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Courants rafraîchissants découlant de La Source de Vie
Jean 7:37 : Jésus dit : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive
H. H. SNELL
Les sous-titres ont été
ajoutés par Bibliquest
Streams of Refreshing from the fountain
of life — 1897
Table des matières limitée aux chapitres :
2 Foi et Incrédulité — Ruth 1:15-16 — chapitre 4
3 Le Pharisien et le Publicain — Luc 18:10-14 — chapitre 10
4 La purification du lépreux — Lév. 14:1-8 — chapitre 11
5 Le bon samaritain — Luc 10:25-37 — chapitre 12
6 La naissance de Jésus — Matthieu 2 — chapitre 18
7 Le Choix de la Foi — Cantique des Cant. 2:3-4 — chapitre 20
8 Le Salut, ou la conversion du geôlier de Philippes — Actes 16:30-31 — chapitre 21
9 Jésus en compagnie d’un homme religieux et d’une pécheresse — Luc 7:36-50 — chapitre 7
10 Ne crains point — Apoc. 1:8-20 — chapitre 1
11 Jésus, Celui qui guérit — Marc 5:24-34 — chapitre 2
12 La liberté de l’évangile — Galates 5:1 — chapitre 3
13 Assurance — Genèse 15 — chapitre 6
14 Paix à ceux qui sont anxieux — Le serpent d’airain — Nombres 21:8-9 — chapitre 19
15 Position et espérance du chrétien — Rom. 8:1-9 ; Col. 2:9-10 — chapitre 5
16 Gratuité de la grâce — ou : l’eau vive — Apo. 22:1 — chapitre 8
17 La mort et le jugement sont passés pour le croyant — Héb. 9:27-28 — chapitre 9
18 Le sang qui fait propitiation pour l’âme — Lév. 17:11 — chapitre 13
19 LUTTEZ — Luc 13:24 — (chapitre 15)
20 Christ, la porte — (chapitre 14)
21 DESCENDS VITE — Zachée ; Luc 19:5 — (chapitre 16)
22 Qui sont les brebis de Christ ? — (chapitre 17)
23 L’iniquité ôtée et la propitiation faite pour le péché — Ésaïe 6 — (chapitre 22)
24 Le feu étranger et le feu du ciel — 2 Chroniques 7:1-10 — (chapitre 23)
26 Vous parlerez au rocher — Nombres 20 à 21:3 — (chapitre 25)
27 La nouvelle naissance — (chapitre 26)
28 La loi et la grâce — (chapitre 27)
29 La traversée du Jourdain : Josué 3 et 4 — (chapitre 28)
Table des matières complète :
