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Le Nom de Jésus

 

Élie Argaud

 

Table des matières :

1     La question d’Agur. Le Nom dans l’Ancien Testament

2     Le nom de Jésus ici-bas

3     Le nom de Jésus homme glorifié

4     Le nom qui n’est pas oublié. Le souvenir de Son nom.

5     Le nom devant lequel tous se prosterneront

6     Le nom de Celui qui vient

 

 

ME 1995 p. 231-234. Sous-titres ajoutés par Bibliquest

« Ton nom est un parfum répandu » (Cant. 1:3). Tel est pour le racheté le nom de Jésus. Le simple fait de le prononcer devrait faire tressaillir nos cœurs d’une sainte joie.

 

Oh Jésus ! que ton nom pour une âme fidèle,

Est grand et précieux !

Quel amour, quels bienfaits, quelle grâce il rappelle,

Quel salut glorieux !

 

1                    La question d’Agur. Le Nom dans l’Ancien Testament

La question que posait Agur, il y a bien des siècles, en évoquant la puissance créatrice de Dieu, ne manque pas de retenir notre attention : « Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu ?... Quel est son nom, et quel est le nom de son Fils, si tu le sais ? » (Prov. 30:4).

Dans l’Ancien Testament, Dieu — Élohim, le Créateur — fait connaître son nom à Moïse : l’Éternel, JE SUIS. « C’est là mon nom éternellement » (Ex. 3:14, 15). Le mystère des personnes divines n’a pas été révélé avant que la Parole devienne chair, bien que des allusions y soient faites : « J’étais alors à côté de lui son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui » (Prov. 8:30). L’Envoyé, l’Ange de l’Éternel, apparaît parfois un moment, mais il ne communique pas son nom (Juges 13:18). Quand le prophète annonce la venue de l’enfant qui naîtra d’une vierge, nous apprenons qu’en lui, Dieu sera présent : son nom sera Emmanuel, Dieu avec nous (És. 7:14 ; 8:8) ; puis quelques-uns de ses titres divins sont donnés (9:6, 7).

Les noms de quelques anges ont été dévoilés, tels Gabriel et Micaël (Dan. 9:21 ; 10:13). Le Fils était infiniment au-dessus de tous. Il était le Créateur, et les autres étaient ses créatures. Il n’avait pas d’autre nom que celui de l’Éternel, Dieu.

 

2                    Le nom de Jésus ici-bas

Lorsqu’il a été « fait à la ressemblance des hommes, étant trouvé en figure comme un homme » (Phil. 2:7, 8), selon sa parfaite humanité, Dieu lui-même lui a donné un nom. Ni Joseph, ni Marie, ni personne ne pouvait le faire. Il fallait que ce nom témoigne de ce qu’il est, éternellement, et de l’œuvre qu’il allait accomplir. Aussi Dieu envoya-t-il un ange à Joseph et à Marie pour dire à l’un et à l’autre : « Tu appelleras son nom Jésus », c’est-à-dire : L’Éternel Sauveur, « car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » (Matt. 1:21 ; Luc 1:31).

C’est sous ce nom de Jésus qu’il a vécu ici-bas et qu’il a été crucifié. « Ils placèrent au-dessus de sa tête son accusation écrite : Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs » (Matt. 27:37). Plus tard, s’adressant à Anne, à Caïphe et aux anciens à Jérusalem, Pierre leur dira : « Jésus Christ le Nazaréen, que vous, vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité d’entre les morts... Il n’y a de salut en aucun autre ; car aussi il n’y a point d’autre nom sous le ciel, qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faille être sauvés » (Act. 4:10-12).

 

3                    Le nom de Jésus homme glorifié

Durant quarante jours après sa résurrection, Jésus a été vu par les apôtres et aussi par « plus de cinq cents frères à la fois » (1 Cor. 15:5-7), puis « il fut élevé au ciel » (Act. 1:2, 3). « Il fut élevé de la terre, comme ils regardaient, et une nuée le reçut et l’emporta de devant leurs yeux » (Act. 1:9). Voilà la réponse à la question d’Agur : « Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu ? » (Prov. 30:4). C’est ainsi que Paul écrit aux Éphésiens : « Celui qui est descendu est le même que celui qui est aussi monté au-dessus de tous les cieux » (Éph. 4:10). « Jésus est entré comme précurseur pour nous » (Héb. 6:20). Il y a donc maintenant un homme dans la gloire. Il porte le nom qu’il a porté ici-bas. Il y est entré selon ses propres mérites, nous y entrerons en vertu des siens. Il est là-haut, notre précurseur. Aussi notre espérance est-elle comme « une ancre de l’âme, sûre et ferme » (Héb. 6:19).

