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L’INSPIRATION ET  L’AUTORITÉ de L’ÉCRITURE SAINTE

 

Auteur inconnu

sous-titres ajoutés par Bibliquest

Table des matières

1     Importance que le chrétien tienne à l’inspiration de l’Écriture

2     Manuscrits et Traductions

3     Christ, le grand sujet de la Bible

4     L’Ancien Testament dans le Nouveau

5     Accomplissement des prophéties

6     Révélation divine

7     Comment lire les Écritures ?

 

1                    Importance que le chrétien tienne à l’inspiration de l’Écriture

De nos jours, où les progrès du scepticisme, même dans les grands corps religieux tendent à mettre en doute et à détruire l’intégrité et l’autorité de l’Écriture, il est de toute importance que les enfants de Dieu soient établis sur le fondement divin de la foi chrétienne. L’Écriture est la voix de Dieu, parlant directement à sa créature, mais, s’il en est ainsi, elle réclame nécessairement de nous la foi, l’obéissance et une entière soumission.  

« Toute Écriture, » dit l’apôtre Paul, «est inspirée de Dieu » (2 Tim. 3:16). Ces paroles ne signifient pas seulement que l’Écriture contient ce qui est inspiré — plusieurs de ceux qui nient l’inspiration verbale, admettent cela — mais qu’elle-même, tout entière, est inspirée.  

Dans l’épître à Timothée dont ces paroles sont tirées, l’apôtre parle de son départ comme étant proche : il était d’autant plus nécessaire que les fidèles soient bien fondés quant à la source, l’intégrité et la valeur de l’inspiration divine. Dieu en est la source. C’est lui qui a parlé autrefois aux pères par les prophètes ; c’est lui qui a parlé dans la personne de son Fils, la Parole vivante. Il est vrai que le langage humain et des paroles humaines sont employés comme véhicule pour nous transmettre sa pensée et sa volonté, mais ces paroles elles-mêmes sont choisies de Dieu, données par inspiration divine. Que le chrétien abandonne cette grande vérité, et l’épée avec laquelle il peut combattre l’Ennemi, tombera de sa main ; il ne possédera plus ce qui rend « l’homme de Dieu pleinement accompli pour toute bonne oeuvre ».  

 

2                    Manuscrits et Traductions  

Nous ne prétendons certes pas que les fautes de telle ou telle traduction soient inspirées, et nous reconnaissons pleinement que l’infirmité humaine a pu laisser se glisser quelques erreurs dans la transcription des manuscrits originaux, mais nous affirmons que les écrivains sacrés n’ont pas reçu seulement le sens général des révélations divines pour l’exprimer ensuite à leur manière, mais que les paroles mêmes leur ont été données par Dieu afin que, dans tous les âges, son peuple puisse avoir un fondement divin et incontestable pour sa foi.   

En 1 Cor. 2, l’apôtre Paul parle de ces choses qui nous ont été librement données de Dieu, «desquelles», dit-il, « nous parlons, non en paroles enseignées de sagesse humaine, mais en paroles enseignées de l’Esprit ». Ainsi les paroles mêmes par lesquelles la vérité était communiquée, étaient enseignées par l’Esprit Saint. Il peut y avoir eu des erreurs dans la copie et la traduction ; cependant les communications elles-mêmes étaient non seulement d’origine divine, mais aussi les paroles qui les exprimaient, et ces paroles étaient sans aucun mélange d’infirmité humaine et d’erreur. Elles étaient « enseignées de l’Esprit » et faisaient partie de l’Écriture.  

En outre, Dieu, dans sa bonté, veillait avec un tel soin sur ces révélations, que — tandis que nous ne possédons que quelques manuscrits des nombreux ouvrages écrits par les auteurs profanes — nous en avons un grand nombre des diverses parties de la Bible dont plusieurs très anciens. Quant aux traductions, quelques-unes sont généralement considérées comme excellentes. Ainsi la providence divine veillait à ce que le lecteur non lettré puisse prêter l’oreille au langage de l’Écriture avec l’assurance que la voix de Dieu lui parlait.  

Il est parfaitement certain que les écrivains inspirés n’ont pas tous le même style. Celui de Jean, par exemple, diffère complètement de celui de Paul. Mais en réalité ce fait ne présente aucune difficulté, car Dieu qui pourvoit à tout a façonné et choisi d’avance ses instruments pour l’oeuvre à laquelle il les avait destinés.  

