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Le  MARIAGE

 

Jacob GRAF

Extrait de «PROBLÈMES de la JEUNESSE, du MARIAGE, de la FAMILLE»

Table des matières :

1     Le Mariage tel que Dieu le voit — Genèse 2:18-24; 5:1-2

1.1      Le mariage, une sollicitude particulière de la part de Dieu

1.2      Ce que Dieu a uni (Matthieu 19:6)

1.3      Dieu a institué le mariage monogamique

1.4      Le mariage est une vie en commun pleine de responsabilités

1.5      Le lien du mariage est une union pour la vie, ferme et indissoluble.

1.6      Le mariage est une unité

1.7      Le mariage implique la séparation d'avec les parents (Genèse 2:24)

1.8      Le mariage est un lien pour la terre

2     Ce que l'homme a fait du mariage institué par Dieu

2.1      L'homosexualité

2.2      La fornication

2.3      Le concubinage (union libre)

2.4      L'adultère

2.5      Séparation et divorce

2.6      L'interdiction de se marier

3     En Résumé :

 

1                    Le Mariage tel que Dieu le voit — Genèse 2:18-24; 5:1-2

Si nous voulons connaître la vérité sur une chose, nous avons toujours intérêt à remonter à ses origines.

Nous trouvons la première déclaration divine quant aux problèmes qui nous occupent en Genèse 1:27-28 : «Dieu créa l'homme à son image... Il les créa mâle et femelle. Et Dieu les bénit; et Dieu leur dit : Fructifiez et multipliez et remplissez la terre.»

Le verset de Genèse 2:24 : «C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils seront une seule chair», s'applique à proprement parler aux descendants d'Adam et Ève chassés du paradis. Adam n'avait pas de parents et ne pouvait donc pas les quitter.

1.1   Le mariage, une sollicitude particulière de la part de Dieu

Ce n'est pas Adam, mais Dieu qui estima que la solitude, à la longue, ne serait pas bonne pour Adam. Combien cet intérêt de Dieu pour Adam solitaire a dû être bienfaisant! Dieu lui-même était soucieux du bien de l'homme. Il était Celui qui agissait, et lorsque l'heure choisie par lui fut venue, il lui amena une compagne. Celui qui met sa confiance en Lui, en fera encore aujourd'hui l'expérience.

1.2   Ce que Dieu a uni (Matthieu 19:6)

Dieu voudrait unir les deux époux, parce que Lui seul est capable de sonder chaque homme, et sait lesquels sont faits l'un pour l'autre.

1. Le serviteur d'Abraham pria l'Éternel de lui faire connaître l'épouse qu'il avait destinée à Isaac. Le père et le frère de Rebecca reconnurent effectivement que cette chose procédait de Dieu (Genèse 24:14 et 50).

2. Après la chute, Adam fit à Dieu un reproche voilé : «La femme que tu m'as donnée» (Genèse 3:12). Quoi qu'il en soit, il reconnaissait que c'était Dieu qui la lui avait expressément donnée.

3. «Une femme sage vient de l'Éternel» (Proverbes 19:14). Dieu veut encore aujourd'hui la donner. Cependant, Il ne doit pas être rendu responsable des mariages malheureux : ils sont toujours le résultat de la volonté propre.

Si Dieu unit deux êtres, il donne aussi la grâce pour résoudre tous les problèmes qui peuvent se présenter.

1.3   Dieu a institué le mariage monogamique

«C'est pourquoi l'homme s'attachera à sa femme, et ils seront une seule chair.» Ce verset de Genèse 2, 24 est cité à quatre reprises dans le Nouveau Testament, avec une petite variante qui toutefois ne permet aucune autre interprétation : «Les deux seront une seule chair» (Matthieu 19:5; Marc 10:8; 1 Corinthiens 6:16; Éphésiens 5:31).

