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GARDER SES COMMANDEMENTS

 

 

André Gibert

 

Table des matières :

1     Adam en Éden

2     Avant Sinaï

3     Sinaï

4     Le royaume

5     La famille du Père

 

 

ME 1960 p. 123

 

L’obéissance est le propre de la foi. «Par la foi Abraham étant appelé obéit». Le croyant trouve sa sécurité et sa joie à obéir, mais il lui faut pour cela avoir saisi que ce que Dieu commande procède de sa bonté. Dieu donne avant de demander. Il a béni le genre humain en le créant et lui a donné aussitôt le premier en date de tous les commandements, et il a agi de même envers Noé et ses fils après le déluge en renouvelant la même prescription (Genèse 1:28 ; 9:1). Dieu offre la bénédiction, fait des promesses, et l’homme n’a qu’à obéir à la parole de ce Dieu de bonté. «Crains Dieu et garde ses commandements, car c’est là le tout de l’homme» (Eccl. 13:13). Il en est ainsi dans tous les temps.

 

1                    Adam en Éden

Adam a d’abord été placé dans le lieu de délices, il en a été chassé comme désobéissant et ses enfants portent ce caractère d’enfants de désobéissance. Ceux que la grâce sauve par la foi sont appelés à vivre en écoutant la volonté de Dieu et en s’y conformant. Faire autrement est du vieil homme. La foi qui n’agit pas est morte : nous vivons par la foi et la foi se montre vivante en nous par l’obéissance.

D’autre part cette grâce de Dieu s’est révélée d’une manière toujours plus étendue à mesure que l’homme montrait davantage ce qu’il est, et, loin d’abaisser le niveau de l’obéissance pour s’adapter à la faiblesse humaine, elle a, au contraire, proposé à la foi un modèle plus élevé à mesure que Dieu se donnait à connaître davantage.

 

2                    Avant Sinaï

Avant Sinaï, c’est comme à un peuple racheté que l’obéissance de la foi a été demandée à Israël aussitôt après sa sortie d’Égypte. Au cours des trois mois avant Sinaï, quand il est dans le désert l’objet des soins de la grâce divine sans conditions, Dieu lui parle à plusieurs reprises de ses commandements et de ses statuts qu’il devait garder (Exode 15:25, 26 ; 16:4, 28). Il en parle comme découlant naturellement de ce qu’Il avait fait et continuait de faire dans sa bonté à l’égard de ce peuple. Il s’était montré son Sauveur, puissant et fidèle pour tenir les promesses faites aux pères. Il était «l’Éternel qui le guérissait». Il l’avait mis à l’abri des plaies dont l’Égypte avait été frappée. Et maintenant, quand le peuple éprouvé murmurait dans le désert, Il lui répondait non par des jugements mais par de nouveaux actes de puissance et de libéralité : le bois adoucissait les eaux amères, la manne et les cailles étaient données, l’eau coulait du rocher en Rephidim, Amalek était vaincu. Tout cela était propre à parler aux Israélite. Entre les mains d’un tel protecteur, d’un tel bienfaiteur, la seule chose pour eux était de se remettre totalement à ses soins. Obéir devait être non une peine mais une félicité. Les commandements de Celui dont Israël avait dit : «Il est ma force et mon cantique, et il a été mon salut», n’allaient-ils pas lui assurer une marche triomphante ?

La bonté de Dieu d’abord, et ensuite la reconnaissance et l’obéissance confiante des objets de cette bonté : Hélas, cet ordre naturel des choses est toujours contredit par le coeur humain qui est inimitié contre Dieu, et qui répond à son amour par la défiance. «Ils ne savaient pas que je les guérissais», dira l’Éternel (Osée 11:3). Il agissait avec la tendresse et la patience d’un père, et avec les ressources du Tout-puissant. Les commandements auxquels Il les aurait soumis se ramenaient à ceci qu’Israël n’avait qu’à se laisser conduire, nourrir et protéger à travers le désert, jusqu’en Canaan. Mais cela même constituait une mise à l’épreuve, préliminaire à l’alliance conditionnelle et à la loi qui allait conditionner cette alliance (15:26 ; 16:4). Dans ces jours-là l’expérience de ce qu’est l’homme a été faite par la grâce avant de l’être par la loi.