 

3                    Christ, le grand sujet de la Bible  

Le Nouveau Testament confirme pleinement la source divine de l’Ancien. Je citerai plusieurs passages qui le prouvent. Pierre, s’adressant aux disciples, en Actes 1:16, leur dit : «Il fallait que fût accomplie cette écriture que l’Esprit Saint a dite d’avance par la bouche de David» ; et Paul, au dernier chapitre du même livre : « L’Esprit Saint a bien parlé à nos pères, par Ésaïe, le prophète » (28:25). Quel que fût le canal des communications divines, Celui qui parlait était Dieu le Saint Esprit. Hébr. 3:7, introduit une citation du Ps. 95, par ces mots : « Comme dit l’Esprit Saint ». Au chap. 9:8, de cette même épître, mettant en contraste le service du tabernacle et le christianisme, l’apôtre ajoute : « L’Esprit Saint indiquant ceci ». Le témoignage auquel il fait allusion, donné dans l’Ancien Testament, est appliqué par le même Esprit, dans le Nouveau. Les anciens écrivains sacrés « s’informaient et s’enquéraient avec soin» de ce que la grâce de Dieu voulait accomplir pour d’autres. Les prophéties leur étaient données par inspiration, mais ils ne comprenaient pas toujours leurs propres prophéties, et recherchaient « quel temps ou quelle sorte de temps, l’Esprit de Christ qui était en eux indiquait, rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pier. 1:10-11).   

De fait, c’est Christ qui, du commencement à la fin, est le grand sujet de la Bible. Dieu a toujours eu devant ses yeux le second homme, non seulement dans ses plans éternels ou dans l’oeuvre glorieuse de la création, mais aussi, du moment que le premier homme, après sa chute en Eden, a été séparé de Lui. Comme le soleil est le centre de l’univers et le régulateur de toutes choses, Christ est le centre de toutes les voies et de toutes les pensées de Dieu, le sujet de toutes ses promesses. Reconnaissez-le comme le centre de ce livre, reconnaissez sa gloire comme le grand but de l’Esprit à travers les saintes pages, et vous aurez trouvé la note sur laquelle toute l’Écriture s’harmonise à l’infini. En effet, la plénitude et l’étendue de l’Écriture témoignent de la manière la plus évidente, de son origine divine. « Aucune prophétie de l’Écriture », dit l’apôtre Pierre, « ne s’interprète elle-même». La prophétie n’a aucun rapport avec une prédiction humaine d’événements futurs, si exacte qu’elle puisse être. Sa portée, loin d’être limitée à quelque fait particulier, ne peut s’expliquer sans que l’on considère l’objet central de la prophétie : la gloire de Christ et l’établissement de son royaume. Les hommes instruments des révélations ont été choisis et préparés selon l’importance de ces dernières. Loin d’être abandonnés à eux-mêmes pour les exprimer, ces hommes de Dieu furent «poussés par l’Esprit Saint » et parlèrent sous sa puissance.  

Tous les livres de la Bible, sans exception, sont le produit d’un seul et même Esprit, n’ayant qu’un seul et même but, la gloire de Christ, qu’il s’agisse de ses rapports avec son royaume terrestre en Israël, ou céleste, dans son Église. Le Seigneur lui-même attachait à l’Écriture la plus haute valeur. Homme obéissant et dépendant, il ferma la bouche du Tentateur avec une parole : « Il est écrit.» Satan ne pouvait avoir de puissance contre Celui dont chaque motif et chaque acte étaient fondés sur la volonté révélée de Dieu.  

Nous avons à nous demander si même de vrais chrétiens n’ont pas gravement manqué de discernement quant à la portée de la Parole. Souvent, quand s’élève une difficulté doctrinale ou pratique, nous ne savons quel parti prendre, parce qu’une foi réelle et vivante en la toute-suffisance de l’Écriture sainte nous manque !  

 

4                    L’Ancien Testament dans le Nouveau  

Au dernier chapitre de l’évangile de Luc, le Sauveur ressuscité lie ses propres paroles avec les Écritures, en attribuant aux unes et aux autres une importance égale : «Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi, dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les Psaumes, fussent accomplies ». Il mentionne d’abord les paroles qu’il a prononcées, puis les paroles écrites comprises dans les trois divisions, bien connues, de l’Ancien Testament : Moïse, les prophètes et les Psaumes, les plaçant au même niveau, et scellant, de sa propre autorité, l’Ancien Testament tel que nous le possédons aujourd’hui.   