2 Foi et Incrédulité — Ruth 1:15-16 — chapitre 4
2.1 La condition morale de Ruth
2.3 L’effet produit par cette nouvelle
3 Le Pharisien et le Publicain — Luc 18:10-14 — chapitre 10
4 La purification du lépreux — Lév. 14:1-8 — chapitre 11
4.1 Le lépreux amené au sacrificateur — Lév. 14:2
4.2 Le lépreux examiné par le sacrificateur — Lév. 14:3
4.3 Le lépreux purifié, mais uniquement par la mort d’un autre
4.5 L’oiseau vivant était alors lâché
4.6 Le lépreux se purifiant lui-même
5 Le bon samaritain — Luc 10:25-37 — chapitre 12
5.1 La condition misérable de l’homme déchu
5.2 L’incapacité de la loi ou des ordonnances à répondre aux besoins de l’homme.
5.3 La profondeur et la perfection de l’amour du Sauveur
5.4 La sécurité et l’espérance du pécheur guéri et racheté
6 La naissance de Jésus — Matthieu 2 — chapitre 18
6.1 L’annonce prophétique du Messie
6.2 Trois catégories de personnes
6.2.2 Les Scribes et les Pharisiens
7 Le Choix de la Foi — Cantique des Cant. 2:3-4 — chapitre 20
8 Le Salut, ou la conversion du geôlier de Philippes — Actes 16:30-31 — chapitre 21
8.1 Importance et urgence du salut
8.2.3 Les effets de cet évangile
9 Jésus en compagnie d’un homme religieux et d’une pécheresse — Luc 7:36-50 — chapitre 7
10 Ne crains point — Apoc. 1:8-20 — chapitre 1
10.1 Avoir à faire avec le Seigneur Jésus est inévitable
10.3 La vison de Jean à Patmos
10.4 Le Seigneur comme Jean l’a vu
10.5 La bénédiction est aux pieds de Jésus
10.6.2 à cause de l’œuvre accomplie
10.6.3 à cause de Son exaltation
10.7 Avoir à faire au Seigneur de la bonne manière
11 Jésus, Celui qui guérit — Marc 5:24-34 — chapitre 2
11.1 Le travail de l’Esprit dans le cœur de la femme
11.2 Comment Jésus agit avec cette pécheresse
12 La liberté de l’évangile — Galates 5:1 — chapitre 3
12.1 La délivrance de l’esclavage de Satan
12.2 La délivrance de la culpabilité et de la domination du péché
12.3 Délivrance de l’esclavage et de la malédiction de la loi
12.4 La délivrance de la crainte de la mort.
12.5 La liberté dans la présence de Dieu
12.6 Notre liberté d’enfants de Dieu
12.7 La liberté dans le service
13 Assurance — Genèse 15 — chapitre 6
13.1 La justice par la foi — de tout temps
13.2 Justifié entièrement en Christ
13.4.1 Le renoncement à soi-même
13.4.2 L’intelligence des pensées de Dieu touchant Christ et Son œuvre
13.5 Applications de ces vérités
13.7 Un sort éternel et définitif
14 Paix à ceux qui sont anxieux — Le serpent d’airain — Nombres 21:8-9 — chapitre 19
14.4 Faisons connaître ce salut
14.5 Un dernier appel à saisir ce salut
15 Position et espérance du chrétien — Rom. 8:1-9 ; Col. 2:9-10 — chapitre 5
15.1 « En Christ » ou « dans la chair » : Délivrance du péché
16 Gratuité de la grâce — ou : l’eau vive — Apo. 22:1 — chapitre 8
16.1 Importance de l’Apocalypse, ou Révélation
16.2 Signification de l’eau vive selon l’évangile de Jean
16.3 La grâce qui vient de Dieu
16.4 La part de ceux qui boivent de l’eau de la vie
16.7 L’eau de la vie : glorieuse
16.9 La grâce pour les inconvertis
17 La mort et le jugement sont passés pour le croyant — Héb. 9:27-28 — chapitre 9
17.1 Trois apparitions du Seigneur
17.1.2 Comme souverain sacrificateur pour les croyants
17.2 La mort, le jugement, le Sauveur
17.3 Un Sauveur qu’il faut accepter personnellement
18 Le sang qui fait propitiation pour l’âme — Lév. 17:11 — chapitre 13
18.1 Le sang de Christ et la rémisson des péchés
18.2 Le sang dans les types de l’Ancien Testament
18.2.1 La propitiation du temps des premiers patriarches
18.2.2 Le sang de l’agneau pascal
18.2.3 Le sang et la purification du lépreux
18.2.4 Le grand jour des propitiations
18.2.5 La cessation des sacrifices de l’Ancien Testament et le sacrifice de Christ
18.3 Ce que Dieu nous procure par le sang
18.3.1 La rémission des péchés par le sang.
18.3.2 La justification par le sang
18.3.3.1 Regarder au sang et non pas à soi-même
18.3.3.4 À quoi regarde-t-on ?
18.3.4 La proximité de Dieu en Christ et par Son sang
18.3.5 Nous adorons sur la base du sang versé
18.3.6 C’est en vertu du sang que nous entrerons dans le gloire.
19 LUTTEZ — Luc 13:24 — (chapitre 15)
19.1 Qu’est-ce que la porte étroite ?
19.5 Il y a beaucoup d’obstacles pour entrer par la porte étroite
19.5.4 Les relations et les connaissances
19.6 Les expériences de ceux qui « luttent »
19.7 Quatre raisons de lutter pour entrer par la porte étroite
19.7.1 « Beaucoup chercheront à entrer et ne pourront pas ».
