[ Page principale | Nouveautés | La Bible | la Foi - l'Évangile | Plan des sujets | Études AT | Études NT | Index auteurs + ouvrages + sujets | Centres d'intérêt ]

 

 

 

LE SECOND LIVRE DE SAMUEL

 

Accès direct aux chapitres de 2 Samuel : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24

 

Chapitre 1

1 Et il arriva, après la mort de Saül, quand David fut revenu d’avoir frappé Amalek, que David habita deux jours à Tsiklag.

2 Et, le troisième jour, voici, un homme vint du camp, d’auprès de Saül, ses vêtements déchirés et de la terre sur sa tête ; et aussitôt qu’il arriva auprès de David, il tomba contre terre et se prosterna.

3 Et David lui dit : D’où viens-tu ? Et il lui dit : Je me suis échappé du camp d’Israël.

4 Et David lui dit : Que s’est-il passé ? raconte-le-moi, je te prie. Et il dit que le peuple s’était enfui de la bataille, et que beaucoup d’entre le peuple étaient tombés et étaient morts, et que Saül aussi et Jonathan, son fils, étaient morts.

5 Et David dit au jeune homme qui lui racontait [ces choses] : Comment sais-tu que Saül et Jonathan, son fils, sont morts ?

6 Et le jeune homme qui lui rapportait [ces choses] dit : Je passais par aventure sur la montagne de Guilboa ; et voici, Saül s’appuyait sur sa lance, et voici, les chars et les gens de cheval le serraient de près.

7 Et il se tourna en arrière et me vit, et m’appela ; et je dis : Me voici.

8 Et il me dit : Qui es-tu ? Et je lui dis : je suis Amalékite.

9 Et il me dit : Tiens-toi, je te prie, sur moi, et tue-moi, car l’angoisse* m’a saisi, parce que ma vie est encore toute en moi.

10 Alors je me suis tenu sur lui, et je l’ai mis à mort ; car je savais qu’il ne vivrait pas après sa chute ; et j’ai pris la couronne qui était sur sa tête et le bracelet qui était à son bras, et je les ai apportés ici à mon seigneur.

11 Alors David saisit ses vêtements et les déchira ; et tous les hommes qui étaient avec lui [firent] de même ;

12 et ils menèrent deuil, et pleurèrent, et jeûnèrent jusqu’au soir sur Saül et sur Jonathan, son fils, et sur le peuple de l’Éternel, et sur la maison d’Israël, parce qu’ils étaient tombés par l’épée.

— v. 9 : le sens du mot est incertain.

13 Et David dit au jeune homme qui lui avait rapporté [ces choses] : D’où es-tu ? Et il dit : Je suis fils d’un homme étranger, d’un Amalékite.

14 Et David lui dit : Comment n’as-tu pas craint d’étendre ta main pour tuer* l’oint de l’Éternel ?

15 Alors David appela un des jeunes hommes et [lui] dit : Approche [et] jette-toi sur lui ! Et il le frappa, et il mourut.

16 Et David lui dit : Ton sang soit sur ta tête, car ta bouche a témoigné contre toi, disant : J’ai mis à mort l’oint de l’Éternel.

— v. 14 : hébreu : détruire.

17 Et David prononça sur Saül et sur Jonathan, son fils, cette complainte ;

18 et il dit d’enseigner aux fils de Juda [le chant de] l’Arc* ; voici, il est écrit au livre de Jashar**:

— v. 18* : ou : [à tirer de] l’arc. — v. 18** : quelques-uns : du Juste (droit).

19 Ton ornement, ô Israël, est tué sur tes hauts lieux. Comment les hommes forts sont-ils tombés !

20 Ne le racontez pas dans Gath, n’en portez pas la nouvelle dans les rues d’Askalon ; de peur que les filles des Philistins ne se réjouissent, de peur que les filles des incirconcis ne tressaillent de joie.

21 Montagnes de Guilboa, qu’il n’y ait pas de rosée, pas de pluie sur vous, ni des champs d’offrandes* ; car là fut jeté comme une chose souillée le bouclier des hommes forts, le bouclier de Saül, [comme s’il n’eût] pas été oint d’huile.

22 L’arc de Jonathan ne se retirait pas du sang des tués [et] de la graisse des hommes forts ; et l’épée de Saül ne retournait pas à vide.

23 Saül et Jonathan, aimés et agréables dans leur vie, n’ont pas été séparés dans leur mort. Ils étaient plus rapides que les aigles, plus forts que les lions.

24 Filles d’Israël, pleurez sur Saül, qui vous revêtait d’écarlate, magnifiquement*, qui a couvert vos vêtements d’ornements d’or.

25 Comment les hommes forts sont-ils tombés au milieu de la bataille ! Comment Jonathan a-t-il été tué sur tes hauts lieux !

26 Je suis dans l’angoisse à cause de toi, Jonathan, mon frère ! Tu étais pour moi plein de charmes ; ton amour pour moi était merveilleux, plus [grand] que l’amour des femmes.

27 Comment sont tombés les hommes forts, et sont péris les instruments de guerre !

— v. 21 : c’est-à-dire  qui produisent de quoi faire des offrandes. — v. 24 : ou : avec délices.

Chapitre 2

1 Et il arriva, après cela, que David interrogea l’Éternel, disant : Monterai-je dans une des villes de Juda ? Et l’Éternel lui dit : Monte. Et David dit. Où monterai-je ? Et il dit : À Hébron.

2 Et David y monta, et ses deux femmes aussi, Akhinoam, la Jizreélite, et Abigaïl, femme de Nabal, le Carmélite.

3 Et ses hommes qui étaient avec lui, David les fit monter, chacun avec sa maison, et ils habitèrent dans les villes de Hébron.

4 Et les hommes de Juda vinrent et oignirent là David pour roi sur la maison de Juda. *

— v. 4 : date : A.C. 1055.

Et on rapporta à David, disant : Ce sont les hommes de Jabès de Galaad qui ont enterré Saül.

5 Et David envoya des messagers aux hommes de Jabès de Galaad, et leur fit dire : Bénis soyez-vous de l’Éternel, de ce que vous avez usé de cette bonté envers votre seigneur Saül, et de ce que vous l’avez enterré !

6 Et maintenant, que l’Éternel use envers vous de bonté et de vérité ! Et moi aussi je vous rendrai ce bien, parce que vous avez fait cela.

7 Et maintenant, que vos mains se fortifient, et soyez des hommes vaillants ; car votre seigneur Saül est mort, et de plus, c’est moi que la maison de Juda a oint pour roi sur elle.

 

8 Et Abner, fils de Ner, chef de l’armée de Saül, prit Ish-Bosheth*, fils de Saül, et le fit passer à Mahanaïm

9 et l’établit roi sur Galaad, et sur les Ashurites, et sur Jizreël, et sur Éphraïm, et sur Benjamin, et sur Israël tout entier.

10 Ish-Bosheth, fils de Saül, était âgé de quarante ans lorsqu’il régna sur Israël, et il régna deux ans. Toutefois la maison de Juda suivit David.

11 Et le nombre des jours, pendant lesquels David fut roi à Hébron sur la maison de Juda, fut de sept ans et six mois.

— v. 8 : Eshbaal, 1 Chroniques 8:33.

12 Et Abner, fils de Ner, et les serviteurs d’Ish-Bosheth, fils de Saül, sortirent de Mahanaïm vers Gabaon ;

13 et Joab, fils de Tseruïa, et les serviteurs de David, sortirent aussi ; et ils se rencontrèrent ensemble près du réservoir de Gabaon ; et ceux-ci s’assirent d’un côté du réservoir, et ceux-là de l’autre côté du réservoir.

14 Et Abner dit à Joab : Que les jeunes hommes se lèvent donc et jouent [entre eux] devant nous ! Et Joab dit : Qu’ils se lèvent.

15 Et ils se levèrent et passèrent, au nombre de douze pour Benjamin et pour Ish-Bosheth, fils de Saül, et de douze d’entre les serviteurs de David.

16 Et chacun saisit son adversaire* par la tête, et [passa] son épée dans le flanc de son adversaire*, et ils tombèrent [tous] ensemble. Et on appela ce lieu-là Helkath-Hatsurim**, qui est en Gabaon.

17 Et le combat fut très-rude ce jour-là ; et Abner et les hommes d’Israël furent battus devant les serviteurs de David.

— v. 16* : litt.: compagnon. — v. 16** : le champ des tranchants.

18 Et il y avait là trois fils de Tseruïa, Joab, et Abishaï, et Asçaël.

19 Et Asçaël était léger de ses pieds comme une des gazelles qui sont dans les champs. Et Asçaël poursuivit Abner, et il ne se détourna pas d’Abner pour aller à droite ou à gauche.

20 Et Abner regarda derrière lui, et dit : Est-ce toi, Asçaël ? Et il dit : C’est moi.

21 Et Abner lui dit : Détourne-toi à droite ou à gauche, et saisis-toi de l’un des jeunes hommes et prends pour toi son armure. Mais Asçaël ne voulut pas se détourner de lui.

22 Et Abner dit encore à Asçaël : Détourne-toi de moi ! Pourquoi te jetterais-je mort par terre ? Et comment lèverais-je ma face devant Joab, ton frère ?

23 Mais il refusa de se détourner, et Abner le frappa au ventre avec la hampe de sa lance, et sa lance lui sortit par derrière, et il tomba là et mourut sur place. Et tous ceux qui venaient à l’endroit où Asçaël était tombé et était mort, s’arrêtaient.

24 Et Joab et Abishaï poursuivirent Abner ; et le soleil se couchait quand ils arrivèrent à la colline d’Amma, qui est devant Guiakh, sur le chemin du désert de Gabaon.

 

25 Et les fils de Benjamin se rassemblèrent derrière Abner ; et ils formèrent une seule troupe, et se tinrent sur le sommet d’une colline.

26 Et Abner cria à Joab et dit : L’épée dévorera-t-elle à toujours ? Ne sais-tu pas qu’il y aura de l’amertume à la fin ? et jusques à quand ne diras-tu pas au peuple de revenir de la poursuite de ses frères ?

27 Et Joab dit : Dieu est vivant, que, si tu n’avais parlé, dès le matin [déjà] le peuple se serait retiré, chacun de la poursuite de son frère !

28 Et Joab sonna de la trompette, et tout le peuple s’arrêta ; et ils ne poursuivirent plus Israël, et ils ne continuèrent plus à se battre.

29 Et Abner et ses hommes marchèrent toute cette nuit-là dans la plaine*, et traversèrent le Jourdain, et marchèrent par tout le Bithron, et vinrent à Mahanaïm.

30 Et Joab s’en retourna de la poursuite d’Abner et rassembla tout le peuple ; et, des serviteurs de David, il manquait dix-neuf hommes et Asçaël.

31 Et les serviteurs de David avaient frappé à mort trois cent soixante hommes de Benjamin et des hommes d’Abner.

32 Et ils enlevèrent Asçaël, et l’enterrèrent dans le sépulcre de son père, qui était à Bethléhem ; et Joab et ses hommes marchèrent toute la nuit ; et il faisait jour lorsqu’ils [arrivèrent] à Hébron.

— v. 29 : l’Araba.

Chapitre 3

1 Et la guerre fut longue entre la maison de Saül et la maison de David. Et David allait se fortifiant, et la maison de Saül allait s’affaiblissant.

2 Et il naquit à David des fils à Hébron : son premier-né fut Amnon, d’Akhinoam, la Jizreélite ;

3 et le second, Kileab, d’Abigaïl, femme de Nabal, le Carmélite ; et le troisième, Absalom, fils de Maaca, fille de Talmaï, roi de Gueshur ;

4 et le quatrième, Adonija, fils de Hagguith ; et le cinquième, Shephatia, fils d’Abital ;

5 et le sixième, Jithream, d’Égla, femme de David. Ceux-ci naquirent à David à Hébron.

 

6 Et il arriva que, pendant qu’il y eut guerre entre la maison de Saül et la maison de David, Abner tint ferme pour la maison de Saül.

7 Et Saül avait une concubine : son nom était Ritspa, fille d’Aïa ; et [Ish-Bosheth] dit à Abner : Pourquoi es-tu entré vers la concubine de mon père ?

8 Et Abner fut fort irrité à cause des paroles d’Ish-Bosheth, et il dit : Suis-je une tête de chien, moi qui aujourd’hui, contre Juda, ai usé de bonté envers la maison de Saül, ton père, envers ses frères et envers ses amis, et qui ne t’ai pas livré aux mains de David, que tu m’imputes aujourd’hui de l’iniquité à cause de cette femme ?

9 Que Dieu fasse ainsi à Abner et ainsi y ajoute, si je ne fais pas à David comme l’Éternel lui a juré,

10 en faisant passer le royaume de la maison de Saül, et en établissant le trône de David sur Israël et sur Juda, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba !

11 Et [Ish-Bosheth] ne put répliquer un mot à Abner, parce qu’il avait peur de lui.

 

12 Et Abner envoya des messagers à David de sa part, disant : À qui est le pays ? — disant : Fais alliance avec moi ; et voici, ma main sera avec toi pour tourner vers toi tout Israël.

13 Et [David] dit : Bien, je ferai alliance avec toi ; seulement je demande de toi une chose, savoir : Tu ne verras pas ma face, à moins qu’auparavant tu ne fasses venir Mical, fille de Saül, quand tu viendras pour voir ma face.

14 Et David envoya des messagers à Ish-Bosheth, fils de Saül, disant : Donne-moi ma femme Mical, que je me suis fiancée pour cent prépuces de Philistins.

15 Et Ish-Bosheth envoya, et la prit d’auprès de son mari, d’auprès de Paltiel, fils de Laïsh.

16 Et son mari alla avec elle, marchant et pleurant après elle, jusqu’à Bakhurim. Et Abner lui dit : Va, retourne-t’en. Et il s’en retourna.

 

17 Et Abner s’était entretenu avec les anciens d’Israël, disant : Ci-devant vous recherchiez David, pour qu’il fût roi sur vous ;

18 et maintenant, agissez ; car l’Éternel a parlé touchant David, disant : Par la main de David, mon serviteur, je délivrerai* mon peuple Israël de la main des Philistins et de la main de tous ses ennemis.

19 Et Abner parla aussi aux oreilles de Benjamin, et Abner alla aussi pour dire aux oreilles de David, à Hébron, tout ce qui était bon aux yeux d’Israël et aux yeux de toute la maison de Benjamin.

20 Et Abner vint vers David, à Hébron, et avec lui vingt hommes ; et David fit un festin à Abner, ainsi qu’aux hommes qui étaient avec lui.

21 Et Abner dit à David : Je me lèverai, et j’irai, et j’assemblerai vers mon seigneur, le roi, tout Israël ; et ils feront alliance avec toi ; et tu régneras sur tout ce que ton âme désire. Et David congédia Abner, et il s’en alla en paix.

— v. 18 : litt.: il sauvera.

22 Et voici, les serviteurs de David, et Joab, revenaient d’une expédition, et ils amenaient avec eux un grand butin ; et Abner n’était pas avec David, à Hébron, car il l’avait congédié, et il s’en était allé en paix.

23 Et Joab et toute l’armée qui était avec lui vinrent ; et on rapporta à Joab, en disant : Abner, fils de Ner, est venu vers le roi qui l’a congédié, et il s’en est allé en paix.

24 Et Joab entra auprès du roi, et dit : Qu’as-tu fait ? Voici, Abner est venu vers toi ; pourquoi l’as-tu congédié, en sorte qu’il s’en est allé ?

25 Tu connais Abner, fils de Ner, qu’il est venu pour te tromper, et pour connaître tes sorties et tes entrées, et pour savoir tout ce que tu fais.

26 Et Joab sortit d’auprès de David, et envoya après Abner des messagers qui le firent rebrousser depuis la citerne de Sira ; et David ne le savait pas.

27 Et Abner revint à Hébron, et Joab le tira à part au milieu de la porte, pour lui parler tranquillement, et là il le frappa au ventre, en sorte qu’il mourut, à cause du sang de son frère Asçaël.

 

28 Et David l’apprit plus tard, et il dit : Je suis innocent, moi et mon royaume, devant l’Éternel, à jamais, du sang d’Abner, fils de Ner :

29 qu’il tombe sur la tête de Joab, et sur toute la maison de son père ; et que la maison de Joab ne soit jamais sans un homme ayant un flux, ou la lèpre, ou qui s’appuie sur un bâton, ou qui tombe par l’épée, ou qui manque de pain.