On rencontre la même liaison en Jean 2:22. « Lorsqu’il fut ressuscité d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela ; et ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite ». Nous voyons ici la parole écrite et la parole prononcée par le Fils de Dieu, réclamant, pour la foi, une égale autorité sur l’âme.  

En Jean 5:46, Jésus dit : « Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi ; car lui a écrit de moi. Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? » Moïse écrivait bien des siècles avant la venue de Christ, mais nous trouvons une continuité absolue dans l’Écriture, précisément parce qu’elle est la parole de Dieu. Communiquée par Moïse, ou dite par le Fils de Dieu lui-même, elle coulait de la même source. Les paroles de Christ étaient les paroles de Dieu ; elles lui avaient été données par le Père. (Jean 3:34 ; 12:49 ; 14:10). Qui pourrait mettre en doute que les paroles de ce dernier aient une absolue et suprême autorité ? Nous voyons en outre que le Seigneur attachait même plus d’importance à ce qui était écrit qu’à ce qui était parlé. Dans la parabole de Lazare, où Jésus tire le voile qui nous cache le monde invisible, l’homme riche demande à Abraham d’envoyer un messager à ses cinq frères, pour leur rendre témoignage, mais le patriarche répond : « Ils ont Moïse et les prophètes ; qu’ils les écoutent. » Alors le riche s’écrie : « Si quelqu’un va des morts vers eux, ils se repentiront. » Abraham réplique : « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne seront pas persuadés non plus, si quelqu’un ressuscitait d’entre les morts » (Luc 16). Les écrits de Moïse et des prophètes étaient le témoignage le Dieu pour leur temps, et si nous possédons maintenant une révélation bien plus complète, nous n’avons en aucune manière une autorité supérieure. La preuve divine de ce témoignage est que, si l’on ne veut pas écouter la Parole écrite, on n’écoutera pas non plus Celui qui ressuscitera d’entre les morts.  

 

5                    Accomplissement des prophéties  

Une autre preuve de l’unité et de la valeur de l’Écriture, c’est l’accomplissement de chaque parole prophétique se rapportant à Christ. Pas une seule de ces paroles n’est omise. Cette vérité ressort particulièrement dans les évangiles et dans les Actes. À l’heure solennelle de la croix, chaque parole, chaque iota de l’Écriture ont été accomplis, et toutes les prédictions de la Parole au sujet des souffrances de notre bien-aimé Sauveur ont été vérifiées. Deux brigands sont crucifiés avec lui, et le Seigneur dit lui-même : «Je vous dis qu’il faut encore que ce qui est écrit soit accompli en moi : Et, il a été compté parmi les iniques» (Luc 22:37 ; És. 53:12). Les soldats jettent le sort sur sa robe, «afin que l’Écriture fût accomplie» (Jean 19:24 ; Ps. 22:18). Il en restait encore une à accomplir, car on trouvait au Psaume 69 : «ils ont mis du fiel dans ma nourriture et, dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre» (v. 21) ; alors, «afin que l’Écriture fût accomplie», Jésus dit : «J’ai soif» (Jean 19:28), et «prit le vinaigre». Toute la parole prophétique ayant trait à sa mort étant désormais vérifiée, Jésus dit : «C’est accompli» et, ayant baissé la tête, il remit volontairement son esprit. Les brigands vivaient encore ; les soldats leur rompent les jambes, mais Jésus «étant déjà mort», accomplit une autre écriture : «Pas un de ses os ne sera cassé» (Jean 19:36 ; Ex. 12:46 ; Ps. 34:20). Un homme, dans sa haine insolente, lui perce le côté avec une lance et devient un instrument involontaire pour accomplir une autre écriture : «Ils regarderont vers celui qu’ils ont percé» (Jean 19:37 ; Zach. 12:10).   

 

6                    Révélation divine  

L’Écriture tout entière ne forme qu’une trame indivisible. Éloignez-en un seul fil, et vous la disloquez tout entière ; contestez l’autorité d’une seule partie, et vous invalidez l’ensemble.   

L’Écriture seule nous garantit la vérité, pure et sans mélange, comme elle a coulé de la source divine. Cela est bien fait pour nous remplir d’assurance en face des opinions contradictoires, incertaines et changeantes de l’esprit humain. Le Nouveau Testament attribue une origine divine aux paroles de l’Ancien. Lisez Matth. 1:22 : « Or tout cela arriva afin que fût accompli ce que le Seigneur a dit par le prophète » ; et chap. 2:15 : «Il fut là jusqu’à la mort d’Hérode, afin que fût accompli ce que le Seigneur avait dit par le prophète. » Voyez Actes 3:18 : « Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait prédit par la bouche de tous les prophètes, savoir que son Christ devait souffrir » et au v. 21 : « Il faut que le ciel le reçoive, jusqu’aux temps du rétablissement de toutes choses dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes de tout temps ». 