1.4   Le mariage est une vie en commun pleine de responsabilités

Il n'est pas seulement donné pour assurer la descendance à l'homme (Genèse 1:28), mais constitue une communion intime de l'esprit, de l'âme et du corps. Le mariage requiert des deux conjoints : amour désintéressé, fidélité, confiance mutuelle, sens des responsabilités; et ce n'est pas tout. Mais il procure beaucoup de joie et de satisfaction.

Les époux qui réalisent cet amour qui s'oublie et se livre, qui selon 1 Corinthiens 13:5 ne cherche pas son propre intérêt, feront l'expérience heureuse que l'estime et l'inclination réciproques ne font que s'approfondir, s'enrichir et s'embellir. Car «il est plus heureux de donner que de recevoir» (Actes 20:35). Mais dans cette vie en commun, la première place appartient au Seigneur.

1.5   Le lien du mariage est une union pour la vie, ferme et indissoluble.

Dans nos pays, il est conclu et confirmé par l'état civil, et non par un  simple consentement (cf. Romains 13:1-2).

Remarquons l'exemple biblique de Rebecca en Genèse 24: elle donna son consentement en disant: «J'irai» (v. 58). C'est seulement neuf versets plus loin qu'il nous est dit : «elle fut sa femme» (v. 67). Le premier verset présente le mariage comme un accord entre les deux époux, le dernier démontre plutôt l'acte public en rapport avec la société.

En outre, des passages comme ceux de 2 Corinthiens 8:21 (également Romains 12:17) nous exhortent à veiller à «ce qui est honnête non seulement devant le Seigneur, mais aussi devant les hommes». En dehors des intéressés, il n'y a que Dieu qui entende le consentement réciproque, mais le mariage devant l'état civil est ratifié «devant les hommes».

Dieu a aussi appliqué l'image du mariage à Israël. Il s'est plaint de ce que leurs pères aient rompu son alliance quoiqu'il les eût épousés (Jérémie 31:32).

Le mariage est un engagement qui ne doit pas être dissous tant que les deux conjoints sont en vie (Romains 7:2; 1 Corinthiens 7:39).

1.6   Le mariage est une unité

«Il les créa mâle et femelle, et les bénit; et il appela leur nom Adam (homme)» (Genèse 5:1-2), et non pas hommes (au pluriel). Le mari et la femme constituent ensemble l'homme. Ils seront une seule chair. Nous reviendrons sur cette déclaration.

1.7   Le mariage implique la séparation d'avec les parents (Genèse 2:24)

Il arrive que des pères ou des mères trop étroitement liés à leurs enfants éprouvent de la peine à accepter cette ordonnance divine. Un jeune homme ou une jeune fille peut avoir aussi avec ses parents des liens si forts qu'ils dépassent une saine relation filiale. Dans les deux cas, une telle dépendance pèse sur le jeune couple.

Nous avons déjà attiré l'attention sur la nécessité de l'autonomie et de l'indépendance vis-à-vis des parents.

Les parents doivent s'assurer que leurs conseils ou leurs exhortations bien intentionnés ne constituent pas une ingérence dans le domaine qui appartient à la propre responsabilité des jeunes époux. En ce cas, ils ne peuvent pas revendiquer pour eux-mêmes le commandement déjà cité : «Honore ton père et ta mère» (Exode 20:12; Éphésiens 6:1-3). Qu'ils aient plutôt la sagesse de s'abstenir de manifester aucune volonté. «Le chef de la femme, c'est l'homme», non pas les parents ou les beaux-parents, et de même : «Le chef de tout homme, c'est le Christ» (1 Corinthiens 11:3).

1.8   Le mariage est un lien pour la terre

Matthieu 22:30 : «Car dans la résurrection, on ne se marie ni on n'est donné en mariage» : le mariage est pour la terre, ainsi que la procréation.

Bien entendu, les relations personnelles de l'un et de l'autre avec Christ sont indépendantes du mariage, car en Christ, «il n'y a ni mâle, ni femelle» (Galates 3:28), ce qui signifie qu'il n'y a pas de préférence pour Dieu.

