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Le  chrétien  et  l’argent

 

Table des matières :

1     Les richesses selon l’Ancien Testament

2     Les richesses dans l’enseignement et la vie de Jésus

3     La richesse est-elle convenable ou inconvenante pour un chrétien ?

4     Dieu donne-t-il aux siens ?

4.1      Situation générale

4.2      Dieu récompense-t-il quand on donne de l’argent pour des buts chrétiens ?

5     Y a-t-il des règles pour donner l’argent ?

5.1      Gérant des affaires de Dieu

5.2      Pourquoi donner ?

5.3      Comment donner ?

5.4      Quand donner ?

5.5      Combien donner ?

5.6      Dieu punit-il si on ne donne pas ?

 

1                    Les richesses selon l’Ancien Testament

La prospérité était promise au fidèle (Lévitique 26:3-13 et Deut. 28:1-14 et bien d’autres passages).

Toutefois le fidèle (Agur) pouvait déjà comprendre les résultats moraux néfastes de l’argent, et craindre les conséquences tant de la richesse que de la pauvreté (Prov. 30:7-9).

Outre que, comme principe, le châtiment de Dieu anéantissait la richesse en cas d’infidélité (Lév. 26:14-39 et Deut. 28:15-68 et bien d’autres passages), quand les temps de châtiments sont arrivés, même les fidèles ont subi les conséquences de l’état général du peuple d’Israël (Lam. 5:2, 3, 6, 10 ; pauvreté des parents de Jésus selon Luc 2:24 et Lév. 12:8).

2                    Les richesses dans l’enseignement et la vie de Jésus

Le Seigneur Jésus a très tôt annoncé un changement complet par rapport au passé: Il ne faut pas s’amasser de trésor sur la terre (Matt. 6:19), mais dans les cieux (Matt. 6:20 ; Luc 16:13).

Jésus lui-même, bien que riche comme Dieu (2 Cor. 8:9), a vécu dans la pauvreté (2 Cor. 8:9 et Luc 9:58) ; ses besoins terrestres étaient pourvu par des aides (Luc 8:3). Il fallu un miracle pour pourvoir à l’argent pour payer ses impôts (Matt. 17:24-27).

3                    La richesse est-elle convenable ou inconvenante pour un chrétien ?

La richesse est possible pour le chrétien (1 Tim. 6:17 ; «votre abondance» en 2 Cor. 8:13), mais elle est souvent un piège (1 Tim. 6:17  ; danger de mettre sa confiance dans l’incertitude des richesse ; Luc 12:16-21 ; 14:18-19 ; 16:19-23 ; 18:24 ; Marc 10:21-25 ; Ésaïe 5:8).

Le désir de devenir riche (à bien distinguer du fait d’être riche) est positivement mauvais (1 Tim. 6:9-11).

Le contentement quand les nécessités de la vie sont satisfaites : voilà l’état d’esprit normal du chrétien (1 Tim. 6:6, 8 ; Phil. 4:12 ; ce qui reprend Prov. 30:7-9). Le serviteur fidèle se détache de l’argent (1 Tim. 3:3).

Après Jésus, les apôtres ont été pauvres (Actes 3:6 ; 2 Tim. 4:13-21).

Tirer profit de la religion, soit pour s’enrichir, soit pour se mettre en avant devant les autres, est sévèrement condamné (1 Tim. 6:5 ; Marc 12:40 ; Néhémie 5 ; Luc 20:46-47 ; Actes 1:18 ; 2 Pierre 2:15 ; Marc 12:38-40 ; 11:15-17 ; Matt. 6:3 ; Actes 8:20).

 

4                    Dieu donne-t-il aux siens ?

4.1   Situation générale

Dieu prend soin des siens comme le montre de nombreux passages de l’Écriture (Matt. 6:24-33 ; Rom. 8:28 ; Jér. 17:7). Il donne même largement (1 Tim. 6:17).

4.2   Dieu récompense-t-il quand on donne de l’argent pour des buts chrétiens ?

Dieu ne reste jamais redevable à l’homme de ce qui est fait pour Lui (Marc 10:30 ; Matt. 6:4 ; Phil. 4:19). Encore faut-il que ce soit vraiment fait pour Lui, et non pas pour des motifs mauvais. Dieu n’encouragera jamais ce qui est contraire à sa Parole (voir plus haut : désir de devenir riche ; tirer profit de la religion pour s’enrichir, etc.). Matt. 6:1 montre formellement que la récompense de Dieu est supprimée si les motifs de celui qui donne son bien sont mauvais.

 

Il faut condamner fermement ce qu’on appelle l’ «Évangile de la prospérité» qui promet l’enrichissement à ceux qui donnent des offrandes à des prédicateurs.

 

5                    Y a-t-il des règles pour donner l’argent ?

L’Ancien Testament prévoyait le don de dîmes = dixièmes des revenus (Gen. 14:20 ; Deut. 12:6 ; 14:28 ; 26:12 ; Nombres 18  et Lévitique 27 ; Néhémie 10:37, 38 ; 13: 5, 12 ; 2 Chr. 31:5, 6).

Dans la période chrétienne, ce que doit faire le chrétien n’est plus défini par une loi ; le chrétien doit marcher par l’Esprit (Gal. 5:16) et dans le sentiment de la grâce dont il est l’objet (2 Pierre 3:18). Il doit avoir le caractère de «bon dispensateur des grâces variées de Dieu» (1 Pierre 4:10).

