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Poésies

 

Table des matières :

1     Sodome — Gen. 18-19

2     La traversée du désert — Gen. 24

3     L’amour du Père — Ésaü

4     Le Divin Donateur

5     Israël bénissant les fils de Joseph

6     Jacob mourant — Poésie

7     Joseph, type de Christ — Poésie

8     La venue du Seigneur — Poésie

 

 

 

1                        Sodome — Gen. 18-19

 

Peut-être tu ne peux comprendre

Pourquoi cette grande cité

Fut par Dieu, que l’on dit si tendre,

Détruite avec sévérité.

 

C’est que Sodome était coupable

Des péchés les plus odieux,

Et que son crime abominable

Était monté jusques aux cieux.

 

Oh ! Quelle affreuse et triste place

Lot avait choisi dans ce lieu

Après avoir connu la grâce,

L’amour et la bonté de Dieu.

 

Abraham, de ce Dieu de gloire,

Entendit le céleste appel :

Il apprit qu’il est doux de croire

Aux promesses de l’Éternel.

 

Dès lors, il méprisa ce monde,

Sodome et son éclat trompeur,

Et, d’une foi ferme et profonde,

Il sut compter sur le Seigneur.

 

Aussi, quand se leva l’aurore

De ce grand jour de jugement,

Et que Lot, qui tardait encore,

Des flammes fut tiré vivant ;

 

Abraham — quel contraste immense —

Entendit les secrets de Dieu,

Loin de la scène de souffrance,

Loin de ce sombre et triste lieu.

 

Voilà la glorieuse place

Où le Seigneur aime à cacher

Celui que, dans sa riche grâce,

Du monde Il voulut arracher.

 

 

2                        La traversée du désert — Gen. 24

 

Loin des siens, loin de sa patrie,

Rébecca suit Éliézer,

À son guide elle se confie

Sans crainte, à travers le désert.

 

Son père et sa mère chérie,

Et les compagnes de ses jeux,

Tout est laissé, tout elle oublie :

Isaac est devant ses yeux.

 

Elle a vu la magnificence

Des riches dons de l’héritier ;

À lui son cœur avec puissance

S’attache et se donne en entier.

 

Elle part ; et durant la route,

Ravie et joyeuse en son cœur,

D’une oreille attentive écoute

Les doux récits du serviteur.

 

 

 

De son maître il lui dit la gloire,

Et de sa richesse et de sa splendeur.

Quel bonheur pour elle de croire !

Quel désir de voir son seigneur !

 

Enfin la course est terminée,

L’épouse est près de son époux,

Dans sa tente elle est amenée :

Oh ! Combien tout pour elle est doux !

 

Ainsi, mon âme, avec courage,

Poursuis ta course en ces bas lieux ;

Bientôt, après ce court voyage,

Tu verras Jésus dans les cieux.

 

En attendant, pendant la route,

Fermant l’oreille à tout vain bruit,

Oh ! Que mon cœur toujours écoute

La douce voix de son Esprit.

 

 

3                        L’amour du Père — Ésaü

Oh ! Combien Dieu prend plaisir à répandre

Ses dons sur toi, faible et petit !

Quels soins touchants chaque jour Il vient prendre

De toi qu’Il protège et conduit !

Autour de toi tu ne vois que tendresse,

De doux regards, de cœurs aimants,

Car il sait bien ce que dans leur faiblesse,

Réclament les petits enfants.

 

Mais quel amour de la plus tendre mère

Dira du sien la profondeur ?

Le Bien-aimé venu du sein du Père,

Seul nous a révélé son cœur.

Il a quitté sa demeure de gloire,

Le ciel et toutes ses splendeurs ;

Il est venu nous inviter à croire

L’amour qui sauve les pécheurs.

 

Celui qu’Il aime et qui fait son délice,

Dieu le donna pour nous sauver ;

Jésus, le Saint, s’offrit en sacrifice,

De douleurs Il vint s’abreuver.