2                    Ce que l'homme a fait du mariage institué par Dieu

Depuis la chute, l'homme a gâté tout ce que Dieu lui avait confié. il a donc également profané le mariage. Cela ne peut pas rester impuni : la décadence morale de l'homme devait en résulter, d'où les sérieux avertissements de l'Écriture :

«Que le mariage soit tenu en honneur» (Hébreux 13:4).

«Qu'aucune impureté... ne soit même nommée parmi vous, comme il convient à des saints» (Éphésiens 5:3).

Tout contact avec le mal souille. C'est pour cette raison que nous mentionnons ci-après avec crainte et une sainte horreur, comme il convient à des saints, certains égarements concernant le mariage, qui aujourd'hui, en contradiction avec la Parole de Dieu, ne sont parfois même plus considérés comme péchés.

2.1   L'homosexualité

La loi de Moïse condamne les relations intimes entre deux êtres du même sexe et les considère comme une abomination. Les deux devaient être punis de mort (Lévitique 18:22; 20:13). Dans le Nouveau Testament, ces passions honteuses ne sont pas moins fermement condamnées :

«Car leurs femmes ont changé l'usagé naturel en celui qui est contre nature; et les hommes aussi pareillement, laissant l'usage naturel de la femme, se sont embrasés dans leur convoitise l'un envers l'autre, commettant l'infamie, mâles avec mâles, et recevant en eux-mêmes la due récompense de leur égarement.»

Ils ne se contentent pas de pratiquer les péchés, mais encore «trouvent leur plaisir en ceux qui les commettent» (Romains 1:26-27, 32). Voir aussi 1 Timothée 1:10; 1 Corinthiens 6:9.

Le jugement de la Parole de Dieu est clair. Elle place devant nous deux terribles exemples :

1. Les hommes de Sodome qui s'adonnaient à cette passion (Genèse 19:4-5), étaient méchants et grands pécheurs devant l'Éternel (Genèse 13:13). «Leur péché est très aggravé» (Genèse 18:20). Près de 2 000 ans plus tard, Jude fait allusion à ce péché dans son épître, et ajoute que les hommes de Sodome «sont là comme exemple, subissant la peine d'un feu éternel» (v. 7).

2. Les hommes de Guibha, contrairement aux païens de Sodome, étaient des Israélites, auxquels la crainte de Dieu manquait entièrement (Juges 19:22). De nombreux siècles plus tard, le prophète Osée affirme que leur conduite corrompue était péché (Osée 9:9; 10:9).

Des jeunes filles aussi pourraient être en danger d'être entraînées a de telles pratiques contre nature.

2.2   La fornication

C'est la recherche des satisfactions charnelles en dehors du mariage. Elle est appelée par l'apôtre : «pécher contre son propre corps» (1 Corinthiens 6:18). Cette expression n'amoindrit nullement la responsabilité, mais la renforce. A plusieurs reprises la fornication est aussi appelée un péché contre Dieu (Genèse 20:6; 39: 9; 2 Samuel 12:13; Psaume 51:4). «Or le corps n'est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps» (1 Corinthiens 6:13).

L'homme et la femme peuvent tomber dans ce péché. Juda, le fils de Jacob, a péché ainsi (Genèse 38). Et la description de la prostituée séductrice en Proverbes 7:6-27, correspond en tous points à la déchéance morale actuelle.

C'est une erreur de prétendre que la fornication ne s'applique qu'au cas où les personnes se donnent pour de l'argent. S'il en était ainsi, le cas mentionné en 1 Corinthiens 5:1 ne pourrait porter ce nom. En outre, l'emploi de ce terme nous enseigne que l'on doit entendre par là tout entraînement vers des objets que la pensée de Dieu n'a pas destinés à cela. Lorsque Israël s'est tourné vers les idoles, la Parole de Dieu appelle cela «fornication», car «tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face» (Exode 20:3; comparer avec Exode 34:15-16; Lévitique 17:7, etc.).

Les conséquences de la fornication sont désastreuses.