19.7.3 Beaucoup de chrétiens professants seront fermés dehors.
19.7.4 Le tourment éternel des perdus
20 Christ, la porte — (chapitre 14)
21 DESCENDS VITE — Zachée ; Luc 19:5 — (chapitre 16)
21.1 Service du Seigneur auprès des âmes
21.3 L’attitude du Fils de Dieu
21.4 L’appel pressant du Seigneur
21.4.1 Importance que l’esprit de l’homme s’abaisse
21.4.2 Ceux qui sont fiers de leur propre justice
21.4.3 Ceux qui rejettent Dieu en face
21.4.4 Les curieux en matière de religion
21.4.5 Il faut « descendre » pour recevoir le Seigneur
21.5 La bénédiction qu’il y a à recevoir Jésus — ce qui en découle.
21.5.1 Recevoir Jésus Lui-même
21.6 Part terrible de ceux qui refusent le salut offert
22 Qui sont les brebis de Christ ? — (chapitre 17)
22.3.1 Elles ont la vie éternelle
22.3.2 Elles ne périront jamais
22.3.3 Personne ne les ravira de ma main
23 L’iniquité ôtée et la propitiation faite pour le péché — Ésaïe 6 — (chapitre 22)
23.1 La grâce qui découle du sacrifice expiatoire
23.2 « L’année de la mort du roi Ozias »
