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Dieu le Créateur

 

Adrien Ladrierre probable

La Bonne Nouvelle 1899 p. 49 à 58. Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest

Table des matières :

1     Créer, non pas transformer

2     Créateur de cieux — Importance de la terre

3     Le Tout-Puissant

4     La Parole créatrice

5     Le Seigneur Jésus Créateur

6     Merveilles de la création

7     Une création très bonne, mais gâtée par le péché

8     La création disparaîtra dans le feu

9     Il y aura une nouvelle Création

9.1     Un terrible jugement

9.2     Toutes choses faites nouvelles

9.3     Ses habitants

 

 

1                        Créer, non pas transformer

Dieu, mes chers lecteurs, nous a donné la Bible, sa parole, afin que par elle nous apprenions à le connaître. La première chose qu’elle nous enseigne, c’est qu’il est l’Auteur, le Créateur de tout ce qui existe. « Au commencement », nous dit elle, « Dieu créa les cieux et la terre ». C’est par ces mots que s’ouvre le saint Livre. Créer veut dire faire quelque chose de rien, et chacun de nous comprend que cela n’appartient qu’à Dieu seul : c’est l’acte de sa toute puissance. L’homme avec toute sa science, pas plus que l’ange le plus grand, ne peut créer un grain de sable.

 

2                        Créateur de cieux — Importance de la terre

Dieu créa les cieux, est-il dit, non pas seulement la voûte bleue qui nous couvre, mais tout ce qui est au-dessus de nous : les astres innombrables, soleils brillants qui peuplent l’espace immense et les myriades d’anges qui se tiennent devant Lui. C’est ce que l’Écriture appelle les armées des cieux, soit les astres (Jér. 33:22), soit les anges (1 Rois 22:19). Et il créa la terre, bien petite, et qui n’est qu’un point imperceptible dans la vaste étendue qui l’entoure ; mais grande en ce que Dieu l’arrangea pour être l’habitation de l’homme, le lieu où son Fils bien-aimé devait paraître un jour et où devaient un jour s’accomplir des choses merveilleuses, les desseins éternels de Dieu.

 

3                        Le Tout-Puissant

Le saint Livre, mes chers lecteurs, revient souvent sur cette vérité fondamentale qui démontre la toute-puissance de Dieu. Ainsi, lorsque Dieu annonce à Jérémie une chose qui semble impossible, le prophète s’écrie : « Ah, Seigneur Éternel ! voici, tu as fait les cieux et la terre par ta grande puissance, et par ton bras étendu ; aucune chose n’est trop difficile pour toi » (Jérémie 32:17). Les fidèles à Jérusalem, en face de l’opposition qu’ils rencontraient, invoquent le tout-puissant Créateur : « Ô Souverain ! toi, tu es le Dieu qui as fait le ciel et la terre, et la mer, et toutes les choses qui y sont » (Actes 4:24). Paul, parlant aux païens qui voulaient l’adorer lui et Barnabas comme des dieux, s’écrie : « Hommes, pourquoi faites-vous ces choses ? Nous sommes, nous aussi, des hommes ayant les mêmes passions que vous ; et nous vous annonçons que de ces choses vaines vous vous tourniez vers le Dieu vivant, qui a fait le ciel, et la terre, et la mer, et toutes les choses qui y sont » (Actes 14:15). Les Lévites, au temps de Néhémie, après que les murailles de Jérusalem eurent été achevées par le secours de l’Éternel, le Dieu tout-puissant, le célèbrent ainsi : « Tu es le Même, toi seul, ô Éternel ; tu as fait les cieux, les cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qui est sur elle, les mers et tout ce qui est en elles. Et c’est toi qui fais vivre toutes ces choses, et l’armée des cieux t’adore » (Néhémie 9:6). Et dans l’Apocalypse, nous voyons les saints glorifiés se prosterner devant Celui qui vit aux siècles des siècles en jetant leurs couronnes devant son trône et dire : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, et l’honneur, et la puissance ; car c’est toi qui as créé toutes choses, et c’est à cause de ta volonté qu’elles étaient, et qu’elles furent créées » (Apoc. 4:11). Ainsi toutes choses, les visibles et les invisibles, doivent leur existence à la volonté toute-puissante de Dieu. Adorons ce Dieu créateur, mes chers lecteurs, en nous souvenant qu’il est aussi le Dieu Sauveur (lisez Ésaïe 45:18 et 21). « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui soit la gloire éternellement ! Amen » (Romains 11:36).