30 Ainsi Joab et Abishaï, son frère, tuèrent Abner, parce qu’il avait donné la mort à Asçaël, leur frère, à Gabaon, dans la bataille.

 

31 Et David dit à Joab et à tout le peuple qui était avec lui : Déchirez vos vêtements et ceignez-vous de sacs, et menez deuil devant Abner. Et le roi David marchait après le cercueil.

32 Et ils enterrèrent Abner à Hébron ; et le roi éleva sa voix et pleura au sépulcre d’Abner ; et tout le peuple pleura.

33 Et le roi prononça une complainte sur Abner, et dit :

 

Abner devait-il mourir comme meurt un insensé* ?

34 Tes mains n’étaient pas liées, et tes pieds n’avaient pas été mis dans des chaînes ; tu es tombé comme on tombe devant les fils d’iniquité.

— v. 33 : ou : impie.

Et tout le peuple pleura encore sur lui.

35 Et tout le peuple vint vers David pour l’engager à manger du pain, pendant qu’il était encore jour ; mais David jura, disant : Que Dieu me fasse ainsi et ainsi y ajoute, si avant que le soleil se soit couché, je goûte du pain ou aucune autre chose !

36 Et tout le peuple y eut égard, et cela fut bon à leurs yeux, comme tout ce que faisait le roi était bon aux yeux de tout le peuple.

37 Et en ce jour-là tout le peuple et tout Israël reconnurent que ce n’était point de par le roi qu’on avait fait mourir Abner, fils de Ner.

38 Et le roi dit à ses serviteurs : Ne savez-vous pas qu’un prince, et un grand homme, est tombé aujourd’hui en Israël ?

39 Et moi, je suis aujourd’hui faible, bien que j’aie reçu l’onction de roi* ; et ces hommes-là, les fils de Tseruïa, sont trop durs pour moi. Que l’Éternel rende à celui qui fait le mal, selon son méfait** !

— v. 39* : litt.: bien que roi oint. — v. 39** : ou : sa méchanceté.

Chapitre 4

1 Et quand le fils de Saül apprit qu’Abner était mort à Hébron, ses mains furent affaiblies, et tout Israël fut troublé.

2 Et il y avait deux hommes, chefs de bandes du fils de Saül ; le nom de l’un était Baana, et le nom du second, Récab : [ils étaient] fils de Rimmon, le Beérothien, d’entre les fils de Benjamin ; car aussi Beéroth est comptée comme étant de Benjamin.

3 Et les Beérothiens s’enfuirent à Guitthaïm, et ils y ont séjourné jusqu’à aujourd’hui.

 

4 Et Jonathan, fils de Saül, avait un fils perclus des pieds ; il était âgé de cinq ans lorsque le bruit touchant Saül et Jonathan vint de Jizreël ; et sa nourrice l’emporta, et s’enfuit ; et il arriva que, comme elle se hâtait de fuir, il tomba et devint boiteux ; et son nom était Mephibosheth*.

— v. 4 : Merib-Baal, 1 Chroniques 8:34.

5 Et les fils de Rimmon, le Beérothien, Récab et Baana, s’en allèrent et vinrent, pendant la chaleur du jour, dans la maison d’Ish-Bosheth ; et il était couché pour son repos de midi.

6 Et ils entrèrent jusque dans l’intérieur de la maison, comme pour prendre du froment, et ils le frappèrent au ventre ; et Récab et Baana, son frère, s’échappèrent.

7 Ils entrèrent dans la maison pendant qu’il était couché sur son lit dans sa chambre à coucher, et ils le frappèrent et le tuèrent ; et ils lui ôtèrent la tête, et ils prirent sa tête, et s’en allèrent toute la nuit par le chemin de la plaine*.

8 Et ils apportèrent la tête d’Ish-Bosheth à David, à Hébron, et ils dirent au roi : Voici la tête d’Ish-Bosheth, fils de Saül, ton ennemi qui cherchait ta vie ; et l’Éternel a donné en ce jour au roi, mon seigneur, d’être vengé de Saül et de sa race*.

9 Et David répondit à Récab et à Baana son frère, fils de Rimmon, le Beérothien, et leur dit : L’Éternel est vivant, qui a racheté mon âme de toute détresse,

10 que celui qui me rapporta, disant : Voici, Saül est mort ! et qui était à ses propres yeux comme un messager de bonnes nouvelles, je le saisis et le tuai à Tsiklag, lui donnant [ainsi] le salaire de sa bonne nouvelle :

11 combien plus, quand de méchants hommes ont tué un homme juste dans sa maison, sur son lit ! Et maintenant, ne redemanderai-je pas son sang de votre main ; et ne vous exterminerai-je pas de la terre ?

12 Et David commanda à ses jeunes hommes, et ils les tuèrent et leur coupèrent les mains et les pieds, et les pendirent au réservoir de Hébron. Et on prit la tête d’Ish-Bosheth, et on l’enterra dans le sépulcre d’Abner, à Hébron.

— v. 7 : l’Araba. — v. 8 : litt.: semence.

*

Chapitre 5

1 Et toutes les tribus d’Israël vinrent vers David à Hébron, et parlèrent, disant : Voici, nous sommes ton os et ta chair.

2 Et autrefois, quand Saül était roi sur nous, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël ; et l’Éternel t’a dit : Tu paîtras mon peuple Israël, et tu seras prince sur Israël.

3 Et tous les anciens d’Israël vinrent vers le roi à Hébron ; et le roi David fit alliance avec eux à Hébron, devant l’Éternel ; et ils oignirent David pour roi sur Israël. *

— v. 3 : date : A.C. 1048.

4 David était âgé de trente ans lorsqu’il devint roi ; il régna quarante ans.

5 Il régna à Hébron, sur Juda, sept ans et six mois ; et, à Jérusalem, il régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda.

 

6 Et le roi alla avec ses hommes à Jérusalem contre les Jébusiens, habitants du pays ; et ils parlèrent à David, disant : Tu n’entreras point ici ; mais les aveugles et les boiteux te repousseront ; — pour dire : David n’entrera pas ici.

7 Mais David prit la forteresse de Sion ; c’est la ville de David.

8 Et David dit en ce jour-là : Quiconque frappera les Jébusiens et atteindra le canal, et les boiteux et* les aveugles qui sont haïs de l’âme de David… ! C’est pourquoi on dit : L’aveugle et le boiteux n’entreront pas dans la maison.

9 Et David habita dans la forteresse, et l’appela ville de David ; et David bâtit tout autour, depuis Millo* vers l’intérieur.

— v. 8 : selon d’autres : qu’il jette dans le canal et les boiteux et. — v. 9 : la citadelle.

10 Et David allait grandissant de plus en plus ; et l’Éternel, le Dieu des armées, était avec lui.

11 Et Hiram, roi de Tyr, envoya des messagers à David, et des bois de cèdre, et des charpentiers, et des tailleurs de pierres pour les murailles* ; et ils bâtirent une maison à David.

12 Et David connut que l’Éternel l’avait établi roi sur Israël, et qu’il avait élevé son royaume à cause de son peuple Israël.

13 Et David prit encore des concubines et des femmes de Jérusalem, après qu’il fut venu de Hébron, et il naquit encore à David des fils et des filles.

14 Et ce sont ici les noms de ceux qui lui naquirent à Jérusalem : Shamua, et Shobab, et Nathan, et Salomon,

15 et Jibkhar, et Élishua, et Népheg, et Japhia,

16 et Élishama, et Éliada, et Éliphéleth.

— v. 11 : ou : des maçons.

17 Et les Philistins apprirent qu’on avait oint David pour roi sur Israël, et tous les Philistins montèrent pour chercher David ; et David l’apprit, et descendit à la forteresse.

18 Et les Philistins vinrent et se répandirent dans la vallée des Rephaïm.

19 Et David interrogea l’Éternel, disant : Monterai-je contre les Philistins ? Les livreras-tu en ma main ? Et l’Éternel dit à David : Monte, car certainement je livrerai les Philistins en ta main.

20 Et David vint à Baal-Peratsim ; et là David les frappa, et il dit : L’Éternel a fait une brèche au milieu de mes ennemis devant moi, comme une brèche faite par les eaux ; c’est pourquoi il appela le nom de ce lieu Baal-Peratsim*.

21 Et ils laissèrent là leurs idoles, et David et ses hommes les emportèrent.

— v. 20 : Baal-des-brèches.

22 Et les Philistins montèrent encore de nouveau, et se répandirent dans la vallée des Rephaïm.

23 Et David interrogea l’Éternel. Et il dit : Tu ne monteras pas ; tourne-les par derrière, et tu viendras contre eux vis-à-vis des mûriers ;

24 et aussitôt que tu entendras sur le sommet des mûriers un bruit de gens qui marchent, alors tu t’élanceras, car alors l’Éternel sera sorti devant toi pour frapper l’armée* des Philistins.

25 Et David fit ainsi, comme l’Éternel lui avait commandé ; et il frappa les Philistins depuis Guéba jusqu’à ce que tu viennes vers Guézer.

— v. 24 : ou : le camp.

*

Chapitre 6

1 Et David assembla encore toute l’élite d’Israël, trente mille [hommes].

2 Et David se leva et se mit en marche, et tout le peuple qui était avec lui, vers Baalé de Juda, pour en faire monter l’arche de Dieu, qui est appelée du nom, du nom de l’Éternel des armées, qui siège entre les chérubins.

3 Et ils montèrent l’arche de Dieu sur un chariot neuf, et l’emmenèrent de la maison d’Abinadab, qui était sur la colline* ; et Uzza et Akhio, les fils d’Abinadab, conduisaient le chariot neuf.

4 Et ils l’emmenèrent, avec l’arche de Dieu, de la maison d’Abinadab, qui était sur la colline*, et Akhio allait devant l’arche.

5 Et David et toute la maison d’Israël s’égayaient devant l’Éternel avec toutes sortes [d’instruments] de bois de cyprès* : avec des harpes, et des luths, et des tambourins, et des sistres, et des cymbales.

— v. 3, 4 : ou : à Guibha. — v. 5 : d’autres voudraient qu’on lût : de toute leur force, et avec des cantiques.

6 Et ils arrivèrent à l’aire de Nacon, et Uzza étendit [la main] vers l’arche de Dieu et la saisit, parce que les bœufs avaient bronché*.

7 Et la colère de l’Éternel s’embrasa contre Uzza, et Dieu le frappa là à cause de sa faute ; et il mourut là, près de l’arche de Dieu.

8 Alors David fut irrité de ce que l’Éternel avait fait une brèche en [la personne d’]Uzza ; et il appela ce lieu-là du nom de Pérets-Uzza*, [qui lui est resté] jusqu’à ce jour.

9 Et David eut peur de l’Éternel en ce jour-là, et il dit : Comment l’arche de l’Éternel entrerait-elle chez moi ?

10 Et David ne voulut pas retirer l’arche de l’Éternel chez lui dans la ville de David, mais David la fit détourner dans la maison d’Obed-Édom, le Guitthien.

11 Et l’arche de l’Éternel demeura trois mois dans la maison d’Obed-Édom, le Guitthien ; et l’Éternel bénit Obed-Édom et toute sa maison.

— v. 6 : ou : glissé. — v. 8 : brèche d’Uzza.

12 Et on rapporta au roi David, en disant : L’Éternel a béni la maison d’Obed-Édom et tout ce qui est à lui, à cause de l’arche de Dieu. Et David alla, et fit monter l’arche de Dieu de la maison d’Obed-Édom dans la ville de David, avec joie.

13 Et il arriva que, quand ceux qui portaient l’arche de l’Éternel avaient fait six pas, il sacrifiait un taureau et une bête grasse.

14 Et David dansait de toute sa force devant l’Éternel ; et David était ceint d’un éphod de lin.

15 Et David et toute la maison d’Israël faisaient monter l’arche de l’Éternel avec des cris de joie et au son des trompettes.

16 Et comme l’arche de l’Éternel entrait dans la ville de David, Mical, fille de Saül, regarda par la fenêtre, et elle vit le roi David sautant et dansant devant l’Éternel, et elle le méprisa dans son cœur.

 

17 Et ils amenèrent l’arche de l’Éternel, et la placèrent en son lieu, dans la tente que David avait tendue pour elle. Et David offrit* des holocaustes et des sacrifices de prospérités devant l’Éternel.

18 Et quand David eut achevé d’offrir* les holocaustes et les sacrifices de prospérités, il bénit le peuple au nom de l’Éternel des armées ;

19 et il distribua à tout le peuple, à toute la multitude d’Israël, tant aux femmes qu’aux hommes, à chacun un pain*, et une ration [de vin] **, et un gâteau de raisins. Et tout le peuple s’en alla, chacun en sa maison.

— v. 17, 18 : comme Lévitique 14:20. — v. 19* : litt.: une galette de pain. — v. 19** : selon quelques-uns : une ration de viande.

20 Et David s’en retourna pour bénir sa maison ; et Mical, fille de Saül, sortit à la rencontre de David, et dit : Combien s’est honoré aujourd’hui le roi d’Israël, qui s’est découvert aujourd’hui devant les yeux des servantes de ses serviteurs, comme se découvrirait sans honte un homme de rien !

21 Et David dit à Mical : Ç’a été devant l’Éternel, qui m’a choisi plutôt que ton père et que toute sa maison pour m’établir* prince sur le peuple de l’Éternel, sur Israël ; et j’ai dansé devant l’Éternel ;

22 et je me rendrai plus vil encore que cela, et je serai abaissé à mes yeux ; mais auprès des servantes dont tu as parlé, auprès d’elles, je serai honoré.

23 Et Mical, fille de Saül, n’eut point d’enfant jusqu’au jour de sa mort.

— v. 21 : litt.: commander.

*

Chapitre 7

1 Et quand le roi habita dans sa maison, et que, tout autour, l’Éternel lui eut donné du repos de tous ses ennemis,

2 il arriva que le roi dit à Nathan, le prophète : Regarde, je te prie, moi j’habite dans une maison de cèdres, et l’arche de Dieu habite sous des tapis.

3 Et Nathan dit au roi : Va, fais tout ce qui est dans ton cœur, car l’Éternel est avec toi.

 

4 Et il arriva, cette nuit-là, que la parole de l’Éternel vint à Nathan, disant :

5 Va, et dis à mon serviteur, à David : Ainsi dit l’Éternel : Me bâtirais-tu une maison pour que j’y habite ?

6 car je n’ai pas habité dans une maison, depuis le jour où j’ai fait monter les fils d’Israël hors d’Égypte, jusqu’à ce jour ; mais j’ai marché çà et là dans une tente et dans un tabernacle.

7 Partout où j’ai marché au milieu de tous les fils d’Israël, ai-je dit un mot à quelqu’une des tribus d’Israël à laquelle j’ai commandé de paître mon peuple Israël, en disant : Pourquoi ne me bâtissez-vous pas une maison de cèdres ?

8 Et maintenant tu diras ainsi à mon serviteur, à David : Ainsi dit l’Éternel des armées : Je t’ai pris des parcs, d’auprès du menu bétail, pour que tu fusses prince sur mon peuple, sur Israël ;

9 et j’ai été avec toi partout où tu as marché ; et j’ai retranché tous tes ennemis de devant toi, et je t’ai fait un grand nom, comme le nom des grands qui sont sur la terre.

10 Et j’ai établi un lieu à mon peuple, à Israël, et je le planterai, et il habitera chez lui, et ne sera plus agité ; et les fils d’iniquité ne l’affligeront plus comme au commencement,

11 et depuis le jour où j’ai établi* des juges sur mon peuple Israël. Et je t’ai donné du repos de tous tes ennemis ; et l’Éternel t’annonce que l’Éternel te fera une maison.

12 Quand tes jours seront accomplis et que tu dormiras avec tes pères, je susciterai après toi ta semence qui sortira de tes entrailles, et j’affermirai son royaume.

13 Lui, bâtira une maison à* mon nom ; et j’affermirai le trône de son royaume pour toujours.

14 Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils : s’il commet l’iniquité, je le châtierai avec une verge d’hommes et avec des plaies des fils des hommes ;

15 mais ma bonté ne se retirera point de lui, comme je l’ai retirée d’avec Saül que j’ai ôté de devant toi.

16 Et ta maison et ton royaume seront rendus stables à toujours devant toi, ton trône sera affermi pour toujours.

17 Nathan parla ainsi à David, selon toutes ces paroles et selon toute cette vision.

— v. 11 : litt.: commander. — v. 13 : ou, comme ailleurs : pour.