23.3 La glorieuse vision du prophète
23.4 L’effet produit par la vision
23.4.1 Se voir dans la lumière de Dieu
23.4.2 Une conviction personnelle
23.4.4 La conviction de péché en voyant Jésus
23.5 L’assurance du pardon donnée au prophète
23.5.1 Une règle du trône de la grâce
23.5.2 Le fondement de l’assurance
23.6 Son obéissance de bon cœur
24 Le feu étranger et le feu du ciel — 2 Chroniques 7:1-10 — (chapitre 23)
24.1 Le feu étranger : Les pensées humaines au sujet de Christ
24.2 Le feu du ciel : Les pensées de Dieu au sujet de Christ
24.3 Avoir la même pensée que Dieu au sujet de Christ
24.4 La gloire qui suit le sacrifice consumé
24.5 Effets pratiques de la considération de cette œuvre achevée
25.1 La puissance de Dieu en salut
25.2 La prédication de Paul à Thessalonique
25.3 Effets de la prédication de Paul à Thessalonique
25.3.1 Tournés des idoles vers Dieu
25.3.2 Au service du Dieu vivant et vrai
25.3.3 L’attitude de leurs âmes : l’attente du Seigneur
26 Vous parlerez au rocher — Nombres 20 à 21:3 — (chapitre 25)
26.1 Le rocher frappé — la grâce envers des pécheurs
26.2 Ce qu’il y a après avoir bu l’eau du Rocher
26.2.1 L’état du croyant qui a cessé de vivre de Christ
26.2.2 L’échec dans le service pour Dieu
26.2.3 Le vrai chemin du chrétien
26.2.4 Bénédictions découlant du fait de boire de l’eau du rocher
27 La nouvelle naissance — (chapitre 26)
27.1 L’erreur d’un homme religieux
27.2 Jésus ne repousse personne. Danger d’une profession de christianisme sans nouvelle naissance
27.3 La manière directe et personnelle du Seigneur
27.4 La nouvelle naissance : un impératif
27.5 La nouvelle naissance n’est pas une transformation de la chair, de la vieille nature
27.6 La nouvelle naissance n’est pas une amélioration extérieure
27.7 L’effet de la Parole de Dieu, un travail divin
27.8 Le salut de Dieu. La source de vie
27.9 L’Ancien Testament en parlait. Regarder le serpent d’airain
27.10 Regarder à Jésus élevé sur la croix
27.11 Un appel à écouter aujourd’hui
28 La loi et la grâce — (chapitre 27)
28.1 Annoncer la Parole de vérité
28.2 La vérité de l’évangile corrompue par la loi
28.2.1 Que faut-il comprendre par la loi ?
28.2.3 Qu’est-ce que la grâce ?
28.2.4 Quelques contrastes frappants entre la loi et l’évangile
28.3 Plusieurs catégories de personnes
28.3.1 Ceux qui se placent sous le joug de la loi
28.3.2 Ceux qui finissent par ajouter à l’œuvre de Christ
28.3.3 Ceux qui ne sont exercés ni par la loi ni par l’évangile
29 La traversée du Jourdain : Josué 3 et 4 — (chapitre 28)
29.1 Condition désespérée de l’homme
29.2 La bénédiction, fruit de la pure grâce divine
29.3 Le Jourdain ne représente pas la fin de la vie du croyant
29.4 La condition d’Israël : comme des consciences réveillées, ayant peur de la mort
29.5 Délivrés de la mort par la mort de Christ
29.6.1 Un acte de foi en la délivrance de Dieu
29.6.2 Une position et une espérance céleste
29.7.1 Les pierres tirées du Jourdain : Le souvenir de la mort de Christ
29.7.2 La mort au péché vient après, et comment
29.7.4 Changement de nourriture
Ce petit volume traite de Jésus, le Fils de Dieu, et de la manière dont Dieu sauve les pécheurs. Nous espérons que la croix de notre Seigneur Jésus Christ en sera le sujet dominant, qui aura pour effet non seulement de parler aux insouciants et de les saisir, mais aussi d’affermir les faibles et de réconforter les saints dans la peine.
Par le sang de Jésus, Dieu parle de paix et d’amour à tout pécheur qui croit ; et ce même sang précieux permet au croyant de s’approcher de Dieu et de demeurer près de Lui. Le sang de Christ, véritable fondement de la paix et de la confiance en Dieu, donne le repos de la conscience dans la présence de Dieu, où se trouve maintenant Jésus, et remplit le coeur de louange.
Cependant, beaucoup de croyants demeurent dans une grande servitude. Ils s’attendent sincèrement à Christ en ce qui concerne le salut et possèdent vraiment la vie éternelle, sans en avoir bien conscience. Comme Lazare à sa sortie du tombeau, ils ont réellement la vie, mais sont incapables de marcher en liberté, de servir le Seigneur ou de confesser joyeusement Son Nom, à cause de ce suaire de la mort dont ils sont encore comme enveloppés ! Ils se débattent, mais demeurent entravés et ont besoin d’être délivrés. Certains essayent en vain de trouver la liberté en sondant leur propre coeur, ou s’attendent à la recevoir de quelqu’un, au lieu de regarder seulement à Christ et de croire sa Parole. Il est de la plus grande importance que le croyant apprenne de Dieu lui-même quelle est sa sécurité et sa position en Christ : il est déjà enfant de Dieu, de l’autre côté de la mort, dans les lieux célestes EN Christ ; non pas encore AVEC Christ, mais EN Christ. Ayant réalisé cela, il doit naturellement se poser cette question : «Quelle est mon espérance» ? Nous lui répondons : «la venue de Christ». Notre espérance n’est pas d’obtenir la vie éternelle, puisque celui qui croit l’a déjà (Jean 5:24). Elle n’est pas davantage d’obtenir le pardon des péchés, puisque nous l’avons aussi dès maintenant : «Nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce» (Éph. 1:7). Enfin, elle n’est pas non plus d’obtenir la justice, puisque «Christ est la fin de la loi pour justice à tout croyant» (Rom. 10:4). Qu’attendons-nous donc ? La réponse inspirée, c’est : «nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire» (Phil. 3:20-21).
Telles sont les précieuses vérités de la Parole de Dieu sur lesquelles nous désirons attirer l’attention de notre lecteur dans ce petit volume. Nous l’avons écrit avec un profond sentiment de faiblesse, comptant sur le Dieu de toute grâce, à qui soit la gloire éternellement. Amen.
