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COMMENT RENDEZ-VOUS CULTE ?

 

Auteur inconnu

 

ME 1882 p. 418

 

JEAN 12:1-8 : Comment rendez-vous culte  ?

 

Elle n’était pas venue pour entendre un sermon, bien que le premier des docteurs fût là. Quelque précieuse que la chose fût à sa place, ce jour-là son but n’était pas de s’asseoir aux pieds de Jésus pour écouter sa parole (Luc 10:39).

Elle n’était pas venue pour lui présenter ses requêtes. Il fut un temps où, dans la plus complète soumission à sa volonté, elle s’était jetée à ses pieds, disant : «Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort» (Jean 11:32) ; mais elle ne pensait pas aujourd’hui à épancher sa supplication devant Celui qui était son unique ressource, car son frère était assis à table.

Elle n’était pas venue se réunir aux saints, bien qu’il y eût là de chers enfants de Dieu, dont il est dit : «Jésus aimait Marthe... et Lazare» (Jean 11:5). La communion avec eux était une chose précieuse qui, sans doute, avait lieu souvent, mais pour le moment la communion n’était pas son objet.

Elle n’était pas venue, après une semaine de travail et de fatigue passée au milieu du combat avec le monde, cherchant à être rafraîchie par lui, bien qu’elle sût, comme chaque fidèle, ce qu’étaient les épreuves du désert, et que probablement personne ne connût mieux qu’elle les sources de rafraîchissement qui étaient en Lui.

Mais elle était venue, et cela au moment même où le monde exprimait la profondeur de sa haine contre lui, répandre ce qu’elle avait tenu longtemps en réserve (12:7) — ce qui était d’un grand prix pour elle, tout ce qu’elle avait ici-bas — sur la personne de Celui dont l’amour avait captivé son coeur et absorbé ses affections. Elle ne pense pas à Simon le lépreux ; elle passe à côté des disciples ; son frère et sa soeur en la chair et dans le Seigneur n’attirent pas en ce moment son attention ; Jésus seul remplit son âme — elle fixe les yeux sur lui ; son coeur ne bat que pour lui, ses mains et ses pieds sont d’accord avec ses yeux et son coeur. Elle oint les pieds de Jésus, et lui essuie les pieds avec ses cheveux.

L’adoration, l’hommage, le culte, la bénédiction, voilà son unique pensée ; elle honore ainsi Celui qui est tout pour elle, et pour le coeur duquel un tel culte était un rafraîchissement.

Ceux qui manquent de spiritualité (12:4) murmurent, mais elle a le Seigneur pour défenseur ; il montre comment il estime le tribut reconnaissant d’un coeur qui l’apprécie à sa valeur, et il ne peut garder le silence à son sujet. Un souvenir durable de ce qu’est le culte est consigné dans la Parole par Celui qui le reçut, et en mémoire de celle qui le rendit.

Dites-moi, cher lecteur, ce culte est-il le vôtre ? ou bien allez-vous le dimanche entendre un sermon, dire vos prières, vous réunir avec les saints, ou vous rafraîchir après vos six jours de labeur ? Oh ! si tous les regards étaient fixés sur lui seul, si tous les coeurs étaient remplis de lui, si chacun de nous était résolu à ne voir «personne sinon Jésus seul», comme les louanges abonderaient ! Nous ne viendrions pas avec des vases d’albâtre, mais avec nos corps remplis du Saint Esprit ; un courant d’actions de grâces, d’adoration, du caractère le plus élevé, monterait en l’honneur de Celui dont la présence est aujourd’hui l’ornement de la gloire, comme elle fut jadis l’ornement de la terre. Que notre part soit de l’adorer ainsi en Esprit et en vérité. Amen !