18 Et le roi David entra et s’assit devant l’Éternel, et dit : Qui suis-je, Seigneur Éternel ! et quelle est ma maison, que tu m’aies amené jusqu’ici ?

19 Et encore cela a été peu de chose à tes yeux, Seigneur Éternel ! et tu as même parlé de la maison de ton serviteur pour un long avenir. Est-ce là la manière de l’homme*, Seigneur Éternel ?

20 Et David, que pourrait-il te dire de plus ? Et toi, Seigneur Éternel, tu connais ton serviteur.

21 C’est à cause de ta parole, et selon ton cœur, que tu as fait toute cette grande chose, pour la faire connaître à ton serviteur.

22 C’est pourquoi, Éternel Dieu ! tu t’es montré grand, car il n’y en a point comme toi, et il n’y a point de Dieu si ce n’est toi, selon tout ce que nous avons entendu de nos oreilles.

23 Et qui est comme ton peuple, comme Israël, seule nation sur la terre que Dieu soit allé racheter, afin qu’elle lui soit un peuple, et pour se faire un nom à lui-même, et pour opérer en leur faveur* cette grande chose, et des choses terribles pour ton pays, devant ton peuple, que tu t’es racheté d’Égypte, des nations et de leurs dieux ?

24 Et tu t’es établi ton peuple Israël pour peuple, à toujours ; et toi, Éternel, tu es devenu leur Dieu.

25 Et maintenant, Éternel Dieu ! confirme pour toujours la parole que tu as prononcée touchant ton serviteur et touchant sa maison, et fais comme tu as dit ;

26 et que ton nom soit magnifié à toujours, de sorte qu’on dise : L’Éternel des armées est Dieu sur Israël. Et que la maison de ton serviteur David soit affermie devant toi !

27 Car toi, Éternel des armées, Dieu d’Israël, tu as révélé à* ton serviteur, disant : Je te bâtirai une maison ; c’est pourquoi ton serviteur a trouvé son cœur pour te faire cette prière.

28 Et maintenant, Seigneur Éternel, toi, tu es Dieu*, et tes paroles sont vraies**, et tu as dit ce bien à ton serviteur.

29 Et maintenant, qu’il te plaise de bénir la maison de ton serviteur, afin qu’elle soit à toujours devant toi ; car toi, Seigneur Éternel, tu as parlé ; et que la maison de ton serviteur soit bénie de ta bénédiction pour toujours.

— v. 19 : ou : et cela à la manière (litt.: la loi) de l’homme. — v. 23 : litt.: opérer pour vous. — v. 27 : litt.: découvert l’oreille de, comme Ruth 4:4 ; 1 Sam. 9:15 ;20:2, etc… — v. 28* : ou : Tu es le Même, Dieu ; voir Néhémie 9:7, et comparer Deut. 32:39. — v. 28** : litt.: vérité.

*

Chapitre 8

1 Et il arriva, après cela, que David frappa les Philistins et les subjugua ; et David prit Métheg-Amma* de la main des Philistins.

2 Et il frappa Moab, et il les mesura au cordeau, les faisant coucher par terre, et il en mesura deux cordeaux pour les faire mourir, et un plein cordeau pour les laisser vivre ; et les Moabites* devinrent serviteurs de David : ils lui apportèrent des présents.

— v. 1 : le frein de la capitale. — v. 2 : litt.: Moab.

3 Et David frappa Hadadézer, fils de Rehob, roi de Tsoba, comme il allait pour rétablir sa puissance sur le fleuve [Euphrate].

4 Et David lui prit mille sept cents cavaliers et vingt mille hommes de pied ; et David coupa les jarrets [aux chevaux] de tous les chars, mais il réserva cent attelages.

5 Et les Syriens de Damas vinrent au secours d’Hadadézer, roi de Tsoba ; et David frappa vingt-deux mille hommes des Syriens.

6 Et David mit des garnisons dans la Syrie de Damas, et les Syriens devinrent serviteurs de David : ils lui apportèrent des présents. Et l’Éternel sauvait David partout où il allait.

 

7 Et David prit les boucliers d’or qui étaient aux serviteurs d’Hadadézer, et les apporta à Jérusalem.

8 Et de Bétakh et de Bérothaï, villes d’Hadadézer, le roi David prit une grande quantité d’airain.

 

9 Et Tohi, roi de Hamath, apprit que David avait frappé toutes les forces d’Hadadézer.

10 Et Tohi envoya Joram, son fils, au roi David, pour le saluer* et le féliciter** de ce qu’il avait fait la guerre à Hadadézer et l’avait battu ; car Hadadézer était continuellement en guerre avec Tohi ; et [Joram] avait avec lui des vases d’argent, et des vases d’or, et des vases d’airain.

11 Ceux-ci aussi, le roi David les consacra à l’Éternel, avec l’argent et l’or qu’il avait consacrés de toutes les nations qu’il avait soumises :

12 de Syrie, et de Moab, et des fils d’Ammon, et des Philistins, et d’Amalek, et du butin d’Hadadézer, fils de Rehob, roi de Tsoba.

— v. 10* : litt.: s’enquirent touchant sa paix. — v. 10** : litt.: bénir.

13 Et David se fit un nom, en revenant d’avoir frappé les Syriens* dans la vallée du Sel, [au nombre de] dix-huit mille.

14 Et il mit des garnisons en Édom ; il mit des garnisons dans tout Édom, et tout Édom fut asservi à David. Et l’Éternel sauvait David partout où il allait.

— v. 13 : quelques-uns lisent : Édom, pour Aram.

15 Et David régna sur tout Israël ; et David faisait droit et justice à tout son peuple.

16 Et Joab, fils de Tseruïa, était [préposé] sur l’armée ; et Josaphat, fils d’Akhilud, était rédacteur des chroniques ;

17 et Tsadok, fils d’Akhitub, et Akhimélec, fils d’Abiathar, étaient sacrificateurs ; et Seraïa était scribe* ;

18 et Benaïa, fils de Jehoïada, [était chef] des Keréthiens* et des Peléthiens** ; et les fils de David étaient les principaux officiers.

— v. 17 : ou : secrétaire. — v. 18* : exécuteurs [des hautes œuvres]. — v. 18** : coureurs.

*

Chapitre 9

1 Et David dit : y a-t-il encore quelqu’un qui soit demeuré de reste de la maison de Saül ? et j’userai de bonté envers lui à cause de Jonathan. *

2 Et il y avait un serviteur de la maison de Saül, dont le nom était Tsiba ; et on l’appela auprès de David. Et le roi lui dit : Es-tu Tsiba ? Et il dit : Ton serviteur !

3 Et le roi dit : N’y a-t-il plus personne de la maison de Saül ? et j’userai envers lui d’une bonté de Dieu. Et Tsiba dit au roi : Il y a encore un fils de Jonathan, perclus des pieds.

4 Et le roi lui dit. Où est-il ? Et Tsiba dit au roi : Voici, il est dans la maison de Makir, fils d’Ammiel, à Lodebar.

5 Et le roi David envoya, et le prit de la maison de Makir, fils d’Ammiel, à Lodebar.

6 Et Mephibosheth, fils de Jonathan, fils de Saül, vint vers David, et il tomba sur sa face et se prosterna. Et David dit : Mephibosheth ! Et il dit : Voici ton serviteur.

7 Et David lui dit : Ne crains point, car certainement j’userai de bonté envers toi à cause de Jonathan, ton père, et je te rendrai tous les champs de Saül, ton père, et tu mangeras continuellement le pain à ma table.

8 Et il se prosterna, et dit : Qu’est ton serviteur, que tu aies regardé un chien mort tel que moi ?

— v. 1 : date : A.C. 1040, environ.

9 Et le roi appela Tsiba, le serviteur de Saül, et lui dit : Tout ce qui appartenait à Saül et à toute sa maison, je le donne au fils de ton seigneur ;

10 et tu cultiveras pour lui la terre, toi et tes fils et tes serviteurs, et tu en apporteras [les fruits], et le fils de ton seigneur aura du pain à manger ; et Mephibosheth, fils de ton seigneur, mangera continuellement le pain à ma table. Or Tsiba avait quinze fils et vingt serviteurs.

11 Et Tsiba dit au roi : Ton serviteur fera selon tout ce que le roi, mon seigneur, a commandé à son serviteur. Et Mephibosheth, [dit le roi,] mangera à ma table comme un des fils du roi.

12 Et Mephibosheth avait un jeune fils, et son nom était Mica ; et tous ceux qui habitaient dans la maison de Tsiba étaient serviteurs de Mephibosheth.

13 Et Mephibosheth habitait à Jérusalem, car il mangeait toujours à la table du roi ; et il était boiteux des deux pieds.

*

Chapitre 10

1 Et il arriva, après cela, que le roi des fils d’Ammon mourut ; et Hanun, son fils, régna à sa place.

2 Et David dit : J’userai de bonté envers Hanun, fils de Nakhash, comme son père a usé de bonté envers moi. Et David l’envoya consoler par ses serviteurs au sujet de son père. Et les serviteurs de David arrivèrent dans le pays des fils d’Ammon.

3 Et les chefs des fils d’Ammon dirent à Hanun, leur seigneur : Est-ce, à tes yeux, pour honorer ton père que David t’a envoyé des consolateurs ? N’est-ce pas pour reconnaître la ville, et pour l’explorer, et pour la détruire, que David t’a envoyé ses serviteurs ?

4 Et Hanun prit les serviteurs de David, et fit raser la moitié de leur barbe, et fit couper leurs vêtements par le milieu jusqu’au bas des reins, et les renvoya.

5 Et on le rapporta à David ; et il envoya à leur rencontre, car les hommes étaient très-confus. Et le roi dit : Habitez à Jéricho jusqu’à ce que votre barbe ait poussé, alors vous reviendrez.

 

6 Et les fils d’Ammon virent qu’ils s’étaient mis en mauvaise odeur auprès de David ; et les fils d’Ammon envoyèrent, et prirent à leur solde des Syriens de Beth-Rehob et des Syriens de Tsoba, vingt mille hommes de pied, et le roi de Maaca [avec] mille hommes, et ceux de Tob, douze mille hommes.

7 Et David l’apprit, et il envoya Joab et toute l’armée, les hommes forts.

8 Et les fils d’Ammon sortirent et se rangèrent en bataille à l’entrée de la porte ; et les Syriens de Tsoba et de Rehob, et ceux de Tob et de Maaca, étaient à part dans la campagne.

9 Et Joab vit que le front de la bataille était contre lui, devant et derrière ; et il choisit des hommes de toute l’élite d’Israël, et les rangea contre les Syriens ;

10 et il plaça le reste du peuple sous la main d’Abishaï, son frère, et le rangea contre les fils d’Ammon.

11 Et il dit : Si les Syriens sont plus forts que moi, tu me seras en aide ; et si les fils d’Ammon sont plus forts que toi, j’irai pour t’aider.

12 Sois fort, et fortifions-nous à cause de notre peuple et à cause des villes de notre Dieu ; et que l’Éternel fasse ce qui est bon à ses yeux.

13 Et Joab s’approcha, et le peuple qui était avec lui, pour livrer bataille aux Syriens ; et ils s’enfuirent devant lui.

14 Et quand les fils d’Ammon virent que les Syriens s’étaient enfuis, ils s’enfuirent devant Abishaï, et rentrèrent dans la ville. Et Joab s’en retourna d’auprès des fils d’Ammon, et vint à Jérusalem.

 

15 Et quand les Syriens virent qu’ils étaient battus devant Israël, ils se rassemblèrent ;

16 et Hadarézer envoya, et fit sortir les Syriens qui étaient au delà du fleuve, et ils vinrent à Hélam ; et Shobac, chef de l’armée d’Hadarézer, était à leur tête.

17 Et cela fut rapporté à David, et il assembla tout Israël, et passa le Jourdain, et vint à Hélam ; et les Syriens se rangèrent [en bataille] contre David, et se battirent avec lui.

18 Et les Syriens s’enfuirent devant Israël ; et David tua aux Syriens sept cents chars et quarante mille cavaliers, et il frappa Shobac, chef de leur armée, et il mourut là.

19 Et tous les rois qui étaient serviteurs d’Hadarézer virent qu’ils étaient battus devant Israël, et ils firent la paix avec Israël, et le servirent. Et les Syriens craignirent d’aider encore aux fils d’Ammon.

*

Chapitre 11

1 Et il arriva, au retour de l’année, au temps où les rois entrent en campagne*, que David envoya Joab, et ses serviteurs avec lui, et tout Israël ; et ils détruisirent les fils d’Ammon et assiégèrent Rabba ; mais David resta à Jérusalem.

2 Et il arriva, au temps du soir, que David se leva de dessus son lit de repos et se promena sur le toit de la maison du roi, et, du toit, il vit une femme qui se lavait, et la femme était très-belle à voir.

3 Et David envoya et s’informa de cette femme, et on [lui] dit : N’est-ce pas là Bath-Shéba, fille d’Éliam, femme d’Urie, le Héthien ?

4 Et David envoya des messagers, et la prit ; et elle vint vers lui, et il coucha avec elle (et elle se purifia* de son impureté) ; et elle s’en retourna dans sa maison.

5 Et la femme conçut ; et elle envoya, et informa David et dit : Je suis enceinte.

— v. 1 : litt.: sortent. — v. 4 : litt.: se sanctifia.

6 Et David envoya vers Joab, [disant] : Envoie-moi Urie, le Héthien. Et Joab envoya Urie à David.

7 Et Urie vint vers lui ; et David s’enquit de l’état* de Joab, et de l’état* du peuple, et de l’état* de la guerre.

8 Et David dit à Urie : Descends dans ta maison, et lave tes pieds. Et Urie sortit de la maison du roi, et on envoya après lui un présent de la part du roi.

9 Et Urie se coucha à l’entrée de la maison du roi avec tous les serviteurs de son seigneur, et ne descendit pas dans sa maison.

10 Et on le rapporta à David, disant : Urie n’est pas descendu à sa maison. Et David dit à Urie : Ne viens-tu pas de voyage ? Pourquoi n’es-tu pas descendu dans ta maison ?

11 Et Urie dit à David : L’arche, et Israël, et Juda, habitent sous des tentes* ; et mon seigneur Joab et les serviteurs de mon seigneur campent dans les champs, et moi, j’entrerais dans ma maison pour manger et boire, et pour coucher avec ma femme ? Tu es vivant, et ton âme est vivante, si je fais une telle chose !

12 Et David dit à Urie : Demeure ici encore aujourd’hui, et demain je te renverrai. Et Urie demeura à Jérusalem ce jour-là et le lendemain.

13 Et David l’appela, et il mangea et but devant lui, et [David] l’enivra ; et il sortit le soir pour se coucher sur son lit avec les serviteurs de son seigneur, et il ne descendit pas dans sa maison.

— v. 7 : litt.: la prospérité. — v. 11 : litt.: dans les cabanes.

14 Et il arriva, le matin, que David écrivit une lettre à Joab, et l’envoya par la main d’Urie.

15 Et il écrivit dans la lettre, disant : Placez Urie sur la première ligne au fort de la bataille, et retirez-vous d’auprès de lui, afin qu’il soit frappé et qu’il meure.

16 Et il arriva que, comme Joab surveillait la ville, il plaça Urie à l’endroit où il savait qu’étaient de vaillants hommes.

17 Et les hommes de la ville sortirent et se battirent contre Joab ; et il en tomba quelques-uns d’entre le peuple, d’entre les serviteurs de David, et Urie, le Héthien, mourut aussi.

 

18 Et Joab envoya, et rapporta à David tous les faits du combat.

19 Et il commanda au messager, disant : Quand tu auras achevé de dire au roi tous les faits du combat,

20 s’il arrive que la fureur du roi monte, et qu’il te dise : Pourquoi vous êtes-vous approchés de la ville pour combattre ? Ne savez-vous pas qu’on tire de dessus la muraille ?

21 Qui frappa Abimélec, fils de Jerubbésheth ? N’est-ce pas une femme qui jeta sur lui, de dessus la muraille, une meule tournante, et il en mourut à Thébets ? Pourquoi vous êtes-vous approchés de la muraille ? — alors tu diras : Ton serviteur Urie, le Héthien, est mort aussi.

 

22 Et le messager s’en alla ; et étant arrivé, il rapporta à David tout ce pour quoi Joab l’avait envoyé.

23 Et le messager dit à David : Les hommes ont eu l’avantage sur nous ; ils sont sortis contre nous dans la campagne, et nous les avons chargés jusqu’à l’entrée de la porte ;

24 et les archers ont tiré sur tes serviteurs de dessus la muraille, et des serviteurs du roi sont morts, et ton serviteur Urie, le Héthien, est mort aussi.

