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LA FORNICATION

Qu'en dit la Bible ?

ISBN 2.900319.59.5

 

   « Fuyez la fornication : quelque péché que l'homme commette, il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, et que vous avez de Dieu ? Et vous n'êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Corinthiens 6: 18-20). «Ayez en horreur le mal... » (Romains 12: 9)
 

La fornication

   Ce mot, peu employé aujourd'hui, se rencontre souvent dans la Parole de Dieu. Il désigne toutes les relations sexuelles en dehors du mariage (Hébreux 13: 4 et 1 Corinthiens 7: 2).

   Dans le monde d'aujourd'hui, si le mot n'est guère usité, le péché qu'il désigne est de plus en plus généralisé et de moins en moins caché. Nous sommes entourés de situations portant ce caractère de fornication : conjoints infidèles, partenaires de rencontre, vie en concubinage. Le chrétien est donc en danger de s'habituer à cette forme de vie anormale et peut finir par avoir une conscience émoussée relativement à ce grave péché. Ce qui compte ce n'est pas ce que pensent les gens autour de nous, c'est ce que dit la Bible, la Parole de Dieu, à laquelle le croyant se soumet dans la crainte de Dieu.
 

Ce que dit la Bible de la fornication

   «Tu ne commettras point adultère» (Exode 20:14). « Celui qui commet adultère avec une femme manque de sens; celui qui le fait détruit son âme » (Proverbes 6: 32).

   Dans six de ses épîtres, l'apôtre Paul, conduit par le Saint Esprit, souligne la gravité de ce péché qui appelle un jugement de Dieu sur ceux qui le commettent (lire 1 Corinthiens 6: 9-11 ; Ephésiens 5: 3-7; Galates 5:19-21; 2 Corinthiens 12:21 ; Colossiens 3: 5-7 ; 1 Thessaloniciens 4: 3-8). En Ephésiens 5: 5, il est déclaré solennellement qu'aucun fornicateur n'a d'héritage dans le royaume du Christ et de Dieu ; de même en Galates 5: 21 et 1 Corinthiens 6:10.
 

L'esprit, l'âme et le corps (1 Thessaloniciens 5: 23)

   «Or le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement; et que votre esprit, et votre âme et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre Seigneur Jésus Christ.»
   Ainsi la Parole de Dieu distingue dans l'homme :

   1. L'esprit par lequel nous avons conscience de Dieu et par lequel nous entrons en communication avec le monde spirituel.

   2. L'âme qui est la personnalité humaine, le centre des décisions. Elle est en rapport avec Dieu par l'esprit et avec la terre par le corps. Elle a à sa disposition l'intelligence, le raisonnement, le psychisme, l'affectivité...

   3. Le corps qui est la partie physique de notre être, qui comprend aussi nos cinq sens et nos instincts.
 

Le péché contre Dieu avec lequel nous sommes en relation par notre esprit.

   La fornication est un péché contre Dieu, contre l'ordre qu'il a établi dans sa sagesse et sa souveraineté: « N'avez-vous pas lu que celui qui les a faits, dès le commencement les a faits homme et femme, et qu'il dit: « C'est pourquoi, l'homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme; et les deux seront une seule chair » ?Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair. Ce donc que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas » (Matthieu 19. 4-6).

   Dieu unit un homme à une femme par les liens du mariage ; par conséquent toute fornication, tout adultère, outragent Dieu en bafouant son autorité, en violant l'ordre qu'il a établi. Le chrétien, sachant que le péché interrompt la communion avec Dieu, doit être très attentif pour fuir ce péché.
 

Le péché contre sa personnalité (l'âme)

   « Celui qui commet adultère avec une femme manque de sens; celui qui le fait détruit son âme: il trouvera plaie et mépris, et son opprobre ne sera pas effacé » (Proverbes 6. 32-33). Un sentiment de culpabilité s'imprime sur l'âme, trouble les pensées de celui qui commet la fornication ; les souvenirs sont souillés, le regret d'avoir mal agi envers autrui blesse l'âme (la personnalité) et ce sont des blessures difficiles à guérir. N'oublions pas que ce n'est jamais impunément que l'on commet la fornication, qu'il s'agisse de soi-même ou de son partenaire. (Ecclésiaste 10. 8 et Proverbes 6. 29).
 