Jephté, un fort et vaillant homme, était fils d'une prostituée. Il fut déshérité et chassé par ses frères, les fils légitimes de son père, et il dut s'enfuir (Juges 11:1-3). Combien d'enfants illégitimes (nés en dehors du mariage) ont à souffrir toute leur vie du péché de leur père ou de leur mère!

«La prostituée... augmente le nombre des perfides parmi les hommes» (Proverbes 23:27-28). «Le compagnon des prostituées dissipera son bien» (Proverbes 29:3). C'est ainsi en outre que le fils prodigue a dissipé son bien (Luc 15:30). Ce péché, comme celui de l'ivrognerie, ôte le sens (Osée 4:11). «Ceux qu'elle a tués sont très nombreux» (Proverbes 7:26).

Les fornicateurs seront dehors, avec d'autres pécheurs, privés de la bénédiction future.

«Leur part sera dans l'étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort» (Apocalypse 21:8; 22:15).

Mais Dieu soit béni! En rapport avec ce péché, la Parole de Dieu ne nous mentionne pas seulement des jugements, mais promet grâce et pardon à celui qui confesse sincèrement ses péchés (Psaume 51).

1. Rahab la prostituée, en est un exemple frappant. Elle est citée plusieurs fois dans l'Ancien et le Nouveau Testament, en relation avec sa vie de péché précédente. Mais il est toujours mentionné aussi qu'elle a été sauvée et justifiée par la foi, et elle a reçu une place d'honneur dans la généalogie du Seigneur Jésus (Josué 2:1 ; 6:22 et 25; Hébreux 11:31; Jacques 2:25;  Matthieu 1:5).

2. Parmi d'autres pécheurs, des prostituées se repentirent de leur vie de péché. Elles ont cru à la prédication de Jean le Baptiseur et se repentirent (Matthieu 21:31-32).

Qu'on ne prétende pas que seuls les incrédules peuvent commettre ce péché! Parmi les quatre choses indispensables qui ont été imposées aux croyants d'entre les nations, on trouve : «Qu'on s'abstienne... de la fornication» (Actes 15:20, 29). Et le croyant d'aujourd'hui n'est pas à l'abri de ce danger. L'apôtre craignait d'être affligé à l'occasion de plusieurs qui s'étaient convertis d'entre les Corinthiens dissolus, qui avaient péché auparavant et ne s'étaient pas repentis de l'impureté, de la fornication et de l'impudicité qu'ils avaient commises (2 Corinthiens 12:20-21).

2.3   Le concubinage (union libre)

On cherche parfois à justifier la vie commune sans mariage officiel. Cette union n'a rien de solide ni de définitif. Elle ne peut remplacer le mariage ni lui être assimilée.

Des jeunes croyants peuvent se laisser entraîner par les coutumes de leur entourage (passer seuls des vacances ensemble, cohabiter...). Ils s'exposent à des dangers réels, ne pouvant pas compter sur la grâce de Dieu pour être gardés de chute dans un chemin de propre volonté.

L'abandon des enseignements bibliques détruit le respect et la crainte de Dieu. Les exemples suivants montrent comment Dieu en juge :

1. La femme samaritaine au puits de Jacob avait été mariée cinq fois et vivait alors en concubinage. Le Seigneur lui déclare : «Tu as bien dit : je n'ai pas de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari» (Jean 4:1 18).

2. Dans les jours de Noé, on se mariait et on donnait en mariage, mais dans les jours de Lot, il n'en est guère fait mention. La décadence morale était manifeste à Sodome (Luc 17:27-28).

De nos jours des hommes et des femmes dans ce monde en viennent à vivre ensemble au mépris de tout sens moral. «C'est pourquoi Dieu les a aussi livrés dans les convoitises de leurs cœurs à l'impureté en sorte que leurs corps soient déshonorés entre eux-mêmes» (Romains 1:24). Avertissement des plus solennels.