«Et Naomi dit : Voici, ta belle-soeur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne-t-en après ta belle-soeur. Et Ruth dit : Ne me prie pas de te laisser, pour que je m’en retourne d’avec toi ; car où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu» (Ruth 1:15-16).
Quelle que soit la partie de la Bible que nous considérions, nous y trouvons toujours, avec le secours de l’Esprit, les grandes vérités de l’Évangile placées devant nous. On dirait que chaque page proclame le salut par la grâce et nous présente le Seigneur Jésus comme le Sauveur des pécheurs perdus et misérables. Dans le Nouveau Testament, ces vérités sont clairement exprimées, mais dans l’Ancien Testament, elles se présentent généralement à nous sous forme de types, ou d’ombres.
Le livre de Ruth a été apprécié par de nombreux chrétiens pour ses enseignements typiques d’un caractère «dispensationnel». Le livre de la Genèse est si riche en enseignements de cette sorte qu’on pourrait dire qu’il est la table des matières de toute la Bible. Toutefois, le petit livre de Ruth nous donne des aperçus sur les voies dispensationnelles de Dieu, et, quoiqu’en raccourci, tout y est parfaitement préservé selon l’ordre divin. Le livre s’ouvre sur une description du peuple d’Israël dispersé parmi les nations, l’Éternel ayant envoyé la famine en jugement dans leur pays. Au bout d’un certain temps, nous voyons Dieu bénir de nouveau son peuple, si bien que Naomi (figure du résidu juif) retourne dans son pays qui est de nouveau l’objet de la bonté et de la miséricorde de l’Éternel. Ce livre se termine enfin en nous montrant Naomi à la fois consolée et nourrie, elle qui avait hélas si justement porté son nom de Mara (= «amère»). Mais il est important de remarquer qu’entre temps — c’est-à-dire après la dispersion des Israélites, et avant leur restauration et le retour de la bénédiction — une pauvre pécheresse d’entre les nations, rejetée, entend parler de la bonté du Dieu d’Israël, ajoute foi à ce qu’elle entend, confesse son attachement à l’Éternel, et devient finalement l’épouse du riche et miséricordieux Boaz qui seul pouvait user du droit de rachat. Alors seulement, et pas avant, le coeur de l’Israélite rentrée dans son pays peut se réjouir. Tout ceci est très clair pour ceux qui ont médité avec prière sur ces passages prophétiques.
Mais, au fait, où sont les Juifs aujourd’hui ? Ne sont-ils pas dispersés parmi les nations ? Leur ville n’est-elle pas en ruine, et leur pays plongé dans la misère et dans les ténèbres ? Selon la formule de l’apôtre, ils ont été «arrachés pour cause d’incrédulité» (Rom. 11:20). Toutefois, ils seront rétablis dans leur propre pays, «greffés sur leur propre olivier» (Rom. 11:20), «un esprit de grâce et de supplications» sera répandu sur eux, et «ils regarderont vers celui qu’ils auront percé» (Zach. 12:10), avant d’être introduits dans les bénédictions de la nouvelle alliance, remplis de joie et d’allégresse. Toutefois ce ne sera pas avant que «la plénitude des nations soit entrée» (Rom. 11), pas avant que l’Église ait été appelée par le témoignage de l’Évangile, et pas avant que le Seigneur Lui-même ne soit descendu du Ciel à sa rencontre, pour l’introduire au banquet des noces de l’Agneau. Actuellement, Israël, en tant que nation, est sous le jugement de Dieu à cause de son péché (à l’exception des quelques uns qui, selon l’élection de la grâce, reçoivent dès maintenant le Sauveur), tandis que Dieu prêche l’évangile du pardon des péchés à toutes ses créatures «pour en tirer un peuple pour son nom» (Act. 15:14). La bonne nouvelle selon laquelle il y a du pain en abondance dans la maison du Père pour les pauvres fils prodigues repentants est proclamée aujourd’hui (Luc 15:17). Le glorieux témoignage du «pain vivant descendu du ciel» (Jean 6:51) est annoncé aux nations (1 Tim. 3:16), et bientôt le Seigneur reviendra pour prendre son Église auprès de Lui. Après ces choses se réalisera la joie de la nation d’Israël, car l’Écriture dit que «le libérateur viendra de Sion ; il détournera de Jacob l’impiété» (Rom. 11:26), et alors «Israël fleurira et poussera, et remplira de fruits la face du monde» (És. 27:6).
