son prix pour les fidèles ?

Jérusalem avait normalement un prix extrêmement grand pour le coeur des fidèles, d’autant plus qu’ils réalisaient le lien qui était le sien avec la grâce de Dieu, les conseils de Dieu en grâce, et les conseils de Dieu se réalisant dans la personne du Messie Fils de David (Psaumes 122 ; 137:5).

 

La reconstruction des murailles de Jérusalem (Livre de Néhémie) était un point essentiel de la restauration du peuple en vue du jour où le Messie viendrait.

 

Les ennemis de Dieu et de son peuple ont toujours tout fait pour saboter cette reconstruction (Néhémie).

 

Les disciples n’arrivaient pas à imaginer que la ruine de Jérusalem puisse s’accroître ou que la ville puisse disparaître ; ils pensaient que Jésus, le Messie, allait tout rétablir d’un coup (Matt. 24:1 ; Actes 1:6).

 

4                        Une restauration de Jérusalem est-elle possible ?

4.1   Dieu et son châtiment sur le peuple

Dieu attend toujours que la conduite des siens réponde à son amour et à ses soins. Il commence le jugement par sa propre maison (1 Pierre 4:17). Les égarements du peuple d’Israël ayant été grands, la ruine de Jérusalem a été grande.

— Elle l’a d’abord été avant la venue de Jésus sur la terre (Lamentations de Jérémie).

— Elle l’a été encore plus après le rejet et le crucifixion du Messie (Matt. 23:28-31).

 

La relation entre les égarements du peuple d’Israël et les malheurs qui tombent sur eux sont abondamment affirmés dans l’Ancien Testament, soit par Moïse (Lévitique 26 ; Deut. 28 à 32), soit par les prophètes ; par exemple en Jérémie 30:14-15, l’Éternel dit : «je t’ai frappée d’une plaie d’ennemi, d’une correction d’homme cruel, à cause de la grandeur de ton iniquité : tes péchés se sont renforcés… Ta douleur est incurable ; je t’ai fait ces choses à cause de la grandeur de ton iniquité, parce que tes péchés se sont renforcés».

Mais si quelqu’un voulait justifier une quelconque action contre le peuple Juif, ce même prophète ajoute immédiatement après (30:16) : «Tous ceux qui te dévorent seront dévorés, et tous tes ennemis, oui, tous, iront en captivité, et ceux qui te dépouillent seront dépouillés, et ceux qui te pillent, je les livrerai au pillage». Celui qui touche à Israël touche à la prunelle de l’oeil de l’Éternel (Deut. 32:10 ; Zach. 2:8).

 

4.2   L’introduction du christianisme a-t-elle supprimé la bénédiction finale d’Israël comme peuple sur la terre ?

La bénédiction finale d’Israël demeure, tout simplement parce que ce que dit Dieu ne passe pas.

Le choix de l’Éternel et sa décision de bénir ne sont pourtant pas arrêtés par les manquements de l’homme en général, et du juif en particulier (Rom. 11: 28-29 déjà cité). C’est pourquoi la restauration finale de Jérusalem ne peut manquer d’avoir lieu.

 

Certains pensent que la séparation entre Juif et chrétien est définitivement abolie selon Éph. 2:14 et que les prophéties de l’Ancien Testament doivent être comprises spirituellement comme concernant l’Église. Cela est faux pour plusieurs raisons :

a)                     Le Nouveau Testament parle bien d’une Jérusalem d’en-haut (Galates 4), d’une Jérusalem céleste qui est l’Église (Apoc. 21:9-10), mais cela ne saurait annuler les promesses de Dieu quant à la Jérusalem terrestre.

b)                     La distinction juif-gentils est bien supprimée quant à l’Église chrétienne (Éph. 2:14 ; Gal. 3:28) dont le caractère est céleste, mais les promesses et le choix de Dieu quant à la terre restent inchangés : Romains 9 à 11 explique cela de la manière la plus formelle.

c)                     Les prophéties de l’Ancien Testament envers la restauration d’Israël, notamment dans Ésaïe (cf. ch. 35, 54, 60, 61 et bien d’autres) et Ézéchiel (ch. 40 à 48) sont si précises, même quant aux détails matériels, qu’il n’est pas raisonnable de les vider de leur sens par une soi-disante spiritualisation. Le témoignage surabondant des prophètes est irréfutable.

 

 

5                        Avenir de la Jérusalem terrestre

Que va devenir Jérusalem ? Les événements que nous voyons préparent-ils la restauration glorieuse de Jérusalem ?

Les anciens prophètes nous renseignent abondamment sur ce sujet. Nous n’en donnerons que de courts extraits. Zacharie 12 à 14 est particulièrement utile.