2.4   L'adultère

Le fait pour l'homme marié ou la femme mariée d'avoir des relations charnelles avec une personne autre que le conjoint est appelé adultère par la Parole de Dieu. Il implique toujours la fornication. Les tribunaux civils sont à peine capables de constater ces péchés, c'est pourquoi les fornicateurs et les adultères seront jugés par Dieu lui-même (Hébreux 13:4).

David négligea ses devoirs comme conducteur du peuple. A cette occasion la Parole nous le présente se levant le soir de son lit de repos. Ce manque de* vigilance fit de ce roi craignant Dieu, un adultère et un meurtrier (2 Samuel 11). Ses efforts pour dissimuler la chose échouèrent. Toute sa vie durant, il eut à souffrir des conséquences de ce péché.

La loi mosaïque punissait de mort l'adultère (Lévitique 20:10). Salomon écrivit dans les Proverbes :

«Un homme prendra-t-il du feu dans son  sein sans que ses vêtements brûlent ? Si un homme marche sur des charbons ardents, ses pieds ne seront-ils pas brûlés ? Ainsi, celui qui entre vers la femme de son prochain... quiconque la touchera ne sera point innocent. Celui qui commet adultère avec une femme manque de sens; celui qui le fait détruit son âme : il trouvera plaie et mépris et son opprobre ne sera pas effacé» (Proverbes 6:27-29, 32-33).

La jalousie en est une conséquence amère. «Car dans l'homme, la jalousie est une fureur, et il n'épargnera pas au jour de la vengeance; il n'acceptera aucune propitiation, et ne se tiendra pas pour satisfait, quand tu multiplierais les présents» (Proverbes 6:34-35).

En Deutéronome 22: 13-21, nous trouvons les prescriptions de la loi en cas de jalousie au début d'un mariage. Si un mari imputait injustement à sa femme des actes qui donnaient occasion de parler, il devait être châtié et mis à l'amende et il ne devait jamais la renvoyer. Si le soupçon se révélait juste, c'était la femme qui subissait le châtiment. Si le mari devenait jaloux plus tard, avec ou sans motif, on devait faire appel à Dieu pour la malédiction ou la bénédiction (Nombres 5:11-28).

Combien il importe que chacun des époux ait une conduite irréprochable vis-à-vis de l'autre sexe. C'est ainsi que cette mauvaise œuvre de la chair sera évitée, car «qui subsistera devant la jalousie ?» (Proverbes 27:4; Galates 5:20).

On met parfois en avant, comme excuse pour les relations extra-conjugales, la polygamie des croyants de l'Ancien Testament (Abraham, Jacob, David, etc.). La polygamie a été introduite par le descendant de Caïn, Lémec. Mais l'Ancien Testament fait ressortir toutes les difficultés qui résultent de la polygamie, telles que jalousie, haine et chagrin (Sara, Agar, Léa, Rachel, Anne, Péninna). Même la loi de Moïse contient des prescriptions pour celles qui sont frustrées (Deutéronome 21:15-17). Dès les temps du Nouveau Testament, les surveillants et les serviteurs dans l'Assemblée ne devaient avoir qu'une seule femme. S'ils ont épousé plusieurs femmes avant leur conversion, ils ne peuvent pas exercer l'un de ces services.

2.5   Séparation et divorce

Le mariage est un engagement qui ne doit pas être dissous sinon par la mort de l'homme ou de la femme (Romains 7:2; 1 Corinthiens 7:39). Il est sur la terre, bien que si faiblement, une image de l'indissoluble union de Christ et de son assemblée. Cela interdit la dissolution du mariage. Les pharisiens prétendaient que Moïse avait ordonné le divorce. Cependant, celui-ci n'était que toléré à cause de la dureté de cœur des Israélites. Dieu dit clairement : «je hais la répudiation» (Malachie 2:16). Dans le Nouveau Testament, le Seigneur les ramène au commencement, où le mariage ne pouvait être rompu. On impute souvent à la légère la responsabilité de la désunion d'un ménage à l'autre conjoint. Mais les causes sont généralement plus profondes. Combien de souffrances dans les familles résultent du divorce! Les blessures causées aux enfants sont difficilement guérissables. Les problèmes ne sont nullement résolus par ce moyen.