Le péché contre son propre corps

   Mais la fornication n'est pas seulement un péché contre Dieu et contre son âme ; c'est aussi un péché contre son corps : « Le fornicateur pèche contre son propre corps » (1 Corinthiens 6. 18).

   Dans la première épître aux Corinthiens, au chapitre six, l'apôtre Paul traite le sujet de la fornication souillant le corps et il présente sept raisons importantes pour fuir ce péché.

1. Or le corps n'est pas pour la fornication, mais pour le Seigneur (v. 13)

   Dans le chapitre 12 de l'épître aux Romains, Paul écrit: « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à présenter vos corps en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui est votre service intelligent ». Le corps du croyant est destiné à être mis au service du Seigneur. Le corps doit être saint pour être utilisé par celui qui est Très-Saint. Le fornicateur s'exclut de tout service, car l'instrument de son activité, c'est-à-dire son corps, est souillé, et il ne peut donc être utilisé par le Seigneur.

2. Le Seigneur est pour le corps (v. 13)

   Le Seigneur s'occupe de nos corps. Les médecins, les chirurgiens savent combien est merveilleux le fonctionnement du système nerveux, du système digestif, des muscIes, des cellules, des organes de reproduction. Qui est à l'origine de l'harmonie du corps ? C'est le Seigneur, le créateur qui soutient toutes choses par la parole de sa puissance. On comprend donc que notre corps, objet de l'attention du Seigneur-Créateur, ne doit pas être souillé de quelque manière que ce soit. (2 Corinthiens 7. 1)

3. Mais Dieu a ressuscité le Seigneur et il nous ressuscitera par sa puissance (v. 14)

   Dieu a ressuscité le corps du Seigneur Jésus parce que son corps faisait partie de sa personne. De même, nos corps font partie de notre personne et ont du prix aux yeux de Dieu. Ils seront ressuscités (ou changés, si nous sommes vivants au moment du retour du Seigneur), pour devenir semblables au corps de gloire du Seigneur Jésus. Ils occuperont donc une place éternelle dans la gloire avec lui. Cette résurrection de nos corps pour être enlevés au ciel n'en montre-t-elle pas la valeur pour Dieu et accepterions-nous de les souiller par la fornication ? Ils sont destinés au ciel où tout est lumière et sainteté.

4. Ne savez-vous pas que vos corps sont des membres de Christ ? Prendrai-je donc les membres du Christ pour en faire les membres d'une prostituée ? Qu'ainsi n'advienne ! (v. 15)

   Les croyants constituent les membres du corps dont Christ est la tête déjà glorifiée dans le ciel : «Tous les membres du corps, quoiqu'ils soient plusieurs, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ» (1 Corinthiens 12. 12). Quand on se laisse aller au péché de fornication, on prend donc les membres de Christ pour en faire, par exemple, les membres d'une prostituée. En exprimant cela, Paul s'exclame dans un cri d'indignation : « Qu'ainsi n'advienne ! »

5. Ne savez-vous pas que celui qui est uni à une prostituée est un seul corps avec elle ? «Car les deux, dit-il, seront une seule chair» ; mais celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit avec lui. (v. 16-17)

   Pour un homme, s'unir à une prostituée ou à une femme de rencontre, c'est être un seul corps avec elle. Or, contrairement à la vie normale d'un couple, il n'y a entre eux aucun sentiment, aucune affection, aucune pensée commune, sinon un attrait physique. C'est contre l'ordre de la nature établi par le Créateur, selon lequel l'homme et la femme s'attachent d'abord l'un à l'autre par amour et se lient publiquement dans le mariage avant d'unir leurs corps, pour « être une seule chair » (Genèse 2. 24), et compléter par cela leur attachement de coeur et d'esprit. Or, le croyant est déjà uni au Seigneur, il est un seul esprit avec lui. Un jour notre âme et notre corps seront aussi avec Christ dans la gloire.

   On voit donc que la fornication renverse complètement l'ordre moral établi par le Créateur, pour l'homme, sa créature de prédilection.