 

4                        La Parole créatrice

La Bible nous apprend aussi que c’est par sa parole, expression de sa volonté, que Dieu a appelé toutes choses du néant à l’existence. « Les cieux », dit David, « ont été faits par la parole de l’Éternel, et toute leur armée par l’esprit de sa bouche… il a parlé, et [la chose] a été ; il a commandé, et elle s’est tenue là » (Ps. 33:6-9). L’épître aux Hébreux nous dit aussi : « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11:3). Et si mes jeunes lecteurs lisent avec attention le premier chapitre de la Genèse, ils entendront par sept fois la parole divine exprimer la volonté du Créateur, et la chose surgir instantanément. Par exemple : « Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut » (Gen. 1:3). Combien cela est beau et grand, n’est ce pas ? Que de peine et de travail ne faut-il pas pour établir une seule de nos lumières artificielles ? Mais pour faire paraître la lumière répandue dans tout l’univers, émise depuis notre soleil et les milliards d’étoiles, soleils le plus souvent plus grands et plus brillants que le nôtre [mes jeunes lecteurs savent, sans doute, que si les étoiles ne nous apparaissent que comme des points brillants dans la voûte du ciel, c’est à cause de leur colossal éloignement], il n’a fallu qu’une parole de la bouche de Dieu ! Il en est de même de tous les ouvrages des hommes comparés aux œuvres de Dieu. Il faut bien du temps et du labeur à un artiste pour peindre un paysage. Mais lorsque Dieu veut orner la terre de la verdure des prés, des riantes couleurs des fleurs, du feuillage des arbres donnant leur frais ombrage, il n’a qu’à dire un mot : « Et Dieu dit : Que la terre produise l’herbe, la plante portant de la semence, l’arbre fruitier produisant du fruit selon son espèce ayant sa semence en soi sur la terre. Et il fut ainsi » (Genèse 1:11-12). En pensant à cette puissance merveilleuse de Dieu, ne dirons-nous pas avec le roi David : « Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux » (Ps. 8:1) !

 

5                        Le Seigneur Jésus Créateur

Le Nouveau Testament, mes chers lecteurs, nous révèle, relativement à la création, une autre chose non moins digne de notre attention. Au premier chapitre de l’évangile de Jean, nous lisons : « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu… Toutes choses furent faites par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait » (Jean 1:1-3). Qui est cette Parole éternelle, cette Personne distincte de Dieu et qui a fait toutes choses ? Le même chapitre nous le dit : « Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » (v 14). Et plus loin : « La grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ » (v 17). Ainsi cette Personne divine, la Parole éternelle, apparue sur la terre comme un homme, c’est le Seigneur Jésus mes chers lecteurs. Et c’est Lui qui a fait toutes choses. C’est par cette Parole vivante que Dieu a créé les mondes. Le petit enfant couché dans la crèche, l’homme lassé du chemin qui s’assit sur le bord du puits de Sichar et demanda un verre d’eau à une misérable Samaritaine, c’était le Créateur de l’univers ! Quelle merveille de grâce ! Toutes choses furent faites par la Parole qui est le Fils unique de Dieu. Cela nous fait comprendre mieux les passages qui nous disent que, par sa parole, Dieu a créé les cieux et la terre. C’est la voix de cette Parole que nous entendons dans le premier chapitre de la Genèse. Qu’elle est grande la gloire du Fils unique du Père ! Il est le Créateur tout-puissant, et nous le connaissons aussi comme notre précieux Sauveur, comme Celui qui nous aime, qui est descendu du ciel pour nous apporter la grâce et la vérité.