 

a)                     Jérusalem est l’objet de jugements épouvantables selon Zach. 14:2 (cf. aussi Apoc. 11:13), mais ne sera pas détruite, contrairement à Babylone (Apoc. 16:17-21)

b)                     Zacharie 12:2-3 nous dit : «Je [l’Éternel] ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour ... je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples : tous ceux qui s’en chargeront s’y meurtriront certainement. En ce jour-là, dit l’Éternel, je frapperai de terreur les chevaux, et de délire ceux qui le montent ... je frapperai de cécité tous les chevaux des peuples».

Au vu de prophéties si claires on est stupéfait de voir les différentes nations s’occuper de plus en plus de Jérusalem : elles ne peuvent qu’en récolter ce qu’annonce la Parole.

 

c)                     Zacharie 12:10-11. «Je [l’Éternel] répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplications ; et ils regarderont vers moi, vers celui qu’ils ont percé, et ils se lamenteront sur lui comme on se lamente sur un fils unique... en ce jour-là il y aura une grande lamentation à Jérusalem».

La chose importante que Dieu veut produire dans son peuple et en relation avec Jérusalem, c’est la confession du péché, notamment en rapport avec la crucifixion du Messie. Cela aura lieu, assez tardivement (= peu avant l’établissement du royaume terrestre du Messie), après que Dieu aura repris des relations actives avec son peuple, comme on peut le voir de Zach. 12:6-9.

Le travail moral que Dieu veut produire dans son peuple ne se borne pas à reconnaître le péché de la crucifixion ; on voit une confession personnelle (Zach. 12:12-14), un rejet de tout ce qui touche aux faux prophètes (ceux qui annoncent quelque chose quant au devenir du peuple alors que Dieu ne les a pas envoyés), une découverte de l’humanité du Seigneur Jésus (Zach. 13:5-6) et de ce qu’il a porté nos péchés (Zach. 13-7).

d)                     D’autres prophéties laissent entendre que Jérusalem sera dominée pendant un temps par des hommes opposés à Dieu  et à Christ (És. 28:14-15 ; Daniel 11:36-39 ; Jean 5:43).

 

6                        Les chrétiens et Jérusalem    Le problème palestinien

Les chrétiens doivent-ils lutter pour Jérusalem et la restauration de sa gloire terrestre ? Bien des chrétiens le croient, estimant contribuer à l’accomplissement des prophéties de la Bible.

 

6.1   Place et espérance du chrétien

Ce serait méconnaître la vraie nature, l’appel et l’espérance de l’Église qui sont célestes et non terrestres (Phil. 3:5-21 ; Éph. 1:3, 22, 23 ; Col. 3:1 et bien d’autres passages). Il n’y a pas de lieu saint sur la terre pour les chrétiens ; leur patrie est dans le ciel. Quelle tristesse et quel aveuglement de voir le soi-disant chef de la chrétienté (pape) s’occuper de promouvoir un statut de Jérusalem !

 

La Jérusalem d’en-haut, qui est notre mère (Gal. 4:26), est la nouvelle alliance (Gal. 4:24) dont les chrétiens bénéficient, même si elle est faite pour Israël (Hébreux 8).

 

La Jérusalem céleste est l’Église, l’Épouse de l’Agneau (Apoc. 21:9). Bien que céleste, elle descendra du ciel d’auprès de Dieu (Apoc. 21:2) pour manifester la gloire de Dieu aux nations (Apoc. 21:23-24).

 

6.2   Les moyens du rétablissement    Le problème palestinien

Les indications bibliques sur l’avenir de Jérusalem avant sa restauration finale montrent que l’Église ne peut y avoir aucun rôle positif. La vraie restauration de Jérusalem aura lieu par le Messie à son retour, et non par les arrangements politiques des hommes. Même certains partis ou écoles en Israël, aujourd’hui, en sont persuadés.

 

Le peuple actuel d’Israël soutient son droit à la terre de la Palestine selon la Bible. Le problème est que l’on ne peut pas utiliser une partie des prophéties de la Bible (ayant trait au rétablissement du peuple dans sa terre) et rejeter l’autre partie de la prophétie (ayant trait à Christ, son humiliation, ses souffrances, son rejet, la culpabilité qui s’y rapporte, la repentance annoncée en rapport avec ce rejet, et le royaume final sous le sceptre de Christ, dans la justice et la paix).

Inversement, nier l’avenir d’Israël dans sa terre et lutter contre eux, c’est se mettre en opposition avec Dieu lui-même. Les fautes du peuple ne sont pas une excuse suffisante pour échapper (voir le livre du prophète Abdias ; Ps. 105:14, 15 ; Amos 1 et bien d’autres passages).