6. Fuyez la fornication ; quelque péché que l'homme commette, Il est hors du corps, mais le fornicateur pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous ? (v. 18-19)

   Nous rendons-nous compte de l'étendue d'une telle bénédiction, à savoir que nous sommes le temple du Saint Esprit ? Chaque croyant peut dire que le Saint Esprit, cette personne divine, est venu habiter en lui, dans son corps. Nous l'avons reçu de Dieu comme un don. Notre corps est le sanctuaire dans lequel le Saint Esprit a établi sa résidence définitive, éternelle ! Notre corps a été purifié une fois pour toutes par le sang qui a coulé à Golgotha du côté percé du Seigneur. Il est ainsi un sanctuaire réservé pour héberger cet hôte divin. Ne souillons donc pas ce sanctuaire par la fornication.

7. Vous n'êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps (v. 19-20)

   Le terme acheté contient une idée de propriété ; nous ne nous appartenons plus à nous-mêmes, nous appartenons à Dieu. Pensons à ce que Dieu a dû payer pour acquérir pour lui chacun des croyants. Il a dû donner son Fils unique en rançon pour nous à la croix du Calvaire. Voilà le prix payé par Dieu pour nous acheter (corps, âme et esprit) - c'est un prix infini. Sachons donc mettre nos corps à la disposition de Dieu, pour le glorifier et non pour le déshonorer.
 
 
 

Que faire en face de la tentation ?

   Dieu connaît parfaitement la faiblesse humaine en face de la tentation sexuelle, car «la chair est faible». Il donne un ordre plein de miséricorde; il nous dit: FUYEZ LA FORNICATION. Il faut nous en éloigner le plus vite et le plus loin possible comme on fuit un serpent. Ayez en horreur le mal (Romains 12. 9). On ne s'amuse pas en face d'un serpent, on ne le caresse pas, on ne le prend pas dans ses bras, on ne se met même pas en face de lui pour le regarder; sa morsure est mortelle.

   Ainsi nous devons nous abstenir du flirt et de toute compagnie douteuse, fermer nos oreilles à toute proposition équivoque (lire Proverbes 7. 6-23 et Proverbes 5. 3-14). Il faut fuir aussi les lieux où le monde parle de sujets scabreux (Ephésiens 5.3-4), fuir les films, les lectures et les images qui excitent les passions et les convoitises et souillent nos pensées. Que le Seigneur est bon de donner à chaque croyant la solution : FUIR , ne pas toucher, ne pas écouter, mais fuir celle qui est appelée la femme étrangère, celle qui n'est pas sa propre femme. De même les femmes croyantes doivent fuir les hommes qui les mettent en tentation.

   La tentation peut être subtile et se dissimuler sous couvert de camaraderie, d'amitié.
 
 
 

Un mot pour les jeunes

   Nous baignons dans un monde de corruption à la recherche du plaisir ; aussi l'agression que subissent nos esprits et nos âmes par l'immoralité qui s'étale sans retenue, est un grand danger, en particulier, pour les jeunes.

   Cependant les ressources d'En Haut sont à la disposition de chacun. Oui, chacun peut compter comme Daniel à la cour du roi de Babylone, comme Joseph dans la maison de Potiphar - sur la force de résistance que le Seigneur donne à ceux qui marchent dans la piété et qui veulent lui rester fidèles.

   Mais certains jeunes diront peut-être: Quel mal y a-t-il à vivre ensemble avec un ami ou une amie? Cela ne fait de tort à personne. Qu'est-ce que cela change de passer devant le maire? Examinons à la lumière de l'Ecriture ce que valent ces réflexions :

1. Quel mal y a-t-il à vivre ensemble avec une amie ou un ami ?

   Cette forme de vie commune s'appelle le concubinage; elle se généralise aujourd'hui, mais n'est pas selon Dieu qui, lui, n'a pas changé ses règles morales. Dans la Bible la femme légitime est toujours distinguée de la concubine. Quand le Seigneur Jésus s'adresse à une femme de la Samarie pour la convaincre de péché, il fait cette distinction : Tu as eu successivement cinq maris, mais «celui que tu as maintenant n'est pas ton mari» (Jean 4. 18). Et Hébreux 13. 4 déclare positivement : «Que le mariage soit tenu en honneur à tous égards». Le mariage pour la vie est un don merveilleux fait à l'homme (Genèse 2.23). Il implique, comme tout privilège, des devoirs et des responsabilités. Aujourd'hui beaucoup de jeunes considèrent cette vie commune comme provisoire ou à l'essai avec le refus des contraintes familiales et sans engagement de fidélité pour la vie. Il y a confusion entre plaisir sexuel et amour conjugal.

