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Réflexions chrétiennes sur le monde actuel

 

 

Table des matières :

1     Donne-nous notre pain quotidien

2     Mort subite

 

 

 

1                        Donne-nous notre pain quotidien

Juin 2003

Voilà l’une des expressions très connue de la « prière dominicale », l’un des premiers sujets de prières enseigné par le Seigneur Jésus dans les évangiles (le sermon sur la montagne). Beaucoup de chrétiens de toutes branches récitent cette prière : Puissent-ils non pas la réciter, mais l’exprimer de leur cœur à Dieu comme un besoin senti. Dieu met en garde en effet contre les vaines redites (Matt. 6:7).

 

On sait que les différents évangiles présentent les mêmes événements de façon non identique, car Dieu nous fait connaître Ses pensées sous différents éclairages. Sur le point qui nous intéresse ici, l’évangile de Luc est plutôt général : « Donne-nous chaque jour le pain qu’il nous faut » (Luc 11:3). L’évangile de Matthieu présente un besoin plus immédiat, beaucoup plus pressant : « Donne-nous aujourd’hui le pain qu’il nous faut » (Matt. 6:11). On ne sait pas de quoi demain sera fait, et le chrétien sait et sent qu’il reçoit tout de Dieu, non pas en gros et en général, mais dans le détail, moment après moment.

Peut-être certains diront-ils que tout ça, c’est des mots, des habitudes périmées, que le monde moderne a enfin réussi à assurer sa subsistance, par toutes sortes de moyens : développement de la productivité agricole, mécanisation des outils de production, produits chimiques détruisant les nuisibles, circuits de production bien rodés, non seulement à l’échelon national, mais même à l’échelon de la planète. On arrive même à avoir des fruits de toute nature en toute saison en jouant sur l’inversion des climats entre les hémisphères de la planète.

Tout cela est très beau et le génie de l’homme paraît sans limite.

Mais est-ce acquis définitivement ? est-ce durable ?

 

L’homme du monde, sans Dieu, répondra : ayons confiance dans notre avenir ; les systèmes d’alimentation mis en place par le commerce mondial savent parfaitement évoluer selon les besoins ; ne jouez pas les prophètes de malheur avec votre Bible périmée…

Le chrétien continue à dire simplement et humblement : « Donne-nous notre pain quotidien ».

Le prophète Ézéchiel stigmatisait Sodome, non pas à cause de ses péchés abominables, mais à cause de son insouciance et de son auto-satisfaction en rapport avec l’abondance de pain (Éz. 16:49).

 

En regardant en arrière, non pas aux âges primitifs ou arriérés, mais à une civilisation évoluée comme l’Égypte ancienne, le livre de la Genèse nous rappelle qu’au temps de Joseph, il y eut sept années de grande abondance telle qu’on ne pouvait plus compter les récoltes accumulées dans les lieux de stockage (Gen. 41:49). Puis, selon ce que Dieu avait annoncé par la bouche de Joseph, sept années de famine ont suivi. Toute la sagesse de l’Égypte n’a rien pu là-contre. Cette famine atteignit même toute la terre et tous les autres pays, et les hommes étaient contraints d’aller en Égypte se procurer quelque chose de ce que Joseph avait fait engranger comme réserve au temps de l’abondance  (Gen. 41:57). Joseph, un homme qui marchait avec Dieu chaque jour et dans tous les détails, avait en effet fait ces réserves, et c’est auprès de lui qu’on pouvait aller, non pas auprès des puissants de ce monde. Allez à Joseph, avait dit le pharaon (Gen. 41:55).

Et maintenant ? Cette histoire biblique est-elle pour nous ?

L’homme du monde répondra, s’il est poli : Vieilles histoires périmées ! — S’il laisse aller sa hargne contre le christianisme, il dira : Faisons taire ces sectes apocalyptiques qui en sont encore à prendre la Bible à la lettre.

 

Or malgré tous les progrès dont on peut s’enorgueillir, la Bible (Apoc. 6:6) annonce pour un temps encore futur une raréfaction de la nourriture, les produits de luxe subsistant, mais le nécessaire devenant hors de prix. Inutile de polémiquer sur la Bible et ses interprétations, sur « les autres religions qui valent bien le christianisme », comme on dit, — ce que Dieu a dit est écrit, et demeure. Un tel temps arrivera quoi que fasse toute la sagesse des hommes. Quand, nous ne savons pas, et la Bible ne le dit pas. Il y a plus terrible encore : ce temps de raréfaction alimentaire sera suivi de temps où la mort fera des ravages à grande échelle (Apoc. 6:7-8).

