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La Sagesse et la Folie :

 

Comment pouvons-nous les discerner ?

 

Proverbes 9

 

Auteur inconnu

 

Les subdivisions et sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest. ME 1876 p. 235

 

Table des matières :

1     Deux grandes influences dans ce monde

2     Ève, Noé, Abraham, Babel

3     Influence de l’entourage

4     Marcher soigneusement

 

 

1                        Deux grandes influences dans ce monde

Il y a sur la terre deux grandes influences, et chacun est gouverné par l’une ou par l’autre : l’une, c’est la Sagesse, la sagesse de Dieu, c’est Christ (voyez Proverbes 8 et 1 Corinthiens 1:24) ; l’autre, c’est la Folie, « la femme folle », celle qui anime et qui conduit le monde. Il est de la plus haute importance, pour chacun des saints, de savoir se bien rendre compte sous laquelle de ces deux influences il est réellement placé. La chose est très simple et facile à découvrir si nous n’oublions pas le chemin que chacune nous propose, et si nous y prenons garde. Chacune offre quelque chose qui doit ranimer et satisfaire le cœur. La Sagesse dit : « Venez, mangez de mon pain, et buvez de mon vin que j’ai mixtionné »; la femme folle dit : « Les eaux dérobées et le pain pris en secret est agréable ». Elles offrent chacune quelque chose qui doit réjouir et rassasier, seulement ce que la Sagesse offre, elle le présente avec un conseil et un avertissement : « Écoutez l’instruction… ; et laissez là la sottise et vous vivrez ; et prenez la voie du discernement » (comp. 1:20 et suiv. ; 4:20-27) ; tandis que la Folie, — le monde, — ne parle que de ce qui satisfait à la nature et à ses convoitises, et à quoi, selon Dieu, on n’avait pas droit : « des eaux dérobées », et « du pain mangé en secret » (comp. 5:3).

C’est là un principe d’une immense importance, qu’au milieu d’un monde formé et gouverné par la Folie, il y ait un chemin que la Sagesse enseigne, un chemin de Dieu dans lequel on le connaît, un chemin dans lequel le sage et le juste avancent et croissent, mais dont le commencement est « la crainte de l’Éternel ». Il n’y en a qu’un seul. Si nous n’y marchons pas, nous en porterons les conséquences, même si, au fond, nous aimons le Seigneur.

Or si nous considérons les conséquences de chacune de ces deux grandes influences pour ceux qui y cèdent, nous ne pourrons pas manquer de découvrir si quelqu’un est conduit par la Sagesse, ou par la Folie, c’est-à-dire par les attraits de ce monde.

 

2                        Ève, Noé, Abraham, Babel

Ève écouta la Folie, quand elle désira du fruit de l’arbre, et « vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, qu’il était agréable à la vue, et que l’arbre était désirable pour donner de la science ». Si elle eût été conduite par la Sagesse, elle se fût détournée du serpent ; elle n’eût pas bougé des portes de la Sagesse, et eût gardé les poteaux de ses portes : elle eût « laissé là la folie » et « eût vécu »; elle fût demeurée dans la seule voie sûre.

Noé écouta la Folie, quand il planta une vigne et qu’il en bût du vin. Il s’enivra et il trouva que « là sont les trépassés » et que « ses conviés s’en vont au fond du sépulcre ».

Ceux qui bâtirent la tour de Babel étaient conduits par le monde, par ce qu’il y a de plus insidieux dans son esprit d’indépendance. L’homme chercha un centre et un intérêt commun indépendants de Dieu et qui excluaient Dieu.

Abraham, au contraire, était conduit par la Sagesse, quand il quitta son pays et la maison de son père, sans savoir où il allait ; il était conduit par elle, quand il demeura dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère, et qu’il persévéra jusqu’au bout dans ce chemin de séparation que la Sagesse révèle.

C’est, en effet, le grand trait caractéristique de la Sagesse, qu’elle nous enseigne la séparation, nous présentant un chemin nouveau et inconnu des hommes ; tandis que le monde, au contraire, a pour trait caractéristique qu’il offre ce qui satisfait aux convoitises, ce à quoi notre droit n’est pas bien établi, ce qui est entièrement et exclusivement pour nous, pour « le moi ».

 

3                        Influence de l’entourage

Le plus généralement, l’influence qui nous voile le chemin de Dieu ou qui nous en détourne, s’exerce par le moyen de quelqu’un qui nous est très proche, en qui nous avons peut-être beaucoup de confiance, qui flatte, d’une manière ou de l’autre, notre amour-propre : et nous devenons ainsi la proie du monde en suivant son chemin. Il en fut ainsi de Jacob : sa mère le persuada d’user de moyens détournés pour obtenir la bénédiction de son père. Ainsi encore de David : l’influence de Joab l’amena à rappeler Absalom. De la même manière Pierre tenta de dissuader de la croix le Seigneur ; mais la Sagesse le réprimanda : « Va arrière de moi, Satan, tu m’es en scandale ».

 

4                        Marcher soigneusement

Si nous savons résister à l’influence des personnes qui nous entourent naturellement ici-bas et qui nous portent peut-être un véritable intérêt, nous savons ce que c’est que d’être conduits par la Sagesse ; car il est même écrit : « Les ennemis d’un homme seront les gens de sa maison » (Matthieu 10:36). Une fois que nous avons réellement accepté le principe de la Sagesse, sa voie devient chaque jour plus facile, et notre séparation d’avec quiconque n’est pas d’accord avec la pensée du Seigneur devient plus rigoureuse ; nos sens deviennent de jour en jour plus exercés à discerner le bien et le mal, nous amenant, non seulement à renier le mal en nous, mais encore à haïr même le vêtement d’un autre souillé par la chair. Nous craignons alors l’homme du monde comme « de la poix », car qui peut toucher de la poix et n’en pas être souillé ? Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs (1 Corinthiens 15:33). Paul rompt plutôt avec Barnabas que d’accepter dans ce moment-là la collaboration de Marc (voyez Actes 15:38).

« Prenez donc garde de marcher soigneusement, non pas comme étant dépourvus de sagesse, mais comme étant sages, saisissant l’occasion, parce que les jours sont mauvais. C’est pourquoi, ne soyez pas sans intelligence, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur ; et ne vous enivrez pas de vin, en quoi il y a de la dissolution, mais soyez remplis de l’Esprit, etc » (Éphésiens 5:15 et suiv.).