Il serait inconcevable que Dieu n’ait donné aux écrivains sacrés qu’un thème général pour le développer ensuite à leur gré, car les passages cités montrent clairement que les paroles des Écritures ont été prononcées par Dieu lui-même, le prophète étant le canal de leur communication. Ces eaux vivifiantes, sortant d’une source divine, nous sont parvenues pures et sans mélange. La Bible nous communique, dans sa pureté primitive, la vérité absolue et rien que cela ; mais, pour le chrétien, le même Esprit divin qui l’a donnée l’illumine et l’applique.  

Le chapitre de la première épître aux Corinthiens nous fournit une preuve de l’importance attachée par les écrivains inspirés eux-mêmes au fait que leurs communications étaient de révélation divine. Dans ce passage, l’apôtre Paul distingue entre son propre jugement comme homme spirituel, et ce qu’il avait reçu par un commandement du Seigneur. Et il était, cela va sans dire, inspiré pour rapporter cette distinction. Mentionnant certaines choses, il dit : «Je leur enjoins, non pas moi, mais le Seigneur» ; «mais, quant aux autres, je dis, moi, non pas le Seigneur» (v. 10, 12). À propos d’un autre sujet, il dit encore : «Je n’ai pas d’ordre du Seigneur, mais je donne mon opinion» (v. 25). Il distingue donc entre le résultat de sa propre expérience, «comme ayant reçu miséricorde du Seigneur pour être fidèle» — expérience, dans laquelle il était guidé par le Saint Esprit — et le commandement direct qu’il avait reçu par inspiration. Cela nous montre combien la révélation contenue dans l’Écriture est immédiate, et de quelle autorité divine elle est revêtue et s’il en est ainsi, elle nous arrive aujourd’hui avec la même puissance que jadis.   

 

7                    Comment lire les Écritures ?  

Au Psaume 1, deux choses caractérisent l’homme pieux : d’abord « il a son plaisir en la loi de l’Éternel, » puis « il médite dans sa loi jour et nuit. » Il ne suffit pas de lire simplement un chapitre de la Bible ; il faut méditer l’Écriture dans un esprit de prière et de dépendance, afin que Celui qui nous a donné ce Livre, nous en explique le contenu et le rende profitable à notre âme. On demande souvent comment de vrais chrétiens peuvent tenir parfois comme tirées de l’Écriture des vues et des doctrines que d’autres chrétiens estiment fausses et dangereuses. D’où proviennent ces divergences d’appréciation qui devraient nous humilier tous devant Dieu ? C’est que, pour être enseigné de Dieu, il faut un état d’âme propre à recevoir l’enseignement, une volonté brisée, un oeil simple, un coeur qui n’a pour motif que Christ seul et sa gloire. «C’est à celui-ci que je regarderai : à l’affligé, et à celui qui a l’esprit contrit et qui tremble à ma parole » (És. 66:2). Combien c’est important ! Rien n’est plus détestable que l’activité de l’intelligence humaine dans les choses divines, car elle exalte l’homme et met Dieu de côté. Comment attendre sa bénédiction, si nous édifions nos propres théories, essayant ensuite d’adapter l’Écriture à nos idées ? Cela a lieu très fréquemment. Mais encore posséder la lettre de l’Écriture, ne suffit pas il faut posséder l’Esprit qui a dicté le Livre. C’est lui qui en ouvre et en applique les diverses parties, en sorte que nous soyons guidés et dirigés sûrement dans chaque cas particulier. «Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ?» Mais «l’Esprit sonde toutes choses, même les choses profondes de Dieu » (1 Cor. 1:20 ; 2:10). Le simple chrétien est encouragé, dans les cas les plus difficiles, par la pensée que Dieu a la volonté d’enseigner et la capacité de conduire et d’éclairer ceux qui vivent par la foi, dans une humble dépendance de Lui.   

Demandons-lui son aide pour éprouver la valeur et la toute-suffisance de l’Écriture sainte dans les temps fâcheux que nous traversons. Si tout est en ruine et nous fait défaut, Dieu et sa Parole ne nous manqueront jamais. Qu’il est encourageant de savoir que cette Parole ne change pas. Les cieux et la terre passeront, mais elle demeure éternellement !