25 Et David dit au messager : Tu diras ainsi à Joab : Que cela ne soit pas mauvais à tes yeux, car l’épée dévore tantôt ici, tantôt là ; renforce le combat contre la ville, et détruis-la. Et toi, encourage-le.*

26 Et la femme d’Urie apprit qu’Urie, son mari, était mort, et elle se lamenta sur son mari.

27 Et quand le deuil fut passé, David envoya, et la recueillit dans sa maison, et elle devint sa femme, et lui enfanta un fils. Mais la chose que David avait faite fut mauvaise aux yeux de l’Éternel.

— v. 25 : litt.: fortifie-le.

Chapitre 12

1 Et l’Éternel envoya Nathan à David ; et il vint vers lui, et lui dit : Il y avait deux hommes dans une ville, l’un riche, et l’autre pauvre.

2 Le riche avait du menu et du gros bétail en grande quantité ;

3 mais le pauvre n’avait rien du tout qu’une seule petite brebis, qu’il avait achetée, et qu’il nourrissait, et qui grandissait auprès de lui et ensemble avec ses fils : elle mangeait de ses morceaux et buvait de sa coupe, et elle couchait dans son sein, et était pour lui comme une fille.

4 Et un voyageur vint chez l’homme riche ; et il évita de prendre de son menu ou de son gros bétail pour en apprêter au voyageur qui était venu chez lui, et il a pris la brebis de l’homme pauvre, et l’a apprêtée pour l’homme qui était venu vers lui.

5 Et la colère de David s’embrasa fort contre l’homme ; et il dit à Nathan : L’Éternel est vivant que l’homme qui a fait cela est digne de mort !

6 et il rendra la brebis au quadruple, parce qu’il a fait cette chose-là et qu’il n’a pas eu de pitié.

 

7 Et Nathan dit à David : Tu es cet homme ! Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Je t’ai oint pour roi sur Israël, et je t’ai délivré de la main de Saül,

8 et je t’ai donné la maison de ton seigneur, et les femmes de ton seigneur dans ton sein, et je t’ai donné la maison d’Israël et de Juda ; et si c’était peu, je t’eusse ajouté telle et telle chose.

9 Pourquoi as-tu méprisé la parole de l’Éternel, en faisant ce qui est mauvais à ses yeux ? Tu as frappé avec l’épée Urie, le Héthien ; et sa femme, tu l’as prise pour en faire ta femme, et lui, tu l’as tué par l’épée des fils d’Ammon.

10 Et maintenant, l’épée ne s’éloignera pas de ta maison, à jamais, parce que tu m’as méprisé, et que tu as pris la femme d’Urie, le Héthien, pour qu’elle fût ta femme.

11 Ainsi dit l’Éternel : Voici, je susciterai de ta propre maison un mal contre toi : je prendrai tes femmes devant tes yeux, et je les donnerai à ton compagnon, et il couchera avec tes femmes à la vue de ce soleil ;

12 car tu l’as fait en secret, et moi, je ferai cette chose-là devant tout Israël et devant le soleil.

 

13 Et David dit à Nathan : J’ai péché contre l’Éternel. Et Nathan dit à David : Aussi l’Éternel a fait passer ton péché : tu ne mourras pas ;

14 toutefois, comme par cette chose tu as donné occasion aux ennemis de l’Éternel de blasphémer, le fils qui t’est né mourra certainement.

15 Et Nathan s’en alla dans sa maison.

 

Et l’Éternel frappa l’enfant que la femme d’Urie avait enfanté à David ; et il fut très-malade*.

16 Et David supplia Dieu pour l’enfant, et David jeûna ; et il alla et passa la nuit couché sur la terre.

17 Et les anciens de sa maison se levèrent [et vinrent] vers lui pour le faire lever de terre ; mais il ne voulut pas, et ne mangea pas le pain avec eux.

18 Et il arriva, le septième jour, que l’enfant mourut ; et les serviteurs de David craignirent de lui apprendre que l’enfant était mort, car ils disaient : Voici, lorsque l’enfant était en vie, nous lui avons parlé, et il n’a pas écouté notre voix ; et comment lui dirions-nous : L’enfant est mort ? Il fera quelque mal.

19 Et David vit que ses serviteurs parlaient bas, et David comprit que l’enfant était mort ; et David dit à ses serviteurs : L’enfant est-il mort ? Et ils dirent : Il est mort.

20 Et David se leva de terre, et se lava et s’oignit, et changea de vêtements ; et il entra dans la maison de l’Éternel et se prosterna ; et il rentra dans sa maison, et demanda qu’on mît du pain devant lui, et il mangea.

21 Et ses serviteurs lui dirent : Qu’est-ce que tu fais ? Tu as jeûné et tu as pleuré à cause de l’enfant, pendant qu’il était en vie ; et quand l’enfant est mort, tu te lèves et tu manges* !

22 Et il dit : Tant que l’enfant vivait encore, j’ai jeûné et j’ai pleuré, car je disais : Qui sait : l’Éternel me fera grâce, et l’enfant vivra ?

23 Mais maintenant qu’il est mort, pourquoi jeûnerais-je ? pourrais-je le faire revenir encore ? Moi, je vais vers lui, mais lui ne reviendra pas vers moi.

— v. 15 : ou : malade à la mort. — v. 21 : hébreu : manges du pain.

24 Et David consola Bath-Shéba, sa femme, et vint vers elle et coucha avec elle ; et elle enfanta un fils, et il appela son nom Salomon* ; et l’Éternel l’aima ;

25 et il envoya par* Nathan le prophète, et l’appela du nom de Jedidia**, à cause de l’Éternel.

— v. 24 : pacifique. — v. 25* : litt.: par la main de, comme ailleurs, souvent. — v. 25** : bien-aimé de l’Éternel.

26 Et Joab fit la guerre contre Rabba des fils d’Ammon, et il prit la ville royale.

27 Et Joab envoya des messagers à David, et dit : J’ai fait la guerre contre Rabba, et j’ai aussi pris la ville des eaux.

28 Et maintenant, assemble le reste du peuple, et campe contre la ville et prends-la, de peur que moi je ne prenne la ville, et qu’elle ne soit appelée de mon nom.

29 Et David assembla tout le peuple, et marcha sur Rabba ; et il combattit contre elle, et la prit.

30 Et il prit la couronne de leur roi de dessus sa tête (et son poids était d’un talent d’or, et elle [avait] des pierres précieuses) ; et elle fut [mise] sur la tête de David ; et il emmena de la ville une grande quantité de butin.

31 Et il fit sortir le peuple qui s’y trouvait, et les mit sous la scie, et sous des herses de fer, et sous des haches de fer, et les fit passer par un four à briques : il fit ainsi à toutes les villes des fils d’Ammon. Et David et tout le peuple s’en retournèrent à Jérusalem.

*

Chapitre 13

1 Et après cela, Absalom, fils de David, ayant une sœur nommée Tamar, qui était belle, il arriva qu’Amnon, fils de David, l’aima.

2 Et Amnon fut tourmenté jusqu’à en tomber malade, à cause de Tamar, sa sœur ; car elle était vierge, et il était trop difficile aux yeux d’Amnon de lui faire quoi que ce fût.

3 Et Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Shimha, frère de David ; et Jonadab était un homme très-habile.

4 Et il lui dit : Pourquoi maigris-tu ainsi d’un matin à l’autre, toi, fils du roi ? Ne me le déclareras-tu pas ? Et Amnon lui dit : J’aime Tamar, sœur d’Absalom mon frère.

5 Et Jonadab lui dit : Couche-toi sur ton lit et fais le malade ; et ton père viendra te voir, et tu lui diras : Je te prie, que Tamar, ma sœur, vienne et qu’elle me donne à manger du pain, et qu’elle apprête devant mes yeux un mets, afin que je la voie, et que je le mange de sa main.

6 Et Amnon se coucha et fit le malade ; et le roi vint le voir, et Amnon dit au roi : Je te prie, que Tamar, ma sœur, vienne et prépare sous mes yeux deux beignets, et que je les mange de sa main.

7 Et David envoya vers Tamar dans la maison, disant : Va, je te prie, dans la maison d’Amnon, ton frère, et apprête-lui un mets.

8 Et Tamar alla dans la maison d’Amnon, son frère, et il était couché ; et elle prit de la pâte et la pétrit, et prépara sous ses yeux des beignets, et elle cuisit les beignets.

9 Et elle prit la poêle et les versa devant lui ; et il refusa de manger. Et Amnon dit : Faites sortir tout homme d’auprès de moi. Et tout homme sortit d’auprès de lui.

10 Et Amnon dit à Tamar : Apporte le mets dans la chambre intérieure, et je mangerai de ta main. Et Tamar prit les beignets qu’elle avait préparés, et les apporta à Amnon, son frère, dans la chambre.

11 Et elle les lui présenta à manger ; et il la saisit, et lui dit : Viens, couche avec moi, ma sœur.

12 Et elle lui dit : Non, mon frère, ne m’humilie pas ; car on ne fait point ainsi en Israël : ne fais pas cette infamie.

13 Et moi, où porterais-je ma honte ? Et toi, tu serais comme l’un des infâmes en Israël. Et maintenant, parle au roi, je te prie, car il ne me refusera point à toi.

14 Et il ne voulut pas écouter sa voix, et il fut plus fort qu’elle et l’humilia et coucha avec elle.

15 Et Amnon la haït d’une très-grande haine, car la haine dont il la haït était plus grande que l’amour dont il l’avait aimée. Et Amnon lui dit : Lève-toi, va-t’en.

16 Et elle lui dit : Il n’y a pas de raison [pour cela] ; ce tort de me chasser est plus grand que l’autre que tu m’as fait. Mais il ne voulut pas l’écouter.

17 Et il appela son jeune homme qui le servait, et dit : Chassez donc cette [femme] dehors, de devant moi ; et ferme la porte au verrou après elle.

18 Et elle avait sur elle une tunique bigarrée ; car les filles du roi qui étaient vierges étaient ainsi habillées de robes. Et celui qui le servait la mit dehors, et ferma la porte après elle.

19 Et Tamar prit de la poussière [et la mit] sur sa tête, et déchira la tunique bigarrée qu’elle avait sur elle, et elle mit sa main sur sa tête, et s’en alla, marchant et criant.

20 Et Absalom, son frère, lui dit : Est-ce que ton frère Amnon a été avec toi ? Et maintenant, ma sœur, garde le silence : il est ton frère ; ne prends pas cette chose à cœur.

 

Et Tamar demeura désolée dans la maison d’Absalom, son frère.

21 Et le roi David entendit parler de toutes ces choses, et il en fut très-irrité.

22 Et Absalom ne parla à Amnon, ni en mal, ni en bien, car Absalom haïssait Amnon, parce qu’il avait humilié Tamar, sa sœur.

 

23 Et il arriva, après deux années entières, qu’Absalom avait les tondeurs à Baal-Hatsor, qui est près d’Éphraïm ; * et Absalom invita tous les fils du roi.

24 Et Absalom vint vers le roi, et dit : Tu vois que* ton serviteur a les tondeurs : je te prie, que le roi et ses serviteurs aillent avec ton serviteur.

25 Et le roi dit à Absalom : Non, mon fils, nous n’irons pas tous, et nous ne te serons pas à charge. Et il le pressa, mais il ne voulut pas aller ; et il le bénit.

26 Et Absalom dit : Si [tu ne viens] pas, que mon frère Amnon, je te prie, vienne avec nous. Et le roi lui dit : Pourquoi irait-il avec toi ?

27 Et Absalom le pressa, et il envoya avec lui Amnon et tous les fils du roi.

28 Et Absalom commanda à ses serviteurs*, disant : Faites attention, je vous prie, quand le cœur d’Amnon sera gai par le vin, et que je vous dirai : Frappez Amnon, alors tuez-le, ne craignez point ; n’est-ce pas moi qui vous l’ai commandé ? Fortifiez-vous, et soyez vaillants !

29 Et les serviteurs* d’Absalom firent à Amnon comme Absalom l’avait commandé ; et tous les fils du roi se levèrent, et montèrent chacun sur son mulet et s’enfuirent.

— v. 23 : date : A.C. 1030, environ. — v. 24 : litt.: Voici, je te prie. — v. 28, 29 : hébreu : jeunes hommes.

30 Et il arriva, comme ils étaient en chemin, que le bruit en vint à David ; on disait : Absalom a frappé tous les fils du roi, et il n’en reste pas un seul.

31 Et le roi se leva, et déchira ses vêtements, et se coucha par terre ; et tous ses serviteurs étaient là, les vêtements déchirés.

32 Et Jonadab, fils de Shimha, frère de David, prit la parole et dit : Que mon seigneur ne pense pas qu’on ait tué tous les jeunes hommes, fils du roi, car Amnon seul est mort ; car cela a eu lieu par l’ordre d’Absalom, qu’il avait arrêté dès le jour qu’[Amnon] humilia Tamar, sa sœur.

33 Et maintenant, que le roi, mon seigneur, ne prenne pas ceci à cœur, disant : Tous les fils du roi sont morts ; car Amnon seul est mort.

34 Et Absalom s’enfuit. Et le jeune homme qui était en sentinelle leva ses yeux et regarda ; et voici, un grand peuple venait par le chemin qui était derrière lui*, du côté de la montagne.

35 Et Jonadab dit au roi : Voici les fils du roi qui viennent ; selon la parole de ton serviteur, ainsi il en est arrivé.

36 Et comme il achevait de parler, voici, les fils du roi arrivèrent, et ils élevèrent leur voix et pleurèrent ; et le roi aussi, et tous ses serviteurs pleurèrent très-amèrement.

— v. 34 : peut-être : à l’ouest.

37 Et Absalom s’enfuit, et s’en alla vers Talmaï, fils d’Ammihud, roi de Gueshur ; et [David] menait deuil tous les jours sur son fils.

38 Ainsi Absalom s’enfuit, et il vint à Gueshur et fut là trois ans ;

39 et le roi David languissait d’aller vers Absalom, car il était consolé à l’égard d’Amnon, parce qu’il était mort.

Chapitre 14

1 Et Joab, fils de Tseruïa, s’aperçut que le cœur du roi était pour Absalom ;

2 et Joab envoya à Thekoa, et fit venir de là une femme habile, et il lui dit : Je te prie, fais semblant de mener deuil, et revêts-toi, je te prie, de vêtements de deuil, et ne t’oins pas d’huile, mais sois comme une femme qui mène deuil depuis longtemps pour un mort ;

3 et entre vers le roi, et parle-lui de cette manière. Et Joab lui mit les paroles dans la bouche.

 

4 Et la femme thekohite parla au roi, et tomba sur son visage contre terre et se prosterna, et dit : Sauve-moi, ô roi !

5 Et le roi lui dit : Qu’as-tu ? Et elle dit : Certainement, je suis une femme veuve, et mon mari est mort.

6 Et ta servante* avait deux fils, et ils se sont disputés tous deux dans les champs, et il n’y avait personne pour les séparer ; et l’un a frappé l’autre et l’a tué.

7 Et voici, toute la famille s’est élevée contre ta servante*, et ils ont dit : Livre celui qui a frappé son frère, afin que nous le mettions à mort, à cause de la vie de son frère qu’il a tué, et que nous détruisions aussi l’héritier. Et ainsi ils éteindraient le tison qui me reste, afin de ne laisser à mon mari ni nom, ni reste, sur la face de la terre.

8 Et le roi dit à la femme : Va dans ta maison, et je donnerai mes ordres à ton égard.

9 Et la femme thekohite dit au roi : Ô roi, mon seigneur ! que l’iniquité soit sur moi et sur la maison de mon père, et que le roi et son trône en soient innocents.

10 Et le roi dit : Celui qui te parlera, amène-le-moi, et il ne te touchera plus.

11 Et elle dit : Je te prie, que le roi se souvienne de l’Éternel, ton Dieu, afin que le vengeur du sang ne multiplie pas la ruine, et qu’on ne détruise pas mon fils. Et il dit : L’Éternel est vivant, s’il tombe à terre un des cheveux de ton fils !

12 Et la femme dit : Je te prie, que ta servante* dise un mot au roi, mon seigneur. Et il dit : Parle.

13 Et la femme dit : Et pourquoi as-tu pensé ainsi contre le peuple de Dieu ? et le roi dit cette parole comme un [homme] coupable, le roi ne faisant point revenir celui qu’il a chassé.