Oh ! Quel amour ! Le riche droit d’aînesse

Qu’Il déposa pour te chercher,

Il l’a repris ; et sa vive tendresse

Veut avec toi le partager.

 

Oh ! Ne fuis pas son amour et sa grâce ;

Comme Ésaü, ne jette pas

Loin de ton cœur le seul don efficace

Qui peut t’arracher au trépas.

Viens, viens à Lui ! Il t’appelle à la gloire,

Il a souffert pour t’acquérir ;

Il remporta par sa mort la victoire,

Et c’est pour toi, pour t’enrichir.

 

4                        Le Divin Donateur

 

Connaissez-vous ce Dieu dont le plus grand délice

Est de donner toujours, de donner constamment ;

Qui dit : Voici le jour, voici l’heure propice ;

Je donne à qui le veut, même au plus faible enfant.

 

Savez-vous que c’est Lui qui donne avec largesse

La pluie et le soleil, les fertiles saisons,

Qui pare la nature avec tant de richesse,

Qui fait mûrir les fruits et dore nos moissons ?

 

Il dispense à tout homme, et vie, et nourriture,

Il pourvoit chaque jour à nos moindres besoins ;

Il soigne avec amour sa faible créature,

Il nous entoure enfin de ses plus tendres soins.

 

Mais écoutez : voici le don le plus sublime

Qui nous révèle à tous le divin Donateur,

Le don qu’il nous fallait pour sortir de l’abîme

Et qu’il offre à présent à tout pauvre pécheur.

 

 

C’est celui de son Fils, envoyé sur la terre,

C’est le don de Jésus, ce Sauveur précieux,

Jésus qui vint chercher l’homme dans sa misère

Pour l’introduire ensuite avec Lui dans les cieux.

 

Couronné dans les cieux de la gloire divine,

Le Seigneur est assis à la droite de Dieu ;

Il dispense Lui-même à qui Dieu les destine

Les biens qui sont à Lui là-haut dans le saint lieu.

 

C’est Jésus qui l’a dit, — qu’il est doux de le croire ! —

Avec Lui nous serons, nous qu’Il a rachetés :

Père, je veux, dit-Il, qu’ils partagent ma gloire,

Tous ceux qui sont à moi, ceux que tu m’as donnés.

 

Par la foi nous pouvons déjà sur cette terre

De ces liens divins savourer la douceur,

Et bientôt avec Lui dans la maison du Père,

En paix nous goûterons un éternel bonheur.

 

 

5                        Israël bénissant les fils de Joseph

 

Voyez ce vieillard qui s’incline

Sur son bâton de pèlerin,

Adorant la grâce divine

Qui l’a conduit en son chemin !

 

Grâce parfaite et souveraine,

Qui le choisit, lui, le dernier,

Lui donnant le riche domaine

D’Ésaü, venu le premier !

 

Longtemps confiant en lui-même,

Plein de sa propre volonté,

Il oublia, du Dieu suprême,

Les soins, la constante bonté.

 

**

 

Mais il apprit, dans la détresse,

De son Dieu quel était l’amour ;

Il a vu sa propre faiblesse,

Et la reconnaît sans détour.

 

À tous les siens, Dieu veut apprendre

À ne dépendre que de Lui :

Jacob, enfin, a su comprendre

Que Dieu seul est un ferme appui.

 

Voilà la leçon salutaire

Qu’il a retenue en son cœur,

Et qu’avant de quitter la terre

Il peut redire avec bonheur.

 

Oui, c’est la leçon de la grâce

Qu’il perdit de vue autrefois :

« Le premier au dernier fait place

Le grand cède au petit ses droits ».

 

 

6                        Jacob mourant

 

Approchez, venez en silence

Près du patriarche mourant :

De Dieu Jacob sent la présence,

Et se prosterne en adorant.

 

Tous ses fils entourent sa couche :

Pour eux quels solennels instants !