 

Aucune des deux parties au conflit Israël-palestinien ne présente actuellement le respect de la Parole de Dieu et l’humiliation en rapport avec la mort de Christ. Chacun ignore ces questions, et le monde qui s’en occupe pour pousser à la négociation, ne fait pas mieux. Peut-on mettre Dieu de côté et penser trouver malgré tout des solutions en rapport avec son peuple ? C’est évident que non. L’aveuglement est général à cet égard.

 

6.3   Des conflits perpétuels ?

Nombres 35 donne une instruction intéressante au sort des meurtriers. Un homicide involontaire échappait au vengeur de sang en se réfugiant dans une ville de refuge. L’homicide volontaire devait passer en jugement devant les anciens de la ville qui vérifiaient bien la caractère involontaire du meurtre.

Bien que la crucifixion de Jésus ait été à l’évidence un meurtre volontaire, les Juifs sont au bénéfice de la prière du Seigneur (Luc 23:34) demandant à son Père, sur la croix, que le péché de sa crucifixion soit pardonné et mis au rang des homicides involontaires : «Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font».

Mais en cas d’homicide involontaire, si le meurtrier qui quittait la ville de refuge «avant le changement pour retourner dans sa terre, la culpabilité pesait sur lui tant qu’un nouveau Souverain Sacrificateur n’entrait pas en fonction : Israël aura paix et pardon quand Christ, le Messie, exercera la sacrificature pour son peuple (une sacrificature différente de celle de l’épître aux Hébreux).

 

 

7                        Le temple

7.1   Le temple d’Ézéchiel

Ézéchiel fait la description détaillée d’un temple qui sera rebâti (Éz. 40 à 42). Il n’y a aucune ambiguïté pour comprendre que c’est futur. La gloire de l’Éternel (= la Schékinah = la nuée) y reviendra (Éz. 43). Mais contrairement à tous les efforts passés des hommes, et à leurs idées présentes,  ce temple sera situé en dehors de la ville de Jérusalem, au nord (Éz. 48:8-15).

Il y aura à nouveau des sacrifices (Ézé. 43:13-27 ; 44:15, 29 ; 45:13-25 ; 46:1-15).

Est-ce le temple qui pourrait être prochainement rebâti ? est-ce l’aboutissement de ce à quoi s’occupent certains groupes religieux en Israël, lesquels voudraient le mettre à la place des mosquées de l’esplanade ?

Nous ne le pensons pas, car la Parole de Dieu fait allusion encore à un autre temple qui devrait précéder celui d’Ézéchiel.

 

7.2   Le temple de l’Antichrist

Un temple sera reconstruit à Jérusalem, bien avant le rétablissement du royaume terrestre du Messie (2 Thess. 2:4 ; Apoc. 11:1), au temps de l’Antichrist.

Les marques de la présence de Dieu (la gloire de l’Éternel = la Shékinah = la nuée) n’y seront pas. Cette gloire avait été dans le tabernacle (Exode 40:34) et dans le temple (1 Rois 8:10) ; elle est partie avant la destruction de Jérusalem (Ézéchiel 10:18, 11:23) ; elle n’était pas dans les divers temples ultérieurs, ni celui d’Esdras-Néhémie, ni celui reconstruit par Hérode et qui existait eu temps des évangiles.

Il semble que, pourtant, les fidèles adoreront dans ce temple intermédiaire selon Apoc. 11:1.

 

Ce point est un indication, pour les chrétiens, de ne pas attacher de valeur aux démarches de tous ordres faites en relation avec un nouveau temple (pose de premières pierres, tentative de reconstruction), sinon d’y voir un signe de progression vers les temps de la fin. Il ne s’agit en tout cas pas du temple du royaume terrestre du Messie selon Ézéchiel.

 

8                        Scènes finales à Jérusalem

Jérusalem verra la mise à mort publique des derniers témoins de Dieu, les corps de ces derniers restant exposés aux regards du monde entier pendant quelque jours (Apoc. 11:7-9).