La Parole de Dieu ne connaît aucune situation dite insupportable qui justifie la dissolution du mariage «si ce n'est pour cause de fornication». Voici ce que dit la Parole de Dieu :

«Mais moi, je vous dis que quiconque répudiera sa femme, si ce n'est pour cause de fornication, la fait commettre adultère; et quiconque épousera une femme répudiée, commet adultère» (Matthieu 5:32).

«Et je vous dis que quiconque répudiera sa femme, non pour cause de fornication, et en épousera une autre, commet adultère; et celui qui épouse une femme répudiée, commet adultère» (Matthieu 19:9).

«Il leur dit : Quiconque répudiera sa femme et en épousera une autre, commet adultère envers la première; et si une femme répudie son mari et en épouse un autre, elle commet adultère» (Marc 10:11-12; voir aussi Luc 16:18).

A celle qui est séparée, il est ordonné : «Qu'elle demeure sans être mariée, ou qu'elle se réconcilie avec son mari» (1 Corinthiens 7:10-11).

Nous laissons le lecteur en présence des déclarations du Seigneur.

2.6   L'interdiction de se marier

Le Saint Esprit «dit expressément qu'aux derniers temps quelques-uns apostasieront de la foi, s'attachant à des esprits séducteurs et à des enseignements de démons... défendant de se marier» (1 Timothée 4:1-3). C'est en contradiction absolue avec le propos divin quant à l'existence de l'homme sur la terre et n'a rien de commun avec le renoncement volontaire dont nous avons parlé au chapitre 2.

3                    En Résumé :

C'est avec un cœur bouleversé et une indignation intérieure que nous avons dû passer en revue les tristes aspects du mépris de l'ordre selon Dieu dans ce monde, qui résultent de la décadence des mœurs. Cette horreur s'applique aux péchés, non aux personnes concernées. Il est impossible de saisir toute l'étendue des conséquences qui sont de bien des manières sans remède. Il en résulte souvent des problèmes insolubles. Peut-être un lecteur est-il amené à reconnaître l'un des péchés signalés. Que faire ?

1. A celui qui a commis un péché de cette nature avant sa conversion, la Parole de Dieu dit :

«Ne vous y trompez pas : ni fornicateurs,... ni adultères, ni efféminés, ni ceux qui abusent d'eux-mêmes avec des hommes... n'hériteront du royaume de Dieu. Et quelques-uns de vous, vous étiez tels; mais vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l'Esprit de notre Dieu» (1 Corinthiens 6:9-11).

Combien grands sont les résultats en grâce qui découlent de l'œuvre de Christ!

2. A tous ceux qui n'ont pas encore reçu le pardon de leurs péchés s'adresse cet appel :

«Repentez-vous donc et vous convertissez, pour que vos péchés soient effacés» (Actes 3:19).

«... pour qu'ils se tournent des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu; pour qu'ils reçoivent la rémission des péchés et une part avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi» au Seigneur Jésus (Actes 26:18).

3. Pour ceux qui tombent dans le péché après leur conversion, le cas est plus grave. Nous avons un exemple en 1 Corinthiens 5 de quelqu'un, qui est appelé «frère». Celui-ci devait être exclu par l'assemblée locale à cause de son grave péché : «Otez le méchant du milieu de vous-mêmes». Ce n'était pas pour se débarrasser de lui, mais en vue de sa restauration. Une tristesse selon Dieu chez celui qui est tombé, et le deuil de l'assemblée sont les conditions de la restauration.

4. «Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point» (Proverbes 28:13). Cela s'applique à tous ceux qui, incrédules ou croyants, peuvent cacher leurs péchés, parce qu'ils sont restés sans conséquences visibles.

Le Seigneur «mettra en lumière les choses cachées des ténèbres» (1 Corinthiens 4:5).