14 Car nous mourrons certainement, et nous sommes comme de l’eau versée sur la terre, qu’on ne peut recueillir. Et Dieu ne [lui] a point ôté la vie, mais il a la pensée que celui qui est chassé ne demeure plus chassé loin de lui.

15 Et maintenant, si je suis venue dire cette parole au roi, mon seigneur, c’est parce que le peuple m’a fait peur ; et ta servante* a dit : Que je parle donc au roi, peut-être que le roi accomplira la parole de sa servante ;

16 car le roi écoutera, pour délivrer sa servante de la main de l’homme qui veut nous exterminer, moi et mon fils ensemble, de l’héritage de Dieu.

17 Et ta servante* a dit : Que la parole du roi, mon seigneur, nous apporte du repos ! car le roi, mon seigneur, est comme un ange de Dieu, pour entendre le bien et le mal ; et l’Éternel, ton Dieu, sera** avec toi !

— v. 6, 7, 12, 15, 17* : ou : esclave. — v. 17** : ou : soit.

18 Et le roi répondit, et dit à la femme : Je te prie, ne me cache pas la chose que je vais te demander. Et la femme dit : Que le roi, mon seigneur, parle, je te prie.

19 Et le roi dit : La main de Joab n’est-elle pas avec toi dans tout ceci ? Et la femme répondit et dit : Ton âme est vivante, ô roi, mon seigneur, qu’on ne peut [s’écarter] à droite ou à gauche de tout ce que dit le roi, mon seigneur ; car ton serviteur Joab, lui, m’a commandé, et a mis toutes ces paroles dans la bouche de ta servante*.

20 C’est afin de donner une autre apparence à la chose, que ton serviteur Joab a fait cela ; et mon seigneur est sage comme la sagesse d’un ange de Dieu, pour savoir tout ce qui [se passe] sur la terre.

— v. 19* : ou : esclave.

21 Et le roi dit à Joab : Voici, j’ai fait cela ; va, fais revenir le jeune homme Absalom.

22 Et Joab tomba sur sa face contre terre et se prosterna, et bénit le roi. Et Joab dit : Aujourd’hui ton serviteur connaît que j’ai trouvé faveur à tes yeux, ô roi, mon seigneur, parce que le roi a fait ce que son serviteur a dit.

23 Et Joab se leva et s’en alla à Gueshur, et il ramena Absalom à Jérusalem. *

24 Et le roi dit : Qu’il se retire dans sa maison, et qu’il ne voie point ma face. Et Absalom se retira dans sa maison et ne vit pas la face du roi.

— v. 23 : date : A.C. 1027, environ.

25 Et dans tout Israël il n’y avait pas d’homme beau comme Absalom [et si] fort à louer [pour sa beauté] ; depuis la plante de ses pieds jusqu’au sommet de sa tête, il n’y avait point en lui de défaut.

26 Et quand il se rasait la tête (or c’était d’année en année qu’il la rasait, parce que [sa chevelure] lui pesait ; alors il la rasait), les cheveux de sa tête pesaient deux cents sicles au poids du roi.

27 Et il naquit à Absalom trois fils, et une fille, qui avait nom Tamar, et elle était une femme belle de visage.

 

28 Et Absalom habita deux années entières à Jérusalem sans voir la face du roi.

29 Et Absalom envoya vers Joab pour l’envoyer auprès du roi ; et [Joab] ne voulut pas venir vers lui ; et il envoya encore pour la seconde fois, et il ne voulut pas venir.

30 Alors [Absalom] dit à ses serviteurs : Voyez, le champ* de Joab est auprès du mien ; il y a de l’orge, allez et mettez-y le feu. Et les serviteurs d’Absalom mirent le feu au champ*.

31 Alors Joab se leva et vint vers Absalom dans la maison, et lui dit : Pourquoi tes serviteurs ont-ils mis le feu à mon champ* ?

32 Et Absalom dit à Joab : Voici, j’ai envoyé vers toi, disant : Viens ici, et je t’enverrai vers le roi, pour [lui] dire : Pourquoi suis-je venu de Gueshur ? il serait bon pour moi d’y être encore. Et maintenant, que je voie la face du roi ; et s’il y a de l’iniquité en moi, qu’il me fasse mourir.

33 Et Joab vint vers le roi et le lui rapporta. Et [le roi] appela Absalom, et il vint vers le roi et se prosterna le visage contre terre devant le roi, et le roi baisa Absalom.

— v. 30, 31 : litt.: portion.

*

Chapitre 15

1 Et il arriva, après cela,* qu’Absalom se procura des chars et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui.

2 Et Absalom se levait de bonne heure, et se tenait à côté du chemin de la porte ; et tout homme qui avait une cause qui l’obligeât d’aller vers le roi pour un jugement, Absalom l’appelait, et disait : De quelle ville es-tu ? Et il disait : Ton serviteur est de l’une des tribus d’Israël.

3 Et Absalom lui disait : Vois, tes affaires sont bonnes et justes, mais tu n’as personne pour les entendre de la part du roi.

4 Et Absalom disait : Que ne m’établit-on juge dans le pays ! alors tout homme qui aurait une cause ou un procès viendrait vers moi, et je lui ferais justice.

5 Et s’il arrivait qu’un homme s’approchât pour se prosterner devant lui, il lui tendait la main, et le prenait, et le baisait.

6 Et Absalom agissait de cette manière envers tous ceux d’Israël qui venaient vers le roi pour un jugement ; et Absalom dérobait les cœurs des hommes d’Israël.

— v. 1 : date : A.C. 1023, environ.

7 Et il arriva au bout de quarante* ans, qu’Absalom dit au roi : Je te prie, que je m’en aille et que j’acquitte à Hébron mon vœu que j’ai voué à l’Éternel.

8 Car ton serviteur voua un vœu, quand je demeurais à Gueshur, en Syrie, disant : Si l’Éternel me fait retourner à Jérusalem, je servirai l’Éternel.

9 Et le roi lui dit : Va en paix. Et il se leva, et s’en alla à Hébron.

10 Et Absalom envoya des émissaires* dans toutes les tribus d’Israël, disant : Quand vous entendrez le son de la trompette, dites : Absalom règne à Hébron.

11 Et deux cents hommes qui avaient été invités, s’en allèrent de Jérusalem avec Absalom, et ils allaient dans leur simplicité, et ne savaient rien de l’affaire.

12 Et Absalom envoya [appeler] Akhitophel, le Guilonite, le conseiller de David, de sa ville de Guilo, pendant qu’il offrait* les sacrifices ; et la conjuration devint puissante, et le peuple allait croissant auprès d’Absalom.

— v. 7 : plusieurs lisent : quatre. — v. 10 : ailleurs : espions. — v. 12 : offrir, ici, litt.: sacrifier : voir Deut. 12:15.

13 Et il vint à David quelqu’un qui lui rapporta, disant : Les cœurs des hommes d’Israël suivent Absalom.

14 Et David dit à tous ses serviteurs qui étaient avec lui à Jérusalem : Levez-vous, et fuyons, car nous ne saurions échapper devant Absalom. Hâtez-vous de vous en aller, de peur qu’il ne se hâte, et ne nous atteigne, et ne fasse tomber le malheur sur nous, et ne frappe la ville par le tranchant de l’épée.

15 Et les serviteurs du roi dirent au roi : Selon tout ce que choisira le roi, notre seigneur, voici tes serviteurs.

16 Et le roi sortit, et toute sa maison à sa suite ; et le roi laissa dix femmes concubines pour garder la maison.

17 Et le roi sortit, et tout le peuple à sa suite ; et ils s’arrêtèrent à Beth-Merkhak*.

18 Et tous ses serviteurs marchaient* à ses côtés ; et tous les Keréthiens, et tous les Peléthiens, et tous les Guitthiens, six cents hommes qui étaient venus de Gath à sa suite, marchaient* devant le roi.

— v. 17 : maison éloignée. — v. 18 : litt.: passaient.

19 Et le roi dit à Itthaï, le Guitthien : Pourquoi viendrais-tu, toi aussi, avec nous ? Retourne-t’en, et demeure avec le roi ; car tu es étranger, et de plus tu as émigré dans le lieu que tu habites*.

20 Tu es venu hier, et aujourd’hui je te ferais errer avec nous çà et là ? Et quant à moi, je vais où je puis aller. Retourne-t’en, et emmène tes frères. Que la bonté et la vérité soient avec toi* !

21 Mais Itthaï répondit au roi, et dit : L’Éternel est vivant, et le roi, mon seigneur, est vivant, que dans le lieu où sera le roi, mon seigneur, soit pour la mort, soit pour la vie, là aussi sera ton serviteur !

22 Et David dit à Itthaï : Va, et passe ! Alors Itthaï, le Guitthien, passa avec tous ses hommes et tous les enfants qui étaient avec lui.

23 Et tout le pays pleurait à haute voix, et tout le peuple passait ; et le roi passa le torrent du Cédron, et tout le peuple passa en face du chemin du désert.

— v. 19 : litt.: dans ton lieu. — v. 20 : ou : frères avec toi. Bonté et vérité [te soient].

24 Et voici Tsadok aussi, et tous les Lévites avec lui, portant l’arche de l’alliance de Dieu, et ils posèrent l’arche de Dieu, et Abiathar monta, jusqu’à ce que tout le peuple eût achevé de passer hors de la ville.

25 Et le roi dit à Tsadok : Reporte l’arche de Dieu dans la ville ; si je trouve grâce aux yeux de l’Éternel, alors il me ramènera, et me la fera voir, elle et sa demeure.

26 Et s’il dit ainsi : Je ne prends point de plaisir en toi ; — me voici, qu’il fasse de moi ce qui sera bon à ses yeux.

27 Et le roi dit à Tsadok, le sacrificateur : N’es-tu pas le voyant ? Retourne-t’en en paix à la ville, et Akhimaats, ton fils, et Jonathan, fils d’Abiathar, vos deux fils, avec vous.

28 Voyez, j’attendrai dans les plaines du désert, jusqu’à ce que vienne de votre part une parole pour m’apporter des nouvelles.

29 Et Tsadok et Abiathar reportèrent l’arche de Dieu à Jérusalem, et y demeurèrent.

 

30 Et David monta par la montée des Oliviers, montant et pleurant ; et il avait la tête couverte et marchait nu-pieds, et tout le peuple qui était avec lui montait, chacun ayant sa tête couverte, et en montant ils pleuraient.

31 Et on rapporta à David, en disant : Akhitophel est parmi les conjurés avec Absalom. Et David dit : Éternel ! je te prie, rends vain le conseil d’Akhitophel.

32 Et David, étant parvenu au sommet où il se prosterna devant Dieu, il arriva que voici, Hushaï, l’Arkite, vint au-devant de lui, sa tunique déchirée et de la terre sur sa tête.

33 Et David lui dit : Si tu passes avec moi, tu me seras à charge.

34 Mais si tu retournes à la ville, et que tu dises à Absalom : Ô roi ! je serai ton serviteur ; comme j’ai été autrefois serviteur de ton père, maintenant aussi je serai ton serviteur, — alors tu annuleras pour moi le conseil d’Akhitophel.

35 Et les sacrificateurs Tsadok et Abiathar ne sont-ils pas là avec toi ? Et il arrivera que tout ce que tu entendras de la maison du roi, tu le rapporteras à Tsadok et à Abiathar, les sacrificateurs.

36 Voici, leurs deux fils, Akhimaats, [fils] de Tsadok, et Jonathan, [fils] d’Abiathar, sont là avec eux ; et vous me ferez savoir* par eux tout ce que vous aurez entendu.

37 Et Hushaï, l’ami de David, vint dans la ville ; et Absalom entra à Jérusalem.

— v. 36 : litt.: vous enverrez.

Chapitre 16

1 Et David avait passé un peu au delà du sommet, lorsque voici, Tsiba, serviteur* de Mephibosheth, vint à sa rencontre avec deux ânes bâtés, sur lesquels il y avait deux cents pains, et cent gâteaux de raisins secs, et cent de fruits d’été, et une outre de vin.

2 Et le roi dit à Tsiba : Que veux-tu faire de cela ? Et Tsiba dit : Les ânes sont pour la maison du roi, pour les monter ; et le pain et les fruits d’été, pour que les jeunes hommes les mangent ; et le vin, pour que celui qui est fatigué dans le désert en boive.

3 Et le roi dit : Et où est le fils de ton seigneur ? Et Tsiba dit au roi : Voici, il est demeuré à Jérusalem ; car il a dit : Aujourd’hui la maison d’Israël me rendra le royaume de mon père.

4 Et le roi dit à Tsiba : Voici, tout ce qui est à Mephibosheth est à toi. Et Tsiba dit : Je me prosterne ; que je trouve faveur à tes yeux, ô roi, mon seigneur !

— v. 1 : hébreu : jeune homme.

5 Et le roi David vint jusqu’à Bakhurim ; et voici, il en sortit un homme de la famille de la maison de Saül, et son nom était Shimhi, fils de Guéra : il sortit en maudissant,

6 et lança des pierres contre David et contre tous les serviteurs du roi David ; et tout le peuple et tous les hommes forts étaient à sa droite et à sa gauche.

7 Et Shimhi disait ainsi en maudissant : Sors, sors, homme de sang, et homme de Bélial !

8 L’Éternel a fait retomber sur toi tout le sang de la maison de Saül, à la place duquel tu as régné, et l’Éternel a mis le royaume dans la main d’Absalom, ton fils ; et te voilà [pris] dans ton propre mal, car tu es un homme de sang.

9 Et Abishaï, fils de Tseruïa, dit au roi : Pourquoi ce chien mort maudit-il le roi, mon seigneur ? Laisse-moi passer et lui ôter la tête.

10 Et le roi dit : Qu’y a-t-il entre moi et vous, fils de Tseruïa ? Oui, qu’il maudisse ; car l’Éternel lui a dit : Maudis David ! Et qui dira : Pourquoi fais-tu ainsi ?

11 Et David dit à Abishaï et à tous ses serviteurs : Voici, mon fils qui est sorti de mes entrailles, cherche ma vie, combien plus maintenant ce Benjaminite ! Laissez-le, et qu’il maudisse ! car l’Éternel le lui a dit.

12 Peut-être l’Éternel regardera mon affliction, et l’Éternel me rendra le bien pour la malédiction qui tombe aujourd’hui sur moi.

13 Et David et ses hommes allèrent leur chemin ; et Shimhi marchait sur le flanc de la montagne, vis-à-vis de lui, et en marchant il maudissait et lançait des pierres contre lui, et jetait de la poussière.

14 Et le roi, et tout le peuple qui était avec lui, arrivèrent fatigués, et là ils se refirent.

 

15 Et Absalom, et tout le peuple, les hommes d’Israël, vinrent à Jérusalem, et Akhitophel avec lui.

16 Et il arriva que, lorsque Hushaï, l’Arkite, l’ami de David, vint vers Absalom, Hushaï dit à Absalom : Vive le roi ! vive le roi !

17 Et Absalom dit à Hushaï : Est-ce là ta bonté pour ton ami ? Pourquoi n’es-tu pas allé avec ton ami ?

18 Et Hushaï dit à Absalom : Non, car je serai à celui qu’ont choisi l’Éternel et ce peuple, et tous les hommes d’Israël, et c’est avec lui que je demeurerai ;

19 et de plus, qui servirai-je ? Ne sera-ce pas devant son fils ? Comme j’ai servi devant ton père, ainsi je serai devant toi.

 

20 Et Absalom dit à Akhitophel : Donnez un conseil sur ce que nous ferons.

21 Et Akhitophel dit à Absalom : Va vers les concubines de ton père, qu’il a laissées pour garder la maison ; et tout Israël entendra dire que tu es en mauvaise odeur auprès de ton père, et les mains de tous ceux qui sont avec toi seront fortifiées.

22 Et on tendit une tente pour Absalom sur le toit ; et Absalom entra vers les concubines de son père, aux yeux de tout Israël.

23 Et le conseil que donnait Akhitophel, en ces jours-là, était comme si on se fût enquis de la parole de Dieu. Ainsi était tout le conseil d’Akhitophel, tant auprès de David qu’auprès d’Absalom.

Chapitre 17

1 Et Akhitophel dit à Absalom : Laisse-moi choisir douze mille hommes, et je me lèverai, et je poursuivrai David cette nuit ;

2 et j’arriverai sur lui tandis qu’il est fatigué et que ses mains sont faibles, et je l’épouvanterai ; et tout le peuple qui est avec lui s’enfuira, et je frapperai le roi seul ;

3 et je ramènerai à toi tout le peuple. L’homme que tu cherches est autant que le retour de tous : tout le peuple sera en paix.