Il y a encore deux beaux passages qui nous montrent cette gloire du Seigneur Jésus. Dieu, dit l’épître aux Hébreux, « nous a parlé dans [le] Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les mondes » (Héb. 1:2). Et dans l’épître aux Colossiens, l’apôtre Paul écrit : « Par lui ont été créées toutes choses, les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles » (Col. 1:16). Et dans l’épître aux Hébreux, l’apôtre dit que le Fils soutient toutes choses par la parole de sa puissance. Non seulement il les a créés, mais il les maintient en existence ; sans lui elles retourneraient au néant. Oh ! qu’elle est grande la gloire de Jésus !

 

6                        Merveilles de la création

Je ne vous parlerai pas des six jours durant lesquels la toute-puissance de la Parole de Dieu disposa et arrangea tout sur la terre qui devait être l’habitation de l’homme. Palais magnifiques où rien ne manquait : un dôme d’azur pour couvrir cette riche demeure ; des eaux pour la rafraîchir et pour l’arroser ; des plantes diverses pour l’orner et fournir à la nourriture du maître ; des lampes splendides pour l’éclairer ; des serviteurs nombreux pour tout animer, les uns pour le charmer par leurs concerts, les autres pour obéir aux ordres du roi de ce domaine et le servir. Quelles merveilles la création renferme ! Qu’il est grand et sage, Celui qui les a faites ! Nous pouvons bien, en les contemplant, dire avec le psalmiste : « Mon âme, bénis l’Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es merveilleusement grand, tu es revêtu de majesté et de magnificence ! … Que tes œuvres sont nombreuses, ô Éternel ! tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est pleine de tes richesses » (Psaumes 104:1, 24).

 

7                        Une création très bonne, mais gâtée par le péché

Lorsque le Créateur eut achevé son œuvre, de même qu’un ouvrier examine l’ouvrage qu’il a fait pour voir si rien ne manque, « Et Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon » (Gen. 1:31). Comment en eût-il été autrement ? Un Ouvrier divin ne saurait rien faire d’imparfait. Mais cette œuvre très bonne a été gâtée et ruinée par le péché de l’homme pour qui elle avait été faite et qui a tout entraîné dans sa chute. Nous pouvons bien encore admirer la magnificence et les merveilles de la création, mais les traces du mal s’y font voir partout ; la douleur et la mort, la stérilité, les ronces, les épines et bien d’autre choses attestent la chute et, comme le dit l’apôtre Paul, « toute la création ensemble soupire » en attendant la délivrance de la corruption à laquelle elle est assujettie (Rom. 8:19-22).

 

8                        La création disparaîtra dans le feu

Que doit devenir cette création gâtée par le péché de l’homme ? Dieu veut-il la rétablir ? Une première fois, comme vous le savez mes chers lecteurs, la terre « était corrompue devant Dieu, et la terre était pleine de violence » (Gen. 6:5, 11 et 12), par le fait de l’homme, et fut détruite par les eaux du déluge. C’est ce que rappelle l’apôtre Pierre : « Par la parole de Dieu, des cieux subsistaient jadis, et une terre [tirée] des eaux et subsistant au milieu des eaux, par lesquelles le monde d’alors fut détruit, étant submergé par de l’eau » (2 Pi. 3:5-6) (voyez aussi Gen. 1:2, 6-10). Et vous savez aussi qu’après le déluge, sur une terre pour ainsi dire nouvelle, les hommes ne se sont pas montrés meilleurs. La parole de Dieu ne nous dit pas que le monde s’améliorera ; au contraire, le mal ira croissant. Qu’arrivera-t-il donc ? Le même apôtre le dit : « Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies…. Or le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; et, dans ce jour-là, les cieux passeront avec un bruit sifflant, et les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » (2 Pi. 3:7, 10).