 

Les épreuves de Jérusalem seront alors encore très grandes, notamment avec ce qu’on peut comprendre des deux sièges de Jérusalem (pour plus de références sur ce sujet, voir Bibliquest, page «sujets prophétie», à la fin), avec Zach. 13:8-14:2 et Ésaïe 28 et Daniel 11:40 pour le premier siège dont l’issue est catastrophique, le deuxième siège se terminant au contraire par la délivrance de Jérusalem (Ésaïe 29 ; Daniel 11:45 ; Zach. 13:3-4)

La Parole présente ces épreuves épouvantables comme semblables aux opérations d’affinement de l’or et de l’argent pour les dégager des scories et produire ce qui est précieux (Zach. 13:9 ; Mal. 3:3)

 

9                        Le royaume du Messie

Ce royaume du Messie est un royaume de mille ans selon Apoc. 20:4. Mais ce royaume ne s’achèvera pas par un échec comme les empires éphémères des hommes, mais par ce dont nous parle 1 Cor. 15:24 : le Christ remettra le royaume à Dieu le Père, et ensuite il y aura des nouveaux cieux et une nouvelle terre selon Apoc. 20:11 et 21:1.

 

Pendant le royaume terrestre du Christ, Jérusalem redeviendra le centre de la gloire de l’Éternel (Ésaïe 60) et de la louange universelle, et chaque nation y enverra des délégués pour adorer, chaque année (Zacharie 8:22 ; 14:16-19 ; És. 60:12).

 

10                  Conclusion

Combien sont vains les espoirs de paix au Proche-Orient par la force et par la lutte armée ! Mais les peuples (aveuglés car ils ne tiennent pas compte de Dieu) se mêleront de plus en plus au devenir de Jérusalem, et s’y useront (Zach. 12 cité plus haut).

Les efforts pour installer une paix sans Dieu sont une illusion complète.

Un temple sera rétabli sans la présence de Dieu (on ne peut pas savoir si cela aura lieu avant ou après l’enlèvement de l’Église)

 

Dieu se sert de tout cela :

a) pour manifester ce qu’est l’homme sans Dieu, son aveuglement, la vanité de ses efforts, et sa méchanceté extrême

b) pour châtier son peuple et les nations

c) pour produire le travail moral de repentance qui convient à l’introduction d’un royaume de gloire digne du Messie (Psaumes 2 et 110).

 

La place du chrétien fidèle est de se tenir à part de tous ces mouvements des peuples, et de servir et honorer son Maître avec zèle, en attendant Son retour.

 

Rom. 11:33-36 : «Ô profondeur des richesses et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies introuvables ! Car qui a connu la pensée du Seigneur ... ? À lui soit la gloire éternellement !»

 

 

11                  Cartes schématiques de l’Israël futur au temps du royaume du Messie

 

Ces cartes sont basées sur Ézéchiel 45 à 48 ; elles sont approximatives et représentent ce que nous comprenons de l’Écriture, celle-ci restant la seule référence fiable.

 

11.1                      Cartes de la Palestine répartie entre les différentes tribus d’Israël

Voir carte établie selon les indication d’Ézéchiel, avec des annotations manuscrites indiquant les versets pertinents

Frontière nord : Ézéchiel 47:15-17, 20 ; 48:1

Frontière Sud : Ézéchiel 47:19 ; 48:28

Unité de longueur : la coudée (c)

Tribus au nord de Jérusalem : Ézéchiel 48:1-7

Tribus au Sud de Jérusalem : Ézéchiel 48:23-28

Chaque tribu a une bande de terrain, parallèle à l’équateur, de 25000 coudées de large (même largeur pour toutes)

Entre les 2 séries de tribus est la portion du Prince (Le Prince n’est pas le Messie différent du Messie) [Ézéchiel 45:7-8 ; 48:21-22]

 

11.2                      Cartes des environs de Jérusalem au temps du royaume du Messie

Voir carte établie selon les indications d’Ézéchiel, avec annotations manuscrites des passages.

Au milieu de la «portion du Prince» (bande de terrain parallèle à l’équateur et ayant 25000 coudées de large), il y a une zone carrée appelée «Sainte Offrande élevée» de taille 25000 coudées sur 25000 coudées (Éz. 45:1-8 ; 48:20).

Cette zone se divise en 3 bandes de terrain :

1) zone des lévites, 25000 coudées sur 10000 coudées ; Éz. 45:5 ; 48:13, 14

2) zone des sacrificateur et du Sanctuaire, 25000 coudées sur 10000 coudées ; Éz. 45:1-4 ; 48:8-12

3) zone de la ville (dont le nom est : «L’Éternel est là»  Éz. 48:35), 25000 coudées sur 5000 coudées ; Éz. 45:6 ; 48:15-19

Une rivière sort du sanctuaire et se devise en deux, une partie allant à la «mer morte» (qui ne sera plus morte Éz. 47:8), et l’autre partie allant à la Méditerranée.

La partie allant à la mer ex-morte passera dans une vallée qui n’existe pas actuellement, mais qui sera formée lorsque le Seigneur aura posé ses pieds sur la montagne des Oliviers (Zach. 14:3-9)