Environ quatre ans plus tard, lorsque « Saul, respirant encore menace et meurtre contre les disciples du Seigneur », fut arrêté sur le chemin de Damas, « étant tombé par terre, il entendit une voix qui lui disait : Saul ! Saul ! pourquoi me persécutes-tu ? Et il dit : Qui es-tu, Seigneur ? Et il dit : Je suis Jésus que tu persécutes » (Act. 9:1-5). Il est difficile d’imaginer ce que cette réponse venue du ciel, accompagnée d’une lumière éclatante comme un éclair, a dû produire dans le cœur de cet homme. Jésus, le crucifié de Golgotha, celui dont il persécutait les disciples, était donc dans le ciel et il lui parlait devant des témoins irrécusables qui restèrent interdits.

 

4                    Le nom qui n’est pas oublié. Le souvenir de Son nom.

Le prophète Jérémie avait dénoncé la méchanceté des hommes qui feraient mourir Jésus. « Moi j’étais comme un agneau familier qui est mené à la tuerie ; et je ne savais pas qu’ils faisaient des complots contre moi, disant: ... retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on ne se souvienne plus de son nom » (Jér. 11:19). Voilà ce que voulait Satan : faire mourir Jésus et effacer la mémoire de son nom. Mais le méchant fait une œuvre trompeuse (Prov. 11:18) : la mort et la résurrection de Jésus seront un triomphe ; ils seront le salut d’une multitude d’hommes et de femmes qui se souviendront du nom de leur Sauveur, jusqu’à ce qu’il revienne pour les chercher et les prendre auprès de lui. Et en attendant, ils disent : « Le désir de notre âme est après ton nom et après ton souvenir » (És. 26:8). Beaucoup, aujourd’hui encore, répondent au désir qu’il exprima il y a bientôt deux mille ans, la nuit qu’il fut livré, en instituant la cène et en disant : « Faites ceci en mémoire de moi » (1 Cor. 11:24, 25). Demain, introduits dans la gloire, ils auront la joie de pouvoir lui dire : « Je me suis souvenu de ton nom pendant la nuit » de ton absence (Ps. 119:55).

 

5                    Le nom devant lequel tous se prosterneront

Et ceux qui n’ont pas cru en Jésus le Sauveur, que diront-ils ? Il faut « qu’au nom de Jésus se ploie. Tout genou des êtres célestes, et terrestres, et infernaux, et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2:10, 11). Ils ont méprisé Jésus le Sauveur, ils se prosterneront en tremblant devant Jésus le Juge.

 

6                    Le nom de Celui qui vient

Le dernier chapitre de l’Apocalypse nous rappelle à trois reprises la venue prochaine — disons imminente — de notre Seigneur, par cette promesse répétée : « Voici, je viens bientôt » (22:7, 12, 20) ; et un dernier appel est adressé à celui qui « a soif » de pardon, de paix, de bonheur. Nous relevons encore dans les dernières lignes du livre de Dieu cette expression si douce : « Moi, Jésus » (22:16). C’est la seconde et la dernière fois que le Seigneur s’appelle de son nom de Sauveur. C’est ainsi qu’il avait répondu à Saul sur le chemin de Damas : Je suis Jésus.

 

Jésus, Fils bien-aimé du Père,

Qui t’es abaissé jusqu’à nous,

À tous les enfants de lumière

Que ton saint nom est grand et doux !

 

À toi, Jésus, nul n’est semblable,

Car toi seul es la vérité ;

Tout, dans ta Personne adorable,

Est amour, grandeur et beauté.

 

Dès ici bas, d’un cœur fidèle,

Que nous vivions, Jésus, pour toi,

T’offrant toujours, remplis de zèle,

L’hommage saint de notre foi !