Ils vont ouïr Dieu par sa bouche

Leur dévoiler les derniers temps.

 

Ses yeux, que le Saint Esprit ouvre,

Contemplent les divins décrets ;

Dieu, dans sa grâce, lui découvre

Ses grands et glorieux secrets.

 

Après les jours d’hiver si sombres,

Il voit renaître le printemps,

Il voit les radieuses ombres

De nouveaux et glorieux temps.

 

Alors il tressaille et s’écrie :

« Éternel, j’attends ton salut ! »

Il connaît la grâce infinie

Qui conduit tout au divin but.

 

**

 

Il voit de loin le Roi de gloire,

Le Christ, autrefois rejeté,

Qui vient jouir de sa victoire

Avec son peuple racheté.

 

Les cieux à la terre s’unissent

Pour chanter le Prince de paix ;

Tous devant Lui se réjouissent :

À Lui soit louange à jamais !

 

C’est Lui, le Bien-aimé du Père.

Le grand Berger que, par la foi,

Jacob voit marcher sur la terre,

Rangeant les peuples sous sa loi.

 

Il a souffert quand leur colère

A lancé sur Lui tous ses traits ;

Mais Il pardonne, et leur misère

Va disparaître pour jamais.

 

Oui, bientôt Israël lui-même

S’inclinera devant Jésus

Cédant à la grâce suprême,

Son cœur ne s’endurcira plus.

 

Ce jour de gloire va paraître,

Jacob l’a de loin salué ;

Israël sauvé va renaître,

Et Christ par tous sera loué.

 

7                        Joseph, type de Christ

 

Jésus, venu du sein du Père,

Plein de grâce et de vérité,

Se vit autrefois sur la terre,

Ainsi que Joseph, rejeté.

 

Son cœur, en son amour suprême,

Cherchait les siens pour les sauver ;

Mais eux, dans leur orgueil extrême,

Refusèrent de l’écouter.

 

Ils ont fait plus : leur haine impie

Aux méchants a livré Jésus,

Et Lui, juste, a laissé sa vie :

Israël ne le revit plus.

 

Il est remonté dans la gloire :

Au ciel Il demeure caché

À ceux qui n’ont pas voulu croire,

Et sont restés dans leur péché.

 

**

 

Oh ! Combien ils furent coupables

De mépriser le Fils de Dieu !

Sous des jugements redoutables,

Ils portent leur crime en tout lieu.

 

Et bientôt croîtra leur détresse :

Où recourir en leur effroi ?

Leurs cœurs enfin, pleins de tristesse,

Repentants, chercheront leur Roi.

 

Lui, de son ciel, voyant leurs larmes,

Pardonnant leur crime odieux,

Soudain calmera leurs alarmes,

Et paraîtra devant leurs yeux.

 

Oh ! Quels transports ! Quelle allégresse !

Dans leurs voix quels accents joyeux !

Ils Le verront, et sa tendresse

De leurs cœurs comblera les vœux.

 

8                        La venue du Seigneur

 

Tu vas quitter, Jésus, le trône de ton Père,

Tu vas nous retirer du désert de la terre ;

Nous enlever à toi, loin d’un monde endurci ;

Car, dans ton ciel, tu veux que nous soyons aussi.

 

Ô Christ tant désiré ! La trompette dernière

Va sonner le rappel de ton Église entière.

La voix d’archange éclate, et, dans le noir tombeau,

Réveillera les morts qui sont de ton troupeau.

 

Et nous qui survivons, qui restons à t’attendre,

Tu vas nous transmuer ! Déjà se fait entendre

Le cri : Voici l’Époux ! Secouons le sommeil,

Car l’Agneau vient nous prendre avec Lui dans le ciel.

 

Pouvons-nous donc pleurer, ayant cette assurance,

Comme pleure celui qui n’a point d’espérance ?

Aux naissantes clartés de ce jour glorieux,

Frères, consolons-nous. Le Seigneur vient des cieux.