En voici la preuve frappante. Un commandement précis est donné en Exode 16, commandement qui sera repris dans la loi de Sinaï, mais qui est donné là, avant Sinaï, non point comme une condition préalable à la bénédiction mais comme une précieuse faveur. Il s’agit d’observer le sabbat, le repos du septième jour. Quel commandement béni ! Si une ordonnance ne devait pas être pénible, c’était bien celle-là, puisqu’il s’agissait d’entrer dans le repos même de Dieu. C’est un pur don de grâce : «L’Éternel vous a donné le sabbat» (v. 29). Le coeur est mis face à la bonté de Dieu, pour qu’on voie, dit l’Éternel, «si le peuple marchera dans ma loi ou non». Mais l’expérience montre aussitôt l’état du coeur incrédule et Dieu doit dire : «Jusques à quand refuserez-vous de garder mes commandements et mes lois ?» Quelle loi ? la plus facile et la plus heureuse à garder !

La démonstration était ainsi faite que ce peuple était incapable de garder quelque loi que ce fût. Sans doute, il y aurait chez lui, comme il y a toujours eu, des individus fidèles — encore que jamais de façon totale — mais ces fruits de la grâce divine ne feraient que souligner l’état de l’ensemble, en fait celui de toute l’humanité déchue.

Si Israël avait compris cela, jamais il n’aurait dit : «Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons». Il a fermé les yeux sur cette expérience préliminaire décisive, et en réalité il a refusé le régime de la grâce pour se placer sous celui de l’alliance conditionnelle parce qu’il s’est estimé capable de garder la loi.

Heureusement l’alliance bilatérale conclue à Sinaï n’annule pas les promesses antérieures, unilatérales, de Dieu (Gal. 3:17). Sans quoi Israël, et toute l’humanité avec lui, était perdu sans espoir, comme allait le démontrer l’expérience de la loi de Sinaï.

 

3                    Sinaï

Qu’aurait donc dû faire ce peuple ? Simplement reconnaître son état, et dire : Éternel, donne-nous, toi, un coeur qui écoute, écris sur nos coeurs tes saints commandements, brise notre volonté mauvaise, et ne fais pas dépendre notre bénédiction d’une fidélité dont nous sommes manifestement incapables ! Ils auraient dû confesser : Nous nous sommes déjà montrés inaptes à garder une alliance, nous ne pouvons passer un contrat avec toi, nous nous remettons à ta seule grâce, sois seul garant d’une alliance avec nous. — Cette contrition et ce jugement d’eux-mêmes eussent été leur salut. Mais le coeur humain n’est pas seulement ingrat et désobéissant, il est orgueilleux et prétentieux. «Tout le peuple ensemble répondit et dit : Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons» (Ex. 19:8 ; 24:3, 7 ; Deut. 5:27). Tel est l’homme, et dans ce qu’il a probablement de plus haïssable, savoir l’homme religieux, qui s’estime capable de traiter avec Dieu, comme s’il pouvait s’égaler à Lui.

Aberration d’autant plus significative que Dieu, au moment où Il allait proposer l’alliance de la loi, s’était adressé à Israël en rappelant ce qu’Il est en grâce : «Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle, et vous ai amenés à moi» (19:4). Et Il avait exposé comme jamais jusqu’alors le propos de son coeur, qui était de leur conférer cet immense privilège d’être son peuple, «un royaume de sacrificateurs, une nation sainte» (v. 6). S’ils s’étaient tant soit peu connus, ils n’auraient pas accepté cela sous condition, ils se seraient écriés : Ne change rien à ta manière d’agir envers nous, garde-nous où tu nous as amenés, et que cela ne tienne qu’à toi ; nous ne pouvons, nous, que manquer. Fais de nous ton peuple, comme tu le désires, une nation sainte de sacrificateurs, mais fais-le toi seul.

Or, même placés comme ils le sont ensuite devant les tonnerres de Sinaï publiant ce qu’est le Dieu de jugement, ils affirment leur prétention à faire ce qu’ils avaient déjà prouvé ne pouvoir faire. Ils tremblent — «tout le peuple qui était dans le camp trembla» — mais, si épouvantés qu’ils soient, ils ne rentrent pas en eux-mêmes.

La suite a montré ce que valait leur propre confiance. Cette loi qui assurait la vie à qui l’observerait se retourne contre eux et les condamne. Le péché devient transgression. Le veau d’or inaugure l’histoire du peuple de cou roide, aussi obstiné dans sa désobéissance que Dieu se montrera constant dans sa fidélité et dans sa patience. Les quarante ans dans le désert dérouleront cette double démonstration : Dieu y fait passer Israël afin de l’humilier, pour connaître ce qui était dans son coeur, s’il garderait ses commandements ou non, — mais la fidélité de Celui qui fait vivre non de pain seulement mais de sa parole (Deut. 8) s’y montre sans cesse. Et ensuite, dans le pays, les rébellions se multiplient, et l’idolâtrie, comme se multiplient les appels de Dieu, ses avertissements, son support, ses châtiments puis ses délivrances. Mais «l’Éternel ne vous a pas donné un coeur pour connaître» (Deut. 29:4) : les commandements, même quand on y revient après des périodes d’infidélité ouverte suivie de châtiments purificateurs, ne sont observés que de façon extérieure, le coeur restant éloigné de Dieu.