4 Et la parole fut bonne* aux yeux d’Absalom et aux yeux de tous les anciens d’Israël.

— v. 4 : litt.: droite.

5 Et Absalom dit : Appelle aussi Hushaï, l’Arkite, et nous entendrons ce que lui aussi dit*.

6 Et Hushaï vint vers Absalom ; et Absalom lui parla, disant : Akhitophel a parlé de cette manière ; ferons-nous ce qu’il a dit ? Sinon, parle, toi.

7 Et Hushaï dit à Absalom : Le conseil qu’Akhitophel a donné cette fois n’est pas bon.

8 Et Hushaï dit : Tu connais ton père et ses hommes, que ce sont des hommes vaillants, et qu’ils ont l’amertume dans l’âme, comme une ourse dans les champs, privée de ses petits ; et ton père est un homme de guerre : il ne passera pas la nuit avec le peuple.

9 Voici, il est maintenant caché dans quelque fosse, ou dans quelque autre lieu. Et il arrivera que, si quelques-uns tombent dès le commencement, quiconque l’apprendra, dira : Il y a une déroute parmi le peuple qui suit Absalom ;

10 et celui-là même qui est un homme courageux, qui a un cœur de lion, se fondra entièrement, car tout Israël sait que ton père est un homme vaillant, et que ceux qui sont avec lui sont des hommes courageux.

11 Mais je conseille qu’on assemble en hâte auprès de toi tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, nombreux comme le sable qui est près de la mer, et que toi-même tu marches au combat.

12 Et nous arriverons à lui dans l’un des lieux où il se trouvera, et nous nous abattrons sur lui comme la rosée tombe sur le sol ; et, de lui et de tous les hommes qui sont avec lui, il n’en restera pas un seul.

13 Et s’il s’est retiré dans une ville, alors tout Israël apportera des cordes vers cette ville-là, et nous la traînerons jusque dans le torrent, jusqu’à ce qu’il ne s’en trouve pas même une petite pierre.

14 Et Absalom et tous les hommes d’Israël dirent : Le conseil de Hushaï, l’Arkite, est meilleur que le conseil d’Akhitophel. Et l’Éternel avait décrété d’annuler le bon conseil d’Akhitophel, pour que l’Éternel fît venir le mal sur Absalom.

— v. 5 : litt.: ce qui sera dans sa bouche.

15 Et Hushaï dit à Tsadok et à Abiathar, les sacrificateurs : Akhitophel a conseillé ainsi et ainsi à Absalom et aux anciens d’Israël, et ainsi et ainsi moi j’ai conseillé.

16 Et maintenant, envoyez promptement, et avertissez David, en disant : Ne passe pas la nuit dans les plaines du désert, et ne manque pas de passer plus avant, de peur que le roi ne soit englouti, et tout le peuple qui est avec lui.

17 Et Jonathan et Akhimaats se tenaient à En-Roguel, et une servante alla et les avertit, et ils allèrent et avertirent le roi David ; car ils ne pouvaient pas se montrer entrant dans la ville.

18 Et un garçon les vit, et le rapporta à Absalom ; alors ils s’en allèrent les deux en hâte, et vinrent à la maison d’un homme, à Bakhurim ; et il avait dans sa cour un puits, où ils descendirent.

19 Et la femme prit une couverture et l’étendit sur la bouche du puits, et répandit dessus du grain pilé ; et on ne s’aperçut de rien.

20 Et les serviteurs d’Absalom allèrent vers la femme dans la maison, et dirent : Où sont Akhimaats et Jonathan ? Et la femme leur dit : Ils ont passé le ruisseau. Et ils les cherchèrent et ne les trouvèrent pas, et retournèrent à Jérusalem.

21 Et après qu’ils s’en furent allés, [Akhimaats et Jonathan] montèrent du puits, et allèrent et rapportèrent au roi David ; et ils dirent à David : Levez-vous et passez l’eau en hâte, car Akhitophel a donné tel conseil contre vous.

22 Et David se leva, et tout le peuple qui était avec lui, et ils passèrent le Jourdain ; à la lumière du matin il n’en manqua pas un qui n’eût passé le Jourdain.

 

23 Et quand Akhitophel vit que son conseil n’était pas exécuté, il sella son âne, et se leva et s’en alla en sa maison, dans sa ville ; et il donna des ordres à sa maison, et s’étrangla, et mourut ; et il fut enterré dans le sépulcre de son père.

 

24 Et David vint à Mahanaïm ; et Absalom passa le Jourdain, lui et tous les hommes d’Israël avec lui.

25 Et Absalom établit Amasa sur l’armée, à la place de Joab. Et Amasa était le fils d’un homme nommé Jithra, l’Israélite*, qui était entré vers Abigaïl, fille de Nakhash et sœur de Tseruïa, mère de Joab.

26 Et Israël et Absalom se campèrent au pays de Galaad.

— v. 25 : Peut-être : l’Ismaélite ; voir 1 Chroniques 2:17.

27 Et comme David arrivait à Mahanaïm, Shobi, fils de Nakhash, de Rabba des fils d’Ammon, et Makir, fils d’Ammiel, de Lodebar, et Barzillaï le Galaadite, de Roguelim,

28 amenèrent des lits, et des bassins, et des vases en poterie, et du froment, et de l’orge, et de la farine, et du grain rôti, et des fèves, et des lentilles, et des grains rôtis,

29 et du miel, et du caillé*, et du menu bétail, et des fromages de vache, pour David et pour le peuple qui était avec lui, pour qu’ils en mangeassent, car ils dirent : Le peuple a faim, et il est fatigué, et il a soif dans le désert.

— v. 29 : ou : de la crème.

Chapitre 18

1 Et David passa en revue le peuple qui était avec lui, et il établit sur eux des chefs de milliers et des chefs de centaines.

2 Et David envoya le peuple, un tiers sous la main de Joab, et un tiers sous la main d’Abishaï, fils de Tseruïa [et] frère de Joab, et un tiers sous la main d’Itthaï, le Guitthien. Et le roi dit au peuple : Certainement je sortirai moi aussi avec vous.

3 Mais le peuple dit : Tu ne sortiras point ; car quand nous viendrions à fuir, ils ne prendraient pas garde à nous, et quand la moitié d’entre nous mourrait, ils ne prendraient pas garde à nous ; car toi*, tu es comme dix mille d’entre nous ; et maintenant il est bon que, de la ville, tu nous sois en secours.

4 Et le roi leur dit : Je ferai ce qui est bon à vos yeux. Et le roi se tint à côté de la porte, et tout le peuple sortit par centaines et par milliers.

5 Et le roi commanda à Joab, et à Abishaï, et à Itthaï, disant : Usez-moi de douceur envers le jeune homme, Absalom. Et tout le peuple entendit lorsque le roi donna ses ordres* à tous les chefs touchant Absalom.

— v. 3 : selon d’autres : car maintenant. — v. 5 : litt.: commanda.

6 Et le peuple sortit dans la campagne à la rencontre d’Israël ; et la bataille eut lieu dans la forêt d’Éphraïm.

7 Et le peuple d’Israël fut battu là par les serviteurs de David ; et le carnage fut grand ce jour-là,… vingt mille hommes.

8 Et la bataille s’étendit là sur toute la surface du pays, et la forêt dévora en ce jour plus de peuple que n’en dévora l’épée.

9 Et Absalom se trouva en présence des serviteurs de David, et Absalom montait un mulet ; et le mulet entra sous les branches entrelacées d’un grand térébinthe ; et la tête d’Absalom* se prit dans le térébinthe, et il demeura suspendu** entre le ciel et la terre ; et le mulet qui était sous lui passa outre.

10 Et un homme vit cela, et le rapporta à Joab, et dit : Voici, j’ai vu Absalom suspendu à un térébinthe.

11 Et Joab dit à l’homme qui le lui rapportait : Et voici, tu l’as vu, et pourquoi ne l’as-tu pas abattu là par terre ? Et c’eût été à moi de te donner dix [pièces] d’argent et une ceinture.

12 Et l’homme dit à Joab : Et quand je pèserais dans ma main mille [pièces] d’argent, je n’étendrais pas ma main sur le fils du roi ; car à nos oreilles le roi t’a commandé, à toi, et à Abishaï, et à Itthaï, disant : Prenez garde, qui [de vous] que ce soit, au jeune homme Absalom ; …

13 ou j’eusse agi perfidement contre ma vie, car rien* n’est caché au roi, et toi, tu aurais pris parti contre moi.

14 Et Joab dit : Je ne m’attarderai pas ainsi devant toi. Et il prit trois javelots dans sa main, et les enfonça dans le cœur d’Absalom, alors qu’il était encore vivant au milieu du térébinthe.

15 Et dix jeunes hommes qui portaient les armes de Joab entourèrent et frappèrent Absalom, et le mirent à mort.

16 Et Joab sonna de la trompette, et le peuple revint de la poursuite d’Israël, car Joab retint le peuple.

17 Et ils prirent Absalom et le jetèrent dans la forêt, dans une grande fosse, et élevèrent sur lui un très-grand monceau de pierres. Et tout Israël s’enfuit, chacun à sa tente.

18 Et Absalom avait pris et dressé pour lui, de son vivant, une stèle qui est dans la vallée du Roi ; car il disait : Je n’ai pas de fils pour rappeler la mémoire de mon nom. Et il appela la stèle de son nom ; et elle est appelée jusqu’à ce jour le monument d’Absalom.

— v. 9* : litt.: sa tête. — v. 9** : hébreu : il fut mis. — v. 13 : ou : Si j’eusse agi perfidement contre sa vie, rien….

19 Et Akhimaats, fils de Tsadok, dit : Laisse-moi courir et porter au roi la nouvelle que l’Éternel lui a fait justice de la main de ses ennemis.

20 Et Joab lui dit : Tu ne seras pas l’homme qui porteras les nouvelles aujourd’hui, mais tu porteras les nouvelles un autre jour ; aujourd’hui tu ne porteras pas les nouvelles, puisque le fils du roi est mort.

21 Et Joab dit au Cushite* : Va, rapporte au roi ce que tu as vu. Et le Cushite se prosterna devant Joab, et courut.

22 Et Akhimaats, le fils de Tsadok, dit encore une fois à Joab : Quoi qu’il arrive, que je coure, moi aussi, je te prie, après le Cushite. Et Joab dit : Pourquoi veux-tu courir, mon fils, puisque tu n’as pas des nouvelles opportunes ?

23 — Et quoi qu’il arrive, je veux courir. Et [Joab] lui dit : Cours !

— v. 21 : ou : à l’Éthiopien ; selon d’autres : à Cushi.

Et Akhimaats courut par le chemin de la plaine, et dépassa le Cushite.

24 Et David était assis entre les deux portes ; et la sentinelle alla sur le toit de la porte, sur la muraille, et elle leva les yeux, et regarda, et voici un homme qui courait seul.

25 Et la sentinelle cria et le rapporta au roi ; et le roi dit : S’il est seul, il y a des nouvelles dans sa bouche. Et [l’homme] allait toujours, et approchait.

26 Et la sentinelle vit un autre homme qui courait, et la sentinelle cria au portier et dit : Voici, un homme qui court seul. Et le roi dit : Celui-ci aussi apporte des nouvelles.

27 Et la sentinelle dit : Je vois le premier courir comme court Akhimaats, fils de Tsadok. Et le roi dit : C’est un homme de bien, il vient avec de bonnes nouvelles.

28 Et Akhimaats cria, et dit au roi : Paix ! Et il se prosterna devant le roi, le visage contre terre, et dit : Béni soit l’Éternel, ton Dieu, qui a livré les hommes qui avaient levé leurs mains contre le roi, mon seigneur !

29 Et le roi dit : y a-t-il paix pour le jeune homme Absalom ? Akhimaats dit : J’ai vu un grand tumulte lorsque Joab envoya le serviteur du roi et ton serviteur ; et je ne sais ce qu’il y avait.

30 Et le roi dit : Tourne-toi, et tiens-toi là. Et il se tourna, et se tint là.

 

31 Et voici, le Cushite arriva, et le Cushite dit : Que le roi, mon seigneur, reçoive une bonne nouvelle, car l’Éternel t’a aujourd’hui fait justice de la main de tous ceux qui s’étaient levés contre toi.

32 Et le roi dit au Cushite : Y a-t-il paix pour le jeune homme Absalom ? Et le Cushite dit : Que les ennemis du roi, mon seigneur, et tous ceux qui se sont levés contre toi pour le mal, soient comme ce jeune homme !

33 Et le roi fut très-ému, et il monta à la chambre au-dessus de la porte et pleura ; et en allant, il disait ainsi : Mon fils Absalom ! mon fils ! mon fils Absalom ! Fussé-je mort à ta place ! Absalom, mon fils, mon fils !

Chapitre 19

1 Et on rapporta à Joab : Voici, le roi pleure et mène deuil sur Absalom.

2 Et la victoire fut changée en deuil pour tout le peuple, ce jour-là, car le peuple entendit ce jour-là qu’on disait : Le roi est affligé à cause de son fils.

3 Et le peuple entra, ce jour-là, dans la ville à la dérobée, comme s’en irait à la dérobée un peuple honteux d’avoir pris la fuite dans la bataille.

4 Et le roi avait couvert son visage, et le roi criait à haute voix : Mon fils Absalom ! Absalom, mon fils, mon fils !

5 Et Joab vint vers le roi dans la maison, et dit : Tu as aujourd’hui rendu honteuse la face de tous tes serviteurs, qui ont aujourd’hui sauvé ta vie, et la vie de tes fils et de tes filles, et la vie de tes femmes, et la vie de tes concubines,

6 en ce que tu aimes ceux qui te haïssent, et que tu hais ceux qui t’aiment, car tu as montré aujourd’hui que tes chefs et tes serviteurs ne te sont rien ; et je sais aujourd’hui que, si Absalom vivait et que, nous tous, nous fussions morts aujourd’hui, alors cela serait bon* à tes yeux.

7 Et maintenant, lève-toi, sors, et parle au cœur de tes serviteurs ; car je jure par l’Éternel que si tu ne sors, pas un homme ne demeurera cette nuit avec toi ; et ceci sera pire pour toi que tout le mal qui t’est arrivé depuis ta jeunesse jusqu’à maintenant.

8 Et le roi se leva, et s’assit dans la porte ; et on rapporta à tout le peuple, en disant : Voici, le roi est assis dans la porte. Et tout le peuple vint devant le roi.

— v. 6 : ici, litt.: droit.

Et Israël s’était enfui, chacun à sa tente*.

9 Et tout le peuple était à se disputer dans toutes les tribus d’Israël, disant : Le roi nous a délivrés de la main de nos ennemis, et c’est lui qui nous a sauvés de la main des Philistins, et maintenant il s’est enfui du pays à cause d’Absalom ;

10 et Absalom, que nous avions oint sur nous, est mort dans la bataille ; et maintenant, pourquoi gardez-vous le silence pour ce qui est de ramener le roi ?

— v. 8 : voir 18:17.

11 Et le roi David envoya à Tsadok et à Abiathar, les sacrificateurs, disant : Parlez aux anciens de Juda, en disant : Pourquoi êtes-vous les derniers pour ramener le roi dans sa maison, alors que la parole de tout Israël est venue au roi dans sa maison ?

12 Vous êtes mes frères, vous êtes mon os et ma chair ; et pourquoi êtes-vous les derniers pour ramener le roi ?

13 Et dites à Amasa : N’es-tu pas mon os et ma chair ? Que Dieu me fasse ainsi, et ainsi y ajoute, si tu n’es chef de l’armée devant moi, pour toujours, à la place de Joab !

14 Et il inclina le cœur de tous les hommes de Juda comme un seul homme, et ils envoyèrent dire au roi : Reviens, toi et tous tes serviteurs.

15 Et le roi s’en retourna, et vint jusqu’au Jourdain ; et Juda vint à Guilgal pour aller à la rencontre du roi, pour faire passer au roi le Jourdain.

 

16 Et Shimhi, fils de Guéra, le Benjaminite, qui était de Bakhurim, se hâta et descendit avec les hommes de Juda à la rencontre du roi David,

17 et, avec lui, mille hommes de Benjamin, et Tsiba, serviteur* de la maison de Saül, et ses quinze fils et ses vingt serviteurs avec lui ; et ils traversèrent le Jourdain devant le roi.

