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LA LIBERTÉ CHRÉTIENNE

 

 

«Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant; tenez-vous donc fermes». (Galates 5:1)

«Car vous, frères, vous avez été appelés à la liberté; seulement n’usez pas de la liberté comme d’une occasion pour la chair» (Galates 5:13)

Ces deux versets si proches l’un de l’autre se complètent dans une heureuse harmonie. Traitant du sujet de la liberté chrétienne, on risquerait d’en dénaturer le sens si le deuxième verset cité ne venait pas rectifier l’emploi abusif que l’on pourrait faire du premier.

Le chrétien est libéré du joug du péché et du joug de la loi. Sa conduite antérieure était en contradiction avec la loi divine et il en encourait le jugement. Mais Christ a porté ce jugement à notre place. Par notre foi en Son œuvre sur la croix, nous sommes mis au bénéfice de tout ce que cette œuvre a valu. Nos péchés sont donc effacés et notre ancienne nature, notre vieux «moi», est enseveli avec le Christ (voir Romains 4:25 et 6:4-6). Ce que la loi exigeait, personne n’a pu l’accomplir, sinon le Christ lui-même. Mais maintenant «la juste exigence de la loi est accomplie en nous», parce que nous appartenons au Christ (Romains 8:4).

Il n’en demeure pas moins que notre vieille nature est encore là, et elle désire être satisfaite. D’où la lutte qui en résulte entre la convoitise de la chair et l’action de l’Esprit de Dieu. Il y a donc le danger pour nous de prendre prétexte de notre liberté pour satisfaire nos convoitises. Mais aussi le danger de se soumettre à des règles et des ordonnances en se plaçant à nouveau sous le joug de la loi.

D’autre part, pour les choses ouvertement prohibées par la Parole de Dieu, point n’est besoin de se poser des questions. Il n’y a qu’à s’en détourner sans hésitation ; c’est le cas pour l’idolâtrie, manger le sang, les plaisirs sexuels hors mariage (voir Actes 15:29). Les principes moraux de la loi de Moïse demeurent aussi, et il ne viendrait à l’idée d’aucun croyant de vouloir tuer, voler ou mentir. Mais outre ces péchés grossiers, une masse de petites choses peuvent être un objet de convoitise et c’est pour ceci que les critères suivants sont à appliquer :

La chose dont j’ai envie est-elle pour la gloire de Dieu ? (1 Corinthiens 10:31)

Est-ce pour mon bien corporel ou pour ma santé morale ? (1 Timothée 5:23)

Est-ce pour le bien de mon frère ? (Romains 14:21)

Un bon état spirituel implique un cœur satisfait dans le Seigneur. Rien ne sera recherché en dehors de Lui.

«Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière... éprouvant ce qui est agréable au Seigneur» (Éph. 5:8 à 10).