Voilà la fin de cette création si belle au commencement, où tout était très bon, mais que les péchés des hommes et toutes leurs iniquités et leurs crimes ont souillée. Quand je dis cette création vous comprenez, mes chers lecteurs, que je ne parle que de ce qui nous est présenté dans le premier chapitre de la Genèse, depuis le verset 6. C’est la terre des versets 1 et 2, mais arrangée par la parole de Dieu pour être le domaine de l’homme, et ce qui se rattache immédiatement à cette terre, savoir le ciel atmosphérique où volent les oiseaux et dont il est parlé au verset 8. Puisque la terre doit disparaître avec toutes les œuvres du génie et de la science de l’homme, qu’avons-nous à faire ? Ah ! Mes chers lecteurs, il faut nous attacher à Dieu et à sa parole qui demeure éternellement et vivre en sainte conduite et piété.

 

9                        Il y aura une nouvelle Création

9.1   Un terrible jugement

Mais, chers lecteurs, la parole de Dieu ne reste pas sur cet effrayant et solennel tableau de la dissolution de toutes les choses qui nous entourent. Elle nous annonce une nouvelle création. Dans le merveilleux livre de l’Apocalypse, le dernier de la Bible, nous lisons : « Et je vis un grand trône blanc, et celui qui était assis dessus, de devant la face duquel la terre s’enfuit et le ciel ; et il ne fut pas trouvé de lieu pour eux » (Apoc. 20:11). L’apôtre Pierre nous dit comment aura lieu cette disparition du ciel et de la terre. Après cela, mes chers lecteurs, vient le redoutable jugement des morts, la destruction des impies (lisez le même chapitre versets 12 à 15). Qui est, demanderez-vous, Celui qui est assis sur le trône de jugement ? C’est Jésus, à qui le Père a donné toute autorité de juger, Jésus le Créateur, le Sauveur, mais aussi le Juge de ceux qui n’ont pas cru Dieu. Quel terrible moment pour eux. Il n’y a plus de salut possible. Ils sont jetés dans l’étang de feu et de soufre.

 

9.2   Toutes choses faites nouvelles

Mais, après cela, Celui qui était assis sur le trône dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles ». Et Jean vit « Et je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre ; car le premier ciel et la première terre s’en étaient allés, et la mer n’est plus. Et je vis la sainte cité, nouvelle Jérusalem, descendant du ciel d’auprès de Dieu, préparée comme une épouse ornée pour son mari. Et j’ouïs une grande voix venant du ciel, disant : Voici, l’habitation de Dieu est avec les hommes, et il habitera avec eux ; et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. Et [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux ; et la mort ne sera plus ; et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine, car les premières choses sont passées » (Apoc. 21:1-5). Et ce sera, mes chers lecteurs pour l’éternité. Les desseins éternels de Dieu seront accomplis. L’apôtre Pierre aussi, après avoir parlé de la destruction des cieux et de la terre d’à présent, dit : « Selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habite » (2 Pi. 3:13).

 

9.3   Ses habitants

Qu’elle sera belle cette nouvelle création ornée par la glorieuse, ravissante et éternelle présence du Dieu qui est lumière et amour, qui habitera avec les hommes sauvés et prendra son plaisir en eux ! Quels fleuves de félicité pure et permanente couleront dans l’âme des rachetés ! Qui ne voudrait pas habiter sur cette terre heureuse, sous le ciel semblable à celui d’un radieux matin ? (2 Sam. 23:4). Quels sont ceux qui jouiront de cet indicible bonheur ? Ce sont ceux qui, mes chers lecteurs, sur cette terre ont cru Dieu, ont été justifiés par la foi en Lui et ont été purifiés de leurs péchés par le sang de Jésus. Ceux-là appartiennent déjà à la nouvelle création, car il est dit : « En sorte que si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création ; les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » (2 Cor. 5:17). Le Seigneur les ressuscitera ou les changera afin que, dans des corps incorruptibles, ils puissent vivre éternellement avec leur Dieu. Quelle perspective glorieuse ! À qui les saints devront-ils cette place bénie sur cette scène de bonheur ? À « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1:29), et qui pour cela a été immolé (Apoc. 5:6:9). Que le nom du Seigneur Jésus soit béni !

J’espère, mes chers lecteurs, que nous nous retrouverons tous sur cette nouvelle terre et sous ce nouveau ciel pour y adorer Dieu et y chanter les louanges de l’Agneau.