 

Que nous puissions tous retrouver l’humble dépendance de Dieu qui fait monter chaque jour ses prières :

·         Donne-nous aujourd’hui le pain qu’il nous faut… (Dieu répond aux besoins selon la figure que Joseph présente)

·         Ne limitons pas nos demandes au pain seulement, les besoins sont immenses et variés (Matt. 6:5-34).

·         Comme les yeux des serviteurs regardent à la main de leurs maîtres, comme les yeux de la servante à la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux regardent à l’Éternel, notre Dieu, jusqu’à ce qu’Il use de grâce envers nous (Ps. 123:2).

 

2                        Mort subite

Juin 2003

Qui n’a pas été impressionné et touché par la mort subite d’un joueur renommé, sur le terrain de foot en cours de match ! Les spectateurs se comptaient par dizaines de milliers.

La veille il avait déclaré « quitte à mourir sur le terrain, nous devons gagner cette demi-finale ».

En hommage à leur défunt collègue et ami, des footballeurs amis, au match suivant, lèvent ensemble le doigt au ciel lors du premier but marqué.

 

Que dire devant de telles choses ?

1. D’abord, c’est Dieu qui donne la vie, c’est Lui aussi qui la reprend. Jeune ou âgé, il nous faut être prêt à rencontrer Dieu — comme le dit le prophète Amos (4:12) — et nous y préparer à l’avance. Quelle sera la justice que nous auront à présenter à Dieu ? Le pardon accordé par Christ aux pécheurs qui mettent leur foi en Lui, ou les misérables efforts pour faire ce qu’on peut ? Romains 1:18, 17

2. Avoir une grande renommée auprès d’un public, ou être une « star », ne donne aucun droit devant Dieu, ni pour aller au ciel. Il faut se reconnaître pécheur, et recevoir le Sauveur. Marc 8:36

3. Ensuite il arrive souvent que Dieu nous prenne au mot. Pesons-nous toujours ce que nous disons : DIEU VOIT TOUT ET ENTEND TOUT. Daniel 5:25.

4. C’est bien d’honorer la mémoire de ses amis, mais comment être sûr qu’ils sont au ciel ? S’ils ont rendu témoignage à leur foi en Christ (mort et ressuscité), c’est une bonne preuve ; sinon, impossible de savoir, le salut universel n’existe pas. Jean 3:36

5. Croire que le joueur décédé nous voit, nous encourage, voire nous favorise, n’est qu’une illusion sans fondement.

6. Tous les hommes sont égaux devant Dieu : joueurs, entraîneurs, supporteurs, arbitres, personne n’a de privilège devant Dieu et il est réservé à tous de mourir — après la mort le jugement. La mort n’est pas injuste parce qu’elle touche quelqu’un de 28 ans, ou plus jeune : qu’est-ce que cette durée de vie au regard de l’éternité ?

7. La vie continue, les matches continuent… dans le domaine des affaires on a l’habitude de dire « business as usual », autrement dit : « les affaires sont les affaires ; rien ne peut les arrêter ». Certes c’est bien le triste sort humain qui doit continuer à gagner son pain pour vivre, quoi qu’il arrive. Mais nous risquons tous d’être atteint par la pensée profane d’oublier la mort et le besoin du salut, — de ne pas écouter quand Dieu arrête et qu’Il parle ; le train de ce monde nous emporte. Voir Luc 13:1-5

Un autre aspect poignant de cette poursuite ininterrompue du train des affaires, c’est que la tristesse est dans les cœurs, ainsi que l’affliction, l’amertume, — et au lieu de la consolation après laquelle on voudrait soupirer, on est forcé de noyer le souci et le chagrin dans le tourbillon des affaires. Pour une fois que l’insouciance devait faire place aux vraies questions et aux réponses de Dieu, on est forcé d’oublier. Luc 12:13-21

8. « On veut des explications ! ». C’est le cri qui retentit : Pourquoi est-il mort ? de quoi est-il mort ? quelle est l’origine, la nature et le déroulement du malaise ? l’a-t-on soigné correctement et à temps ?

Certes ces questions méritent d’être clarifiées d’un point de vue légal, mais l’insistance excessive sur ces phénomènes biologiques détourne des questions tellement plus importantes : Dieu parle, que dit-Il ? Qu’y a-t-il après la mort ? Héb. 9:27-28 ; Luc 16:19-26.