18 Et un bac passa pour faire passer la maison du roi, et faire ce qui était bon à ses yeux. Et Shimhi, fils de Guéra, tomba devant le roi comme il allait passer le Jourdain,

19 et il dit au roi : Ne m’impute pas d’iniquité, mon seigneur, et ne te souviens pas de l’iniquité commise par ton serviteur au jour que le roi, mon seigneur, sortit de Jérusalem, en sorte que le roi le prenne à cœur.

20 Car moi, ton serviteur, je sais que j’ai péché ; et voici, je suis venu aujourd’hui le premier de toute la maison de Joseph, pour descendre à la rencontre du roi, mon seigneur.

21 Et Abishaï, fils de Tseruïa, répondit et dit : Ne fera-t-on pas mourir Shimhi pour cela, car il a maudit l’oint de l’Éternel ?

22 Et David dit : Qu’ai-je à faire avec vous, fils de Tseruïa ? car vous êtes aujourd’hui des adversaires pour moi. Ferait-on mourir aujourd’hui un homme en Israël ? car ne sais-je pas que je suis aujourd’hui roi sur Israël ?

23 Et le roi dit à Shimhi : Tu ne mourras point. Et le roi le lui jura.

— v. 17 : hébreu : jeune homme.

24 Et Mephibosheth, fils de Saül, descendit à la rencontre du roi ; et il n’avait pas soigné ses pieds, et n’avait pas fait sa barbe, et n’avait pas lavé ses vêtements, depuis le jour que le roi s’en était allé, jusqu’au jour où il revint en paix.

25 Et lorsque Jérusalem vint* à la rencontre du roi, le roi lui dit : Pourquoi n’es-tu pas allé avec moi, Mephibosheth ?

26 Et il dit : Ô roi, mon seigneur ! mon serviteur m’a trompé ; car ton serviteur disait : Je sellerai mon âne, et je monterai dessus, et j’irai avec le roi, car ton serviteur est boiteux ;

27 et il a calomnié ton serviteur auprès du roi, mon seigneur ; mais le roi, mon seigneur, est comme un ange de Dieu : fais donc ce qui est bon à tes yeux.

28 Car toute la maison de mon père n’était que des hommes morts* devant le roi, mon seigneur ; et tu as mis ton serviteur parmi ceux qui mangent à ta table ; et quel droit ai-je encore ? et pour quel sujet crierai-je encore au roi ?

29 Et le roi lui dit : Pourquoi me parles-tu encore de tes affaires ? Je l’ai dit : Toi et Tsiba, partagez les champs.

30 Et Mephibosheth dit au roi : Qu’il prenne même le tout, puisque le roi, mon seigneur, est revenu en paix dans sa maison.

— v. 25 : quelques-uns : Et lorsqu’il arriva à Jérusalem. — v. 28 : litt.: hommes de la mort.

31 Et Barzillaï, le Galaadite, descendit de Roguelim, et passa le Jourdain avec le roi, pour l’accompagner au delà du Jourdain.

32 Et Barzillaï était très-vieux, âgé de quatre-vingts ans, et il avait entretenu le roi pendant qu’il habitait à Mahanaïm, car il était un homme très-riche.

33 Et le roi dit à Barzillaï : Passe avec moi, et je t’entretiendrai auprès de moi à Jérusalem.

34 Et Barzillaï dit au roi : Combien seront les jours des années de ma vie, pour que je monte avec le roi à Jérusalem ?

35 Je suis aujourd’hui âgé de quatre-vingts ans ; puis-je distinguer ce qui est bon de ce qui est mauvais ? Ton serviteur peut-il savourer ce que je mange et ce que je bois ? Puis-je encore entendre la voix des chanteurs et des chanteuses ? Et pourquoi ton serviteur serait-il encore à charge au roi, mon seigneur ?

36 Ton serviteur passera pour peu [de temps] le Jourdain avec le roi ; et pourquoi le roi me donnerait-il cette récompense ?

37 Que ton serviteur, je te prie, s’en retourne, afin que je meure dans ma ville, auprès du sépulcre de mon père et de ma mère ; et voici ton serviteur Kimham, il passera avec le roi, mon seigneur : fais-lui ce qui sera bon à tes yeux.

38 Et le roi dit : Kimham passera avec moi, et je lui ferai ce qui sera bon à tes yeux ; et tout ce que tu voudras de moi, je te le ferai.

39 Et tout le peuple passa le Jourdain, et le roi passa. Et le roi baisa Barzillaï, et le bénit ; et [Barzillaï] s’en retourna en son lieu.

40 Et le roi passa à Guilgal, et Kimham passa avec lui ; et tout le peuple de Juda, et aussi la moitié du peuple d’Israël, firent passer le roi.

 

41 Et voici, tous les hommes d’Israël vinrent vers le roi, et dirent au roi : Pourquoi nos frères, les hommes de Juda, t’ont-ils enlevé et ont-ils fait passer le Jourdain au roi, et à sa maison, et à tous les hommes de David avec lui ?

42 Et tous les hommes de Juda répondirent aux hommes d’Israël : Parce que le roi m’est proche ; et pourquoi y a-t-il chez toi cette colère à cause de cela ? Avons-nous mangé quelque chose qui vînt du roi, ou nous a-t-il fait des présents ?

43 Et les hommes d’Israël répondirent aux hommes de Juda, et dirent : J’ai dix parts au roi, et aussi en David j’ai plus que toi ; et pourquoi m’as-tu méprisé ? Et ma parole n’a-t-elle pas été la première pour ramener mon roi ? Et la parole des hommes de Juda fut plus dure que la parole des hommes d’Israël.

Chapitre 20

1 Et il se rencontra là un homme de Bélial, son nom était Shéba, fils de Bicri, Benjaminite ; et il sonna de la trompette, et dit : Nous n’avons point de part en David, ni d’héritage dans le fils d’Isaï.

2 Chacun à sa tente, Israël ! Et tous les hommes d’Israël, se séparant de David, suivirent Shéba, fils de Bicri ; mais les hommes de Juda s’attachèrent à leur roi, depuis le Jourdain jusqu’à Jérusalem.

 

3 Et David vint dans sa maison à Jérusalem. Et le roi prit les dix femmes concubines qu’il avait laissées pour garder la maison, et les mit dans une maison où elles étaient gardées, et les entretint ; mais il n’entra pas vers elles ; et elles furent enfermées jusqu’au jour de leur mort, vivant dans le veuvage.

 

4 Et le roi dit à Amasa : Rassemble-moi en trois jours les hommes de Juda ; et toi, sois présent ici.

5 Et Amasa s’en alla pour rassembler Juda ; mais il tarda au delà du terme qui lui était assigné.

6 Et David dit à Abishaï : Maintenant Shéba, fils de Bicri, nous fera plus de mal qu’Absalom. Toi, prends les serviteurs de ton seigneur, et poursuis-le, de peur qu’il ne trouve des villes fortes, et qu’il ne se dérobe à nos yeux.

7 Et les hommes de Joab sortirent après lui, et les Keréthiens, et les Peléthiens, et tous les hommes forts ; et ils sortirent de Jérusalem pour poursuivre Shéba, fils de Bicri.

 

8 Ils étaient près de la grande pierre qui est à Gabaon, qu’Amasa arriva devant eux. Et Joab était ceint de la casaque dont il était vêtu, et, par-dessus, il avait le ceinturon de l’épée attachée sur ses reins dans son fourreau ; et comme il s’avançait, elle tomba.

9 Et Joab dit à Amasa : Te portes-tu bien, mon frère ? Et Joab de sa main droite saisit la barbe d’Amasa, pour le baiser.

10 Et Amasa ne prenait pas garde à l’épée qui était dans la main de Joab ; et [Joab] l’en frappa dans le ventre, et répandit ses entrailles à terre, sans le [frapper] une seconde fois ; et il mourut. Et Joab, et Abishaï, son frère, poursuivirent Shéba, fils de Bicri.

11 Et l’un des jeunes hommes de Joab se tint près d’Amasa*, et dit : Quiconque prend plaisir en Joab et quiconque est pour David, qu’il suive Joab !

12 Et Amasa se roulait dans son sang, au milieu de la route ; et quand cet homme vit que tout le peuple s’arrêtait, il tira Amasa hors de la route dans un champ, et jeta un vêtement sur lui, quand il vit que tous ceux qui arrivaient près de lui s’arrêtaient.

13 Quand il fut ôté de la route, tous les hommes passèrent outre après Joab, afin de poursuivre Shéba, fils de Bicri.

— v. 11 : litt.: près de lui.

14 Et [celui-ci] passa par toutes les tribus d’Israël, jusqu’à Abel et Beth-Maaca, et tout Bérim ; et ils se rassemblèrent*, et le suivirent aussi.

15 Et ils vinrent et assiégèrent [Shéba] dans Abel-Beth-Maaca, et ils élevèrent contre la ville une terrasse, et elle se dressait contre l’avant-mur ; et tout le peuple qui était avec Joab sapait pour faire tomber la muraille.

— v. 14 : quelques-uns lisent : tous les jeunes hommes se rassemblèrent.

16 Et une femme sage cria de la ville : Écoutez, écoutez ! Dites, je vous prie, à Joab : Approche jusqu’ici, et je te parlerai. Et il s’approcha d’elle.

17 Et la femme dit : Es-tu Joab ? Et il dit : C’est moi. Et elle lui dit : Écoute les paroles de ta servante. Et il dit : J’écoute.

18 Et elle parla et dit : On avait coutume autrefois de parler, disant : Demandez seulement à Abel, et ainsi on en finissait.

19 Moi, je suis paisible [et] fidèle en Israël ; toi, tu cherches à faire périr une ville et une mère en Israël ; pourquoi veux-tu engloutir l’héritage de l’Éternel ?

20 Et Joab répondit et dit : Loin de moi, loin de moi, de vouloir engloutir et détruire !

21 La chose n’est pas ainsi, mais un homme de la montagne d’Éphraïm, qui a nom Shéba, fils de Bicri, a levé sa main contre le roi, contre David ; livrez-le, lui seul, et je m’en irai de devant la ville. Et la femme dit à Joab : Voici, sa tête te sera jetée par la muraille.

22 Et la femme vint vers tout le peuple, avec sa sagesse ; et ils coupèrent la tête de Shéba, fils de Bicri, et la jetèrent à Joab. Et il sonna de la trompette, et on se dispersa de devant la ville, chacun à sa tente ; et Joab retourna à Jérusalem vers le roi.

 

23 Et Joab était [préposé] sur toute l’armée d’Israël ; et Benaïa, fils de Jehoïada, sur les Keréthiens et sur les Peléthiens ;

24 et Adoram sur les levées* ; et Josaphat, fils d’Akhilud, était rédacteur des chroniques ;

25 et Sheva* était scribe**, et Tsadok et Abiathar, sacrificateurs ;

26 et Ira aussi, le Jaïrite, était principal officier de David.

— v. 24 : ailleurs : corvée, tribut. — v. 25* : ou : Shéïa. — v. 25** : ou : secrétaire.

*

Chapitre 21

1 Et il y eut, du temps de David, une famine de trois ans, année après année. Et David rechercha la face de l’Éternel, et l’Éternel dit : C’est à cause de Saül et de sa maison de sang, parce qu’il a fait mourir les Gabaonites.

2 Et le roi appela les Gabaonites et leur parla. (Or les Gabaonites n’étaient pas des fils d’Israël, mais du reste des Amoréens, et les fils d’Israël s’étaient obligés envers eux par serment ; et Saül, dans son zèle pour les fils d’Israël et de Juda, avait cherché à les frapper).

3 Et David dit aux Gabaonites : Que ferai-je pour vous, et avec quoi ferai-je expiation, de sorte que vous bénissiez l’héritage de l’Éternel ?

4 Et les Gabaonites lui dirent : Il ne s’agit pas pour nous d’argent ou d’or à l’égard de Saül et de sa maison, ni qu’on fasse mourir personne en Israël. Et il dit : Ce que vous direz, je le ferai pour vous.

5 Et ils dirent au roi : L’homme qui nous a consumés et qui a formé un plan contre nous afin de nous détruire, pour que nous ne puissions subsister dans tous les confins d’Israël… :

6 qu’on nous livre sept hommes de ses fils, et nous les pendrons devant l’Éternel à Guibha de Saül, l’élu de l’Éternel. Et le roi dit : Je les livrerai.

7 Et le roi épargna Mephibosheth, fils de Jonathan, fils de Saül, à cause du serment de l’Éternel, qui était entre eux, entre David et Jonathan, fils de Saül.

 

8 Et le roi prit les deux fils de Ritspa, fille d’Aïa, qu’elle avait enfantés à Saül, Armoni et Mephibosheth, et les cinq fils de Mical*, fille de Saül, qu’elle avait enfantés à Adriel, fils de Barzillaï, le Meholathite,

9 et il les livra aux mains des Gabaonites, qui les pendirent sur la montagne, devant l’Éternel ; et les sept tombèrent ensemble, et on les fit mourir aux premiers jours de la moisson, au commencement de la moisson des orges.

10 Et Ritspa, fille d’Aïa, prit un sac* et l’étendit sur le rocher, depuis le commencement de la moisson jusqu’à ce qu’il tombât de l’eau des cieux sur eux ; et elle ne permit pas aux oiseaux des cieux de se poser sur eux le jour, ni aux bêtes des champs la nuit.

11 Et ce que Ritspa, fille d’Aïa, concubine de Saül, avait fait fut rapporté à David.

— v. 8 : d’autres lisent Mérab. — v. 10 : de la toile à sac.

12 Et David alla et prit les os de Saül et les os de Jonathan, son fils, de chez les habitants* de Jabès de Galaad, qui les avaient dérobés de la place de Beth-Shan, où les Philistins les avaient suspendus le jour où les Philistins avaient frappé Saül à Guilboa.

13 Et il emporta de là les os de Saül et les os de Jonathan, son fils ; et on recueillit les os de ceux qui avaient été pendus,

14 et on les enterra avec les os de Saül et de Jonathan, son fils, dans le pays de Benjamin, à Tséla, dans le sépulcre de Kis, son père. Et on fit tout ce que le roi avait commandé : et après cela, Dieu fut propice au pays.

— v. 12 : hébreu : maîtres, possesseurs.

15 Et il y eut encore une guerre des Philistins contre Israël ; et David descendit, et ses serviteurs avec lui, et ils se battirent avec les Philistins ; et David était fatigué.

16 Et Jishbi-Benob, qui était des enfants du géant* (le poids de sa lance était de trois cents sicles** d’airain, et il était ceint d’une [armure] neuve), pensa frapper David.

17 Et Abishaï, fils de Tseruïa, le secourut, et frappa le Philistin et le tua. Alors les hommes de David lui jurèrent, disant : Tu ne sortiras plus avec nous pour la guerre, et tu n’éteindras pas la lampe d’Israël.

18 Et il arriva, après cela, qu’il y eut encore un combat, à Gob, avec les Philistins. Alors Sibbecaï, le Hushathite, frappa Saph, qui était un des enfants du géant.

19 Et il y eut encore un combat, à Gob, avec les Philistins : et Elkhanan, fils de Jaaré-Oreguim, le Bethléhémite, frappa Goliath, le Guitthien ; et le bois de sa lance était comme l’ensouple des tisserands.

20 Et il y eut encore un combat, à Gath : et il y avait [là] un homme de haute stature qui avait six doigts aux mains et six orteils aux pieds, en tout* vingt-quatre ; et lui aussi était né au géant.

21 Et il outragea Israël ; mais Jonathan, fils de Shimha, frère de David, le frappa.

22 Ces quatre étaient nés au géant, à Gath, et tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs.

— v. 16* : hébreu : Rapha, d’où aussi Rephaïm ; voir Deut. 2:11, 20. — v. 16** : hébreu : poids. — v. 20 : litt.: en nombre.

*

Chapitre 22

1 Et David adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül.

2 Et il dit :

L’Éternel est mon rocher et mon lieu fort, et celui qui me délivre.

3 Dieu est mon rocher*, je me confierai en lui, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite et mon refuge. Mon Sauveur, tu me sauveras de la violence !

4 Je crierai à l’Éternel, qui est digne d’être loué, et je serai sauvé de mes ennemis.

5 Car les vagues de la mort m’ont environné, les torrents de Bélial* m’ont fait peur ;

6 Les cordeaux du shéol* m’ont entouré, les filets de la mort m’ont surpris :

7 Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, et j’ai appelé mon Dieu, et, de son temple, il a entendu ma voix, et mon cri est [parvenu] à ses oreilles.

8 Alors la terre fut ébranlée et trembla ; les fondements des cieux furent secoués et furent ébranlés, parce qu’il était irrité.