5.1   Gérant des affaires de Dieu

Le principe dirigeant le croyant pour donner n’est plus de donner un pourcentage de ce qu’on a et de garder le reste pour soi-même, afin de faire ce que bon nous semble. Au contraire, le chrétien est simplement un gérant de ce qui lui est confié par Dieu (1 Cor. 6:19, 20 ; 1 Pierre 4:10 ; Matt. 18:23, 24 ; Luc 16:8, 10 ; 2 Cor. 5:15 ; 1 Tim. 6:6-8 ; Matt. 25:14-30 ; Luc 19:11-26).

 

Un gérant doit être bon gérant, et le chrétien n’a pas à faire fi des lois, règles et principes bibliques, ou même non bibliques s’ils ne sont pas opposés à la Parole de Dieu (Luc 19:21-23 ; sous réserve de Actes 4:29).

L’économe injuste, ou mauvais gérant, de Luc 16 est un modèle quant à sa prudence, non pas quant à sa mauvaise gestion (Luc 16:10).

 

Que faut-il penser des exemples de chrétiens qui ont prospérés quand ils ont remis leurs affaires à Dieu ? Il existe ainsi un livre intitulé «Dieu dirige mes affaires», sur la vie d’un vrai chrétien (Letourneau) ayant prospéré tandis que sa vie était consacrée à Dieu. Nous ne doutons pas de la réalité de tels cas ni de la foi de l’auteur, mais on devrait mieux résumer l’origine de cette prospérité en disant «Dieu dirige Ses affaires» au lieu de «Dieu dirige mes affaires».

Si dans tel autre cas Dieu a laissé vivre les siens dans la difficulté, il n’y a aucun manque de la part de Dieu et il serait faux de l’attribuer généralement à un manque de foi. Les croyants participent aux misères de la création (Romains 8:19-23), mais ce qui diffère entièrement pour l’enfant de Dieu par rapport au non croyant, c’est qu’il peut avoir la certitude que «toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu» (Rom. 8:28).

 

5.2   Pourquoi donner ?

De nombreux passages de la Bible disent de donner, ou plus généralement, de faire du bien à tous, mais spécialement à ceux de la maison de la foi : Gal. 6:10 ; Matt. 5:42. Il est recommandé d’être libéral, prompt à donner et riches en bonnes oeuvres (1 Tim. 6:18) ; d’être les premiers dans les bonnes oeuvres (Tite 3:8) ; d’être des «bons dispensateurs des grâces variées de Dieu» (1 Pierre 4:10) ; d’aider les serviteurs de Dieu (3 Jean 5-7 ; 1 Tim. 5:18 ; Phil. 4:16-18).

Mais avant même ces motifs de donner, il y en a un autre plus important : Hébreux 13:16, le sacrifice matériel est associé au sacrifice spirituel. Il faut d’abord que Dieu ait sa part de louange et d’adoration ; ensuite, que le chrétien répande autour de lui, non seulement par la parole, mais encore par toutes sortes d’actes de bonté et de dévouement, la bonne odeur du précieux Nom qui est invoqué sur lui : «N’oubliez pas la bienfaisance, et de faire part de vos biens, car Dieu prend plaisir à de tels sacrifices».

5.3   Comment donner ?

Matt. 6:1-4 est formel : le don est fait dans le secret ; sinon on perd sa récompense.

 

5.4   Quand donner ?

Régulièrement, chaque dimanche, paraît être la norme minimale (1 Cor. 16:2) ; les occasions doivent guider (Matt. 5:42 ; Actes 10:38 ; Éph. 5:16).

 

5.5   Combien donner ?

Chacun selon qu’il aura prospéré : 1 Cor. 16:2.

 

5.6   Dieu punit-il si on ne donne pas ?

On avance quelquefois Malachie 3:8-12 pour affirmer que la bénédiction ne peut arriver que si on donne largement à l’église ou aux conducteurs ecclésiastiques.

Ce que dit ce passage est que le fidèle doit avoir profondément à coeur la maison de Dieu. D’autres passages vont dans le même sens : Aggée 1:11. Voir aussi Psaumes 84 et 122, Néhémie 13:10-11 et bien d’autres passages.

Mais autant la maison de Dieu était une maison matérielle dans l’Ancien Testament, autant cette maison est maintenant une maison spirituelle (1 Pierre 2:4-5). Dans l’Ancien Testament, la gloire de Dieu brillait par la magnificence extérieure de cette maison ; dans le Nouveau Testament, cette maison est l’église constituée du rassemblement des croyants (1 Tim. 3:15 ; Éph. 2:19-22). La prospérité que nous avons à rechercher est une prospérité spirituelle.

Les serviteurs de Dieu ont à recevoir un salaire (1 Tim. 5:18 ; 1 Cor. 9:6-9 ; sous réserve de situations telles que 2 Cor. 11:9 où il fallait que Paul ne reçoive rien de l’assemblée de Corinthe pour réduire à néant les médisances). Mais ce n’est pas au serviteur de Dieu à réclamer (Phil. 4:10-11). Comme toujours du temps de la grâce, le bien en général, et les bonnes oeuvres en particulier, ne sont pas présentés comme une obligation, mais comme une réponse du coeur à l’amour de Dieu. Le fidèle aura à coeur les intérêts de Dieu, et le bien de l’Église et des serviteurs de Dieu, mais cela n’est pas exigé.