Nous avons considéré brièvement le livre de Ruth dans ses grandes lignes. Voyons maintenant quel enseignement nous pouvons tirer des versets placés devant nous. 1°) La condition morale de cette femme destinée par la suite à tant d’honneur et de bénédiction. 2°) La nouvelle qu’elle entendit. 3°) L’effet produit sur elle par cette nouvelle. 4°) L’avertissement que nous pouvons tirer du cas d’Orpa, sa belle-soeur.
C’était une pécheresse d’entre les nations, exclue des privilèges du peuple d’Israël si favorisé, éloignée de Dieu, une idolâtre. Son origine et sa naissance étaient des plus méprisés. Moabite, elle appartenait à ce peuple dont la loi de Moïse déclarait qu’«il n’entrerait pas dans la congrégation de l’Éternel, même jusqu’à la dixième génération» (Deut. 23:3). Elle était donc sans Dieu et sans espérance dans le monde (Éph. 2:12). Nous sommes nous aussi, par Adam, des créatures déchues, des Gentils, étrangers au peuple d’Israël, loin de Dieu, ne jouissant pas des privilèges des Juifs. Nous sommes tous par nature des enfants de colère (Éph. 2:3), ne pouvant prétendre à rien de la part de Dieu dont nous ne méritons qu’une juste condamnation, parce que nous nous sommes rebellés contre Lui, en transgressant ses saints commandements. Telle est notre condition. Mais la grâce consiste en ce que Dieu — tandis que son peuple d’autrefois (les Juifs) est dispersé à cause de son incrédulité — nous appelle maintenant, nous les Gentils qui croyons en Lui, et nous accorde le pardon et la paix par le sang expiatoire de Son Fils bien-aimé.
C’est alors qu’elle vivait dans ce contexte de péché, dans ce lointain pays de Moab, que Ruth apprit que «l’Éternel avait visité son peuple pour leur donner du pain» (Ruth 1:6). Cette bonne nouvelle, elle la crut, et c’est ce témoignage de la bonté et de la miséricorde du Dieu d’Israël qui la toucha au plus profond de son coeur et de son âme. Mais, cher lecteur, quelle est donc la nouvelle proclamée aujourd’hui sinon que Dieu a envoyé son Fils pour sauver ceux qui sont perdus, qu’Il a donné ce «pain de vie» à de pauvres pécheurs qui périssaient, et que, dans son amour merveilleux, Il a livré son Fils unique à la mort de la croix, afin que ces pécheurs fussent sauvés de la colère à venir ? Cette nouvelle n’est-elle pas que, par la crucifixion de Christ, le péché est ôté pour toujours, et que Christ Lui-même justifie tout pécheur qui croit en Lui ? Oui, tout pécheur, aussi souillé soit-il — qu’il soit Juif ou moabite ! «Quiconque» croit en Lui ne périra pas mais a la vie éternelle (Jean 3:16). Notre Seigneur Jésus Lui-même a dit : «Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde» (Jean 6:51). Quelle glorieuse nouvelle pour ceux qui ont le coeur brisé et qui ploient sous le fardeau du péché ! Quelle merveilleuse nouvelle ! Combien notre Dieu est bon et plein d’amour, Lui qui, au lieu de nous bannir tous de sa présence à cause de nos transgressions, a envoyé son Fils unique mourir afin que nous ayons la vie, puis, l’ayant ressuscité d’entre les morts pour avoir accompli l’oeuvre de rédemption éternelle, Il ordonne maintenant que soit proclamée cette nouvelle merveilleuse à l’intention de toutes les créatures ! Mais qui croit ces choses ? Le prophète avait de bonnes raisons de s’écrier : «Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé» ? (És. 53:1).