9 Une fumée montait de ses narines, et un feu sortant de sa bouche dévorait ; des charbons en jaillissaient embrasés.

10 Et il abaissa les cieux, et descendit ; et il y avait une obscurité profonde sous ses pieds.

11 Et il était monté sur un chérubin, et volait, et il parut sur les ailes du vent.

12 Et il mit autour de lui les ténèbres pour tente, des amas d’eaux, d’épaisses nuées de l’air.

13 De la splendeur qui était devant lui jaillissaient, embrasés, des charbons de feu.

14 L’Éternel tonna des cieux, et le Très-haut fit retentir sa voix.

15 Et il tira des flèches et dispersa [mes ennemis] * ; [il lança] l’éclair, et les mit en déroute.

16 Alors les lits de la mer parurent, les fondements du monde furent mis à découvert, quand l’Éternel les tançait par le souffle du vent de ses narines.

17 D’en haut, il étendit [sa main], il me prit, il me tira des grandes eaux ;

18 Il me délivra de mon puissant ennemi, de ceux qui me haïssaient ; car ils étaient plus forts que moi.

19 Ils m’avaient surpris au jour de ma calamité, mais l’Éternel fut mon appui.

— v. 3 : litt.: Dieu de mon rocher. — v. 5 : ou : d’iniquité. — v. 6 : voir note à Genèse 37:35. — v. 15 : litt.: les dispersa.

 

*

20 Et il me fit sortir au large, il me délivra, parce qu’il prenait son plaisir en moi.

21 L’Éternel m’a récompensé selon ma justice, il m’a rendu selon la pureté de mes mains ;

22 Car j’ai gardé les voies de l’Éternel, et je ne me suis point méchamment détourné de mon Dieu ;

23 Car toutes ses ordonnances ont été devant moi ; et de ses statuts, je ne me suis pas écarté ;

24 Et j’ai été parfait* envers lui, et je me suis gardé de mon iniquité.

25 Et l’Éternel m’a rendu selon ma justice, selon ma pureté devant ses yeux.

26 Avec celui qui use de grâce, tu uses de grâce ; avec l’homme parfait, tu te montres parfait ;

27 Avec celui qui est pur, tu te montres pur ; et avec le pervers, tu es roide*.

28 Et tu sauveras le peuple affligé, et tes yeux sont sur les hautains, [et] tu les abaisses.

29 Car toi, Éternel ! tu es ma lampe ; et l’Éternel fait resplendir mes ténèbres.

30 Car, par toi, je courrai au travers d’une troupe ; par mon Dieu, je franchirai une muraille.

— v. 24 : ou : intègre, comme Genèse 6:9 ; 17:1 ; Deut. 18:13. — v. 27 : c’est-à-dire  : tu le rencontres avec une volonté adverse.

*

31 Quant à *Dieu*, sa voie est parfaite ; la parole de l’Éternel est affinée ; il est un bouclier à tous ceux qui se confient en lui.

32 Car qui est *Dieu, hormis l’Éternel ? et qui est un rocher, hormis notre Dieu ?

33 *Dieu est ma puissante forteresse, et il aplanit parfaitement ma voie.

34 Il rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait tenir debout sur mes lieux élevés.

35 Il enseigne mes mains à combattre ; et mes bras bandent un arc d’airain.

36 Et tu m’as donné le bouclier de ton salut, et ta débonnaireté m’a agrandi.

37 Tu as mis au large mes pas sous moi, et les chevilles de mes pieds n’ont pas chancelé.

38 J’ai poursuivi mes ennemis, et je les ai détruits ; et je ne m’en suis pas retourné que je ne les aie consumés.

39 Et je les ai consumés, je les ai transpercés, et ils ne se sont pas relevés, mais ils sont tombés sous mes pieds.

40 Et tu m’as ceint de force pour le combat ; tu as courbé sous moi ceux qui s’élevaient contre moi.

41 Et tu as fait que mes ennemis m’ont tourné le dos ; et ceux qui me haïssaient, je les ai détruits.

42 Ils regardaient, et il n’y avait point de sauveur ; [ils regardaient] vers l’Éternel, et il ne leur a pas répondu.

43 Et je les ai brisés menu comme la poussière de la terre ; comme la boue des rues, je les ai écrasés, je les ai foulés.

44 Et tu m’as délivré des débats de mon peuple ; tu m’as gardé pour être le chef des nations ; un peuple que je ne connaissais pas me servira.

45 Les fils de l’étranger se sont soumis à moi en dissimulant* ; dès qu’ils ont entendu de leur oreille, ils m’ont obéi.

46 Les fils de l’étranger ont dépéri, et ils sont sortis en tremblant de leurs lieux cachés*.

— v. 31 : hébreu : El. — v. 45 : voir note à Deut. 33:29. — v. 46 : ou : ont tremblé dans leurs châteaux forts.

*

47 L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Et que Dieu, le rocher de mon salut, soit exalté,

48 Le *Dieu qui m’a donné des vengeances, et qui a amené les peuples sous moi,

49 Et qui m’a fait sortir du milieu de mes ennemis. Tu m’as élevé au-dessus de ceux qui s’élèvent contre moi, tu m’as délivré de l’homme violent.

50 C’est pourquoi, Éternel ! je te célébrerai parmi les nations, et je chanterai des cantiques à [la gloire de] ton nom.

51 [C’est lui] qui a donné de grandes délivrances à son roi, et qui use de bonté envers son oint, envers David, et envers sa semence, à toujours.

*

Chapitre 23

1 Et ce sont ici les dernières paroles de David. David, le fils d’Isaï, a dit*, et l’homme haut placé, l’oint du Dieu de Jacob, et le doux psalmiste d’Israël, a dit* :

— v. 1 : dire, dans le sens de la diction oraculaire, comme en Nombres 24:3.

2 L’Esprit de l’Éternel a parlé en moi, et sa parole a été sur ma langue.

3 Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé :

Celui qui domine parmi* les hommes sera juste, dominant en la crainte de Dieu,

4 et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages : par sa clarté l’herbe tendre [germe] de la terre après la pluie.

5 Quoique ma maison ne soit pas ainsi avec *Dieu, cependant il a établi avec moi une alliance éternelle, à tous égards bien ordonnée et assurée, car c’est là tout mon salut et tout mon plaisir, quoiqu’il ne la fasse pas germer*.

6 Mais [les fils de] Bélial sont tous comme des épines qu’on jette loin, car on ne les prend pas avec la main,

7 Et l’homme qui les touche se munit d’un fer ou d’un bois de lance ; et ils seront entièrement brûlés par le feu sur le lieu même.

— v. 3 : ou : sur. — v. 5 : ou : car tout mon salut et tout bon plaisir ne les ferait-il pas germer ?

*

8 Ce sont ici les noms des hommes forts qu’avait David : Josheb-Bashébeth*, Thacmonite**, chef des principaux capitaines ; c’était Adino, l’Etsnite, qui eut le dessus sur*** huit cents hommes, qu’il tua en une fois.

— v. 8* : ou : celui qui est assis à la [première] place. — v. 8** : probablement : le Hacmonite. — v. 8*** : ou, comme 1 Chroniques 11:11 : … capitaines ; il leva sa lance contre.

9 Et après lui, Éléazar, fils de Dodo, fils d’un Akhokhite* ; il était l’un des trois hommes forts qui étaient avec David, lorsqu’ils avaient défié les Philistins qui s’étaient assemblés là pour combattre, et que les hommes d’Israël étaient montés.

10 Il se leva, et frappa les Philistins, jusqu’à ce que sa main fut lasse et que sa main demeura attachée à l’épée ; et l’Éternel opéra une grande délivrance ce jour-là ; et le peuple revint après [Éléazar], seulement pour piller.

— v. 9 : ou : fils d’Akhokhi.

11 Et après lui, Shamma, fils d’Agué, Hararite : les Philistins s’étaient assemblés en troupe ; et il y avait là une portion de champ pleine de lentilles, et le peuple avait fui devant les Philistins :

12 et il se plaça au milieu du champ*, et le sauva, et frappa les Philistins ; et l’Éternel opéra une grande délivrance.

— v. 12 : hébreu : de la portion.

13 Et trois des trente chefs descendirent et vinrent au temps de la moisson vers David, dans la caverne d’Adullam, comme une troupe de Philistins était campée dans la vallée des Rephaïm.

14 Et David était alors dans le lieu fort, et il y avait alors un poste des Philistins à Bethléhem.

15 Et David convoita, et dit : Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ?

16 Et les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel.

17 Et il dit : Loin de moi, Éternel, que je fasse cela ! N’est-ce pas le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ? Et il ne voulut pas la boire. Ces trois hommes forts firent cela.

 

18 Et Abishaï, frère de Joab, fils de Tseruïa, était chef de trois, il leva sa lance contre trois cents hommes, qu’il tua. Et il eut un nom parmi les trois.

19 Ne fut-il pas le plus honoré des trois ? Et il fut leur chef ; mais il n’atteignit pas les trois [premiers].

 

20 Et Benaïa, fils de Jehoïada, fils d’un homme vaillant, de Kabtseël, grand en exploits, lui, frappa deux lions* de Moab ; et il descendit, et frappa le lion dans une fosse, par un jour de neige.

21 Et c’est lui qui frappa un homme égyptien qui était de grande apparence, et l’Égyptien avait en sa main une lance ; et il descendit vers lui avec un bâton, et arracha la lance de la main de l’Égyptien, et le tua avec sa propre lance.

22 Voilà ce que fit Benaïa, fils de Jehoïada ; et il eut un nom parmi les trois hommes forts :

23 il fut plus honoré que les trente, mais il n’atteignit pas les trois [premiers]. Et David lui donna une place dans ses audiences privées.

— v. 20 : ou : héros — hébreu : ariel, proprement : lion de *Dieu.

24 Asçaël, frère de Joab, était des trente ; Elkhanan, fils de Dodo, de Bethléhem ;

25 Shamma, le Harodite ; Élika, le Harodite ;

26 Hélets, le Paltite ; Ira, fils d’Ikkesh, le Thekohite ;

27 Abiézer, l’Anathothite ; Mebunnaï, le Hushathite ;

28 Tsalmon, l’Akhokhite ; Maharaï, le Netophathite ;

29 Héleb, fils de Baana, le Netophathite ; Itthaï, fils de Ribaï, de Guibha des fils de Benjamin ;

30 Benaïa, le Pirhathonite ; Hiddaï, des torrents de Gaash ;

31 Abi-Albon, l’Arbathite ; Azmaveth, le Barkhumite ;

32 Éliakhba, le Shaalbonite ; Bené-Jashen ; Jonathan ;

33 Shamma l’Hararite ; Akhiam, fils de Sharar, l’Ararite ;

34 Éliphéleth, fils d’Akhasbaï, fils d’un Maacathien ; Éliam, fils d’Akhitophel, le Guilonite ;

35 Hetsraï, le Carmélite ; Paaraï, l’Arbite ;

36 Jighal, fils de Nathan, de Tsoba ; Bani, le Gadite ;

37 Tsélek, l’Ammonite ; Nakharaï, le Beérothien, qui portait les armes de Joab, fils de Tseruïa ;

38 Ira, le Jéthrien ; Gareb, le Jéthrien ;

39 Urie, le Héthien : en tout, trente-sept.

*

Chapitre 24

1 Et la colère de l’Éternel s’embrasa de nouveau contre Israël ; et il incita David contre eux, disant : Va, dénombre Israël et Juda.

2 Et le roi dit à Joab, chef de l’armée, qui était avec lui : Parcours, je te prie, toutes les tribus d’Israël depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, et qu’on dénombre le peuple, afin que je sache le nombre du peuple.

3 Et Joab dit au roi : Que L’Éternel, ton Dieu, ajoute au peuple cent fois autant qu’il y en a, et que les yeux du roi, mon seigneur, le voient ! Mais pourquoi le roi, mon seigneur, prend-il plaisir à cela ?

4 Mais la parole du roi prévalut sur Joab, et sur les chefs de l’armée ; et Joab et les chefs de l’armée sortirent de devant le roi pour dénombrer le peuple, Israël.

 

5 Et ils passèrent le Jourdain et campèrent à Aroër, à droite de la ville qui est au milieu du torrent de Gad, et vers Jahzer.

6 Et ils vinrent en Galaad, et dans le bas pays de Hodshi*, et vinrent à Dan-Jaan, et dans les environs de Sidon.

7 Et ils vinrent à la ville forte de Tyr, et dans toutes les villes des Héviens et des Cananéens, et sortirent au midi de Juda, à Beër-Shéba.

8 Et ils parcoururent tout le pays, et revinrent à Jérusalem au bout de neuf mois et vingt jours.

9 Et Joab donna au roi le chiffre du recensement du peuple ; et il y avait d’Israël huit cent mille hommes de guerre tirant l’épée, et des hommes de Juda, cinq cent mille hommes.

— v. 6 : ou, comme nom propre : le pays de Thakhtim-Hodshi.

10 Et le cœur de David le reprit, après qu’il eut dénombré le peuple ; et David dit à l’Éternel : J’ai grandement péché dans ce que j’ai fait ; et maintenant, ô Éternel, fais passer, je te prie, l’iniquité de ton serviteur, car j’ai agi très-follement.

11 Et le matin, quand David se leva, la parole de l’Éternel vint à Gad, le prophète, le voyant de David, disant :

12 Va, et parle à David : Ainsi dit l’Éternel : Je t’impose [l’une de ces] trois choses ; choisis-en une, et je te la ferai.

13 Et Gad vint vers David, et lui rapporta [cela], et lui dit : La famine viendra-t-elle sur toi sept ans dans ton pays ; ou veux-tu fuir trois mois devant tes ennemis, et qu’ils te poursuivent ; ou y aura-t-il trois jours de peste dans ton pays ? Sache maintenant, et vois quelle parole je rapporterai à celui qui m’a envoyé.

14 Et David dit à Gad : Je suis dans une grande détresse. Que nous tombions, je te prie, dans les mains de l’Éternel, car ses compassions sont grandes ; et que je ne tombe point dans la main des hommes.

 

15 Et l’Éternel envoya la peste en Israël depuis le matin jusqu’au temps assigné ; et il mourut du peuple, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, soixante-dix mille hommes.

16 Et l’ange étendit sa main sur Jérusalem pour la détruire ; et l’Éternel se repentit de ce mal, et dit à l’ange qui détruisait parmi le peuple : Assez ! Retire maintenant ta main. Or l’ange de l’Éternel était près de l’aire d’Arauna, le Jébusien.

 

17 Et David, quand il vit l’ange qui frappait parmi le peuple, parla à l’Éternel, et dit : Voici, moi j’ai péché, et moi j’ai commis l’iniquité, mais ces brebis, qu’ont-elles fait ? Que ta main, je te prie, soit sur moi et sur la maison de mon père.

 

18 Et Gad vint vers David, ce jour-là, et lui dit : Monte, dresse un autel à l’Éternel dans l’aire d’Arauna, le Jébusien.

19 Et David monta selon la parole de Gad, comme l’Éternel l’avait commandé.

20 Et Arauna regarda, et il vit le roi et ses serviteurs qui passaient vers lui ; et Arauna sortit, et se prosterna devant le roi, le visage contre terre.

21 Et Arauna dit : Pourquoi le roi, mon seigneur, vient-il vers son serviteur ? Et David dit : pour acheter de toi l’aire, pour bâtir un autel à l’Éternel, afin que la plaie soit arrêtée de dessus le peuple.

22 Et Arauna dit à David : Que le roi, mon seigneur, prenne et offre* ce qui est bon à ses yeux. Vois, les bœufs seront pour l’holocauste, et les traîneaux à fouler et l’attirail des bœufs, pour le bois.

23 Tout cela, ô roi ! Arauna le donne au roi. Et Arauna dit au roi : L’Éternel, ton Dieu, veuille t’avoir pour agréable !

24 Et le roi dit à Arauna : Non, car certainement j’achèterai de toi pour un prix, et je n’offrirai* pas à l’Éternel, mon Dieu, des holocaustes qui ne coûtent rien. Et David acheta l’aire et les bœufs pour cinquante sicles d’argent.

25 Et David bâtit là un autel à l’Éternel, et offrit* des holocaustes et des sacrifices de prospérités. Et l’Éternel fut propice au pays ; et la plaie fut arrêtée de dessus Israël.

— v. 22, 24, 25 : offrir, ici : offrir sur l’autel même (comme Lév. 14:20 et Juges 6:26 ; 13:16, 19).