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Réflexions chrétiennes sur le monde actuel

 

 

1                        La nature a horreur du vide

30 10 2002

Cette phrase était la manière ancienne d’exprimer l’observation physique selon laquelle la pression atmosphérique fait remonter les liquides dans un tube vidé d’air et dont l’ouverture plonge dans un récipient contenant ce liquide.

 

Dans l’évangile, notre Seigneur nous parle d’une maison, autrefois occupée par un démon, puis vidée de son occupant ; balayée et ornée, elle est restée vide (Matt. 12:43-45). Mais elle ne reste pas longtemps vide. L’ancien occupant va chercher ses collègues, des démons plus méchants que lui, et revient pour occuper la maison en force et en nombre.

 

L’application directe que faisait notre Seigneur était que, si l’esprit d’idolâtrie avait bien été expulsé de la maison d’Israël, celle-ci était en grand danger si la crainte et l’amour de Dieu, et la fidélité à Sa Parole, ne venaient pas bientôt occuper le terrain. Si le vide se prolongeait, il risquait de venir un esprit bien pire que celui d’idolâtrie : c’est ce qui a eu lieu comme le rejet et la crucifixion de Christ l’ont montré. Or ce danger guette encore aujourd’hui tout notre monde occidental : l’esprit de l’Antichrist vient bientôt, selon les avertissements de la Bible.

 

Sans parler ici de question de démons proprement dit, retenons bien la pensée de la maison balayée et ornée qui se retrouve occupée par des puissances spirituelles mauvaises.

Les idées mauvaises et perverses surabondent dans le monde ; on pourrait commencer une liste par la violence, le refus de tout ordre moral, le refus d’autorité, la destruction de la famille, etc. mais cette liste est si grande qu’il est inutile d’allonger. Le monde souffre de plus en plus de ces choses ; il le reconnaît même dans une mesure, mais on se borne généralement à édicter — ou tenter d’édicter — de nouveaux règlements ou de nouvelles lois, qui ne résolvent rien, car les problèmes sont plus profonds ; pire même, ils ne font souvent qu’aggraver les problèmes, ou en susciter de nouveaux, par le biais des effets pervers.

 

Craignons beaucoup le vide spirituel.

 

Ne pensons pas non plus combler le vide spirituel par du vent : ce n’est pas la musique bruyante, les parties où on s’éclate qui vont combler le vide. Ce ne sont pas non plus les réunions religieuses remplies d’excitations des sens, ou plus calmes quand on fait vibrer les sensibilités par la musique émouvante, la beauté, l’esthétique et la grandeur des bâtiments et des cérémonies.

Va-t-on combler le vide par un bon choix de compagnies ou compagnons ? Mais le vide peut aussi se ressentir quand on est plusieurs.

 

Quand Christ ne remplit pas le cœur, c’est le vide. D’abord Christ comme Sauveur, puis Christ comme Seigneur dans nos vies. Si on ne veille pas à retrouver Christ au plus vite, soyons bien sûr que le vide ne va pas rester longtemps, mais craignons qu’il ne soit comblé par n’importe quoi.