   Vivre en concubinage outrage Dieu et constitue une désobéissance à l'ordre du Dieu créateur. Rappelons que l'institution du mariage a été donnée comme image de l'union spirituelle du Christ avec l'Eglise.

2. En vivant à deux, on ne fait tort à personne.

   Comme nous l'avons vu dans les pages précédentes, le concubinage fait tort à l'esprit, à l'âme et au corps des deux partenaires. S'il y a des enfants issus du concubinage, ils sont grandement touchés par ce manque d'union de leurs parents.

3. Qu'est-ce que cela change de passer devant le maire ?

   Se marier officiellement est plus qu'un simple acte à la mairie; c'est s'engager publiquement à l'amour et à la fidélité réciproque, au secours mutuel pour toute la vie. Ne pas vouloir s'engager publiquement, n'est-ce pas la preuve que l'on ne veut pas s'engager définitivement?
 
 
 

Pour ceux qui ont péché

   La fornication est la première des oeuvres de la chair citées en Galates 5. Si nous ne vivons pas habituellement en communion avec le Seigneur pour que sa puissance et sa grâce nous gardent, nous chrétiens « nés de nouveau », sommes capables, hélas, d'accomplir toutes les oeuvres de la chair. Nous devons tenir la chair dans la mort, réalisant par la foi que nous avons été ensevelis avec Christ.

   Si un chrétien, enfant de Dieu, a succombé à la tentation, qu'il n'oublie jamais qu'il y a un chemin de retour vers Dieu : « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). Il est évident que la confession à Dieu doit être sincère et faite en droiture de coeur, en reconnaissant l'outrage qui Lui a été fait « contre toi, contre toi seul j'ai péché » (Psaume 51. 4).

   La confession à quelques frères chrétiens pieux, sérieux, ayant le caractère de pasteurs (bergers) est souhaitable et se révèle bénéfique par l'aide qu'ils peuvent apporter en vue d'une restauration totale.
 
 
 

Glorifiez donc Dieu

dans votre corps

   Le corps de chacun de nous, croyants, est à considérer comme l'instrument dans lequel nous pouvons glorifier Dieu sur la terre. Ayant été achetés à si grand prix, ne mettrions-nous pas tout notre être, notre corps entre autres, au service du Seigneur ? Comment faire ? D'abord réaliser l'autorité absolue que le Seigneur s'est acquise sur nous par la croix. Donc demandons-lui par la prière quelle est sa volonté. Si nous prions sincèrement, il nous indiquera le chemin qu'il désire nous voir emprunter. Prenons deux exemples: nos yeux et nos bouches.

Nos yeux

   Dans un vrai amour pour le Seigneur Jésus, occupons-les à lire la Parole de Dieu et les écrits qui nous aident à la comprendre. Ouvrons-les pour discerner le bien que nous pouvons accomplir envers nos frères et les gens autour de nous. Occupons-les par ce qui est bien (Philippiens 4. 8-9).

Notre bouche

   Ouvrons-la pour louer Dieu. Ouvrons-la pour prier pour nous-mêmes, notre famille, nos amis, l'assemblée, le salut des pécheurs. Ayons des paroles d'encouragement pour ceux qui sont affligés, délaissés, solitaires, malades. Ouvrons-la pour lire aux autres un passage de la Parole, etc.

   Paul, l'apôtre, voulait que la vie de Jésus soit manifestée dans son propre corps (2 Corinthiens 4. 10). Est-ce notre désir? Nous sommes les représentants sur la terre, dans notre corps, du Seigneur Jésus en attendant qu'Il transforme «le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire» (Philippiens 3. 21). Là-haut nous serons tous «manifestés devant le tribunal du Christ afin que chacun reçoive les choses accomplies dans le corps selon ce qu'il aura fait, soit bien, soit mal». C'est pourquoi, écrit l'apôtre Paul, «nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables» (2 Corinthiens 5. 9-10).