C’est ce qui est pleinement mis en lumière lorsque, «à la fin de ces jours-là, Dieu a parlé dans le Fils», et que «la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ».

 

4                    Le royaume

Jésus n’est pas venu pour abolir ce que Dieu avait dit dans «ces jours-là» (Héb. 1:2), — sous prétexte que l’homme n’avait pas écouté, — ni annuler les «commandements» précédents (Héb. 7:18) parce qu’il ne les avait pas exécutés. Il est venu non pour abolir mais pour accomplir la loi en dépassant les commandements de Moïse. Son enseignement donne les commandements de ce royaume de Dieu qui s’était approché dans sa personne : comment eût-il été permis aux sujets d’un tel royaume de désobéir ? Bien au contraire, il leur est demandé plus que la loi de Sinaï n’exigeait. Pourquoi ? Parce que le Roi était là, selon la fidélité de Dieu.

Plus exactement, Jésus, reprenant l’essence même de la loi de Moïse — les deux commandements d’aimer Dieu et d’aimer son prochain — met en relief cette somme de la loi. Il va au delà de sa lettre  — qui pourtant ne passera pas — pour en requérir l’esprit. Le royaume est mis en opposition avec l’esprit du monde religieux se glorifiant des formes. Les commandements sont rappelés mais Celui qui les avait donnés est là qui déclare : «Mais moi je vous dis...» Autrement dit, une observation extérieure de la loi, même aussi pointilleuse que celle dont se prévalaient les pharisiens, aboutit à en violer le sens profond, et elle n’est plus supportée. Il en est ainsi parce que Jésus apporte la grâce et la vérité, qu’il vient offrir l’accomplissement des promesses divines, — Dieu se montre toujours plus grand en bonté dans ses révélations successives mais cette bonté n’est point faiblesse. Le royaume de Dieu est là dans le Messie même, c’est pourquoi Jésus demande plus que Moïse. «Soyez parfaits, dit-il, comme votre Père céleste est parfait».

Hélas, l’homme n’est pas devenu plus propre à obéir ! Le jeune homme riche demande que faire pour avoir la vie, Jésus lui dit de garder les commandements qu’il avait appris et, quand il répond les avoir gardés dès sa jeunesse, Jésus en quelques mots manifeste qu’il avait observé la lettre mais non l’esprit. Alors le jeune homme recule devant une exigence plus totale que tout ce que les docteurs de la loi ne lui avaient appris, mais qui venait de ce qu’il y avait un Messie rejeté à suivre. Il était l’esclave de ses richesses, et la loi royale réclame des hommes libres. Elle sera accomplie plus tard quand, Dieu ne la faisant pas seulement entendre mais l’écrivant sur les coeurs, les hommes seront gouvernés non par leurs propres pensées mais par celles de Dieu ; ils seront soustraits à toute autre influence, Dieu sera craint.

 

5                    La famille du Père

Or, en attendant que la «bonté de Dieu qui demeure à toujours» (Ps. 136 ; etc.) soit célébrée comme elle doit l’être, et sa volonté faite sur la terre comme au ciel, le «Crains Dieu et garde ses commandements» qui n’a cessé d’être «le tout de l’homme» (Eccl. 12:13) est porté, dans la dispensation présente, à un niveau plus élevé encore, correspondant à un déploiement plus magnifique de la puissance de Dieu en grâce.

La grâce a surabondé où le péché avait abondé. Le coeur humain ne s’est jamais montré plus ennemi de Dieu que mis en présence de Celui qui parlait comme jamais aucun homme ne parla. Christ a été rejeté. «Ils ont vu et haï et moi et mon Père». Mais c’est alors aussi que Dieu, par l’oeuvre de la croix, nous a délivrés non plus seulement d’un joug terrestre mais de notre condition de péché.

L’Évangile est proclamé. Tout y est de Dieu. Il est «la puissance de Dieu en salut à quiconque croit» (Rom. 1:16). Nous sommes déliés de la condamnation de la loi, — et de toute loi faisant de nos oeuvres la condition de notre salut, — et cela par la mort de Christ. Rien ne dit davantage notre état moral sans remède, rien non plus ne fait davantage éclater la grâce de Dieu. Le croyant pour qui Christ est mort mais qui est mort avec Lui, reçoit une vie nouvelle et devient enfant de Dieu, non «plus esclave, mais fils» (Gal. 4:6). «Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant» (Gal. 5:1), non seulement du joug de Satan, et des exigences de la, loi, mais de nous-mêmes.

Aussi ne sommes-nous pas laissés à notre volonté, celle de notre coeur naturel dont l’égarement et la traîtrise ne sont plus à démontrer. Nous sommes amenés à connaître la volonté de Dieu, sous une forme nouvelle, la plus exigeante et la plus précieuse à la fois, — la volonté d’un Père. La mesure de l’obéissance est Jésus, qui a marché ici-bas comme le Fils Bien-aimé du Père, et le modèle est Dieu lui-même (Éph. 5:1).

Le secret n’est pas nouveau, la loi de Moïse l’impliquait, c’est l’amour. Mais, alors que la loi de Sinaï commandait d’aimer sans en rendre l’homme capable, et que la loi du royaume étend le champ de cet amour jusqu’aux ennemis sans donner à l’homme plus de possibilité, voici que «l’amour de Dieu est versé dans nos coeurs par l’Esprit qui nous a été donné», et que «nous aimons parce que Lui nous aima, le premier». Désormais garder les commandements, aimer Dieu et aimer les enfants de Dieu vont ensemble (1 Jean 5:1-3). Les commandements ne sont pas pénibles au nouvel homme : ce sont ceux de l’amour, et une puissance victorieuse du monde est assurée à la foi (1 Jean 5:4, 5).

C’est là l’obéissance dans la famille du Père. Les enseignements que Jésus donne aux siens le soir où Il va les quitter en sont remplis ; les commandements» y tiennent une grande place. «Si vous m’aimez gardez mes commandements... Celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui-là qui m’aime... Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles...» (Jean 14:15, 21, 23, 24). L’amour donc se démontre par l’obéissance, et Jésus résume tout en un commandement unique : «Que vous vous aimiez les uns les autres»... (Jean 13:34).

La bénédiction est encore et toujours liée à l’obéissance ici-bas, mais notre obéissance ne saurait être celle d’un peuple aveugle et présomptueux qui répondait aussi bien aux terreurs de Sinaï qu’à la promesse d’être le peuple de Dieu par l’engagement qu’il ne pouvait tenir. Nous sommes venus, nous, à la montagne (Héb. 12:18, 22) où la grâce s’unit à la sainteté, pour écouter et obéir en tant qu’«élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissanee et l’aspersion du sang de Jésus Christ» (1 Pierre 1:2).

Cette obéissance ne se limite pas à l’observation de commandements formels, si importants qu’ils soient à leur place, elle s’accomplit dans la connaissance de la volonté divine par un entendement renouvelé guidant les impulsions d’un coeur dans lequel l’amour est versé (Romains 12:2). Il s’agit de «garder la Parole» en étant occupé de Celui qui est la Parole devenue chair, et qui a glorifié Dieu par son obéissance sans défaut. C’est là la «loi de la liberté» de l’épître de Jacques, aussi bien que l’amour somme et accomplissement de la loi de Romains 13:8, 10 et de Galates 5:14.

Cette obéissance enfin non seulement n’est point une contrainte, mais un privilège, une grâce. Elle fait corps avec notre salut, non pour l’obtenir (sinon en ceci que croire l’Évangile du salut c’est obéir à cet Évangile) mais pour en vivre. Il faut prendre le joug, mais de Celui qui donne le repos et dont le joug est aisé. Quoi de plus délicieux que de faire la volonté de quelqu’un qui nous aime et que nous aimons ? C’est le bonheur du nouvel homme, sa paix — «il n’y a pas de crainte dans l’amour» — et sa sauvegarde : «Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et il n’y a point en lui d’occasion de chute» (1 Jean 2:10).

Nous sommes là tout à l’opposé d’un esprit légal, fait de confiance en soi-même, autrement dit d’ignorance de son incapacité. Un tel esprit méconnaît la vraie volonté du Père, même quand il estime avoir gardé ses commandements, et cela parce qu’il connaît imparfaitement l’amour du Père, si même il en connaît quelque chose. C’est ce qu’illustre le fils aîné de Luc 15.

 

«Crains Dieu, et garde ses commandements, car c’est là le tout de l’homme». L’application de ce principe permanent au niveau du christianisme, c’est-à-dire de la famille du Père ici-bas, c’est «Par ceci nous savons que nous le connaissons, savoir si nous gardons ses commandements... Quiconque garde sa parole, en lui l’amour de Dieu est véritablement consommé : par cela nous savons que nous sommes en Lui. Celui qui dit demeurer en Lui, doit lui-même aussi marcher comme Lui a marché» (1 Jean 2:3-6). Rien de plus encourageant que ce langage : il nous est tenu parce que «nous sommes maintenant enfants de Dieu». «Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu». Ayons donc à coeur cette pratique de la justice et de l’amour par laquelle «sont rendus manifestes les enfants de Dieu» (1 